(BnF Gallica J. Charlemont. L'Art de la boxe française et de la canne... Préface du Dr Fernand Lagrange. Ire édition Source gallica.bnf.fr/ Bibliothèque nationale de France (BnF Gallica Charlemont, Joseph (1839-1914).]. Charlemont. L'Art de la boxe française et de la canne... Préface du Dr Fernand Lagrange. Ire édition. 1899. 1 Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart des reproductions numériques d'oeuvres tombées dans le domaine public provenant des collections de la BnF. Leur réutilisation s'inscrit dans le cadre de la loi n°78-753 du 17 juillet La réutilisation non commerciale de ces contenus est libre et gratuite dans le respect de la législation en vigueur et notamment du maintien de la mention de source. La réutilisation commerciale de ces contenus est payante et fait l'objet d'une licence. Est entendue par réutilisation commerciale la revente de contenus sous forme de produits élaborés ou de fourniture de service. 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Source gallica.bnf.fr Bibliothèque nationale de France ibt, î t h t J î I i t U t r .r i é É f A I I iot^ 7 I J. CHARLEMONT DE LA i ET DE LA CANNE A Nouveau Traité Théorique et Pratique Préface dc Docteur Fernand LAGRAKGE Laiiri^at Je nmiittit (Académie des Sciences) et de rAcaJèmîe de McJccîne Ln boxe française est une science profonde qui exige beaucoup Je sang-froid^ Je calcul, J'agîlîté^ de Jorce* Ces| le plus beau Jcvcloppemcnt Je la vigueur humaine, une lutîe sans autres armes que les armes ndiiifeiles où Ton iic peut Cire pris au dépourvu, Théophile Gautier. Ce livre nVst quhui canevas sur lequel le pro fesseur peut broder h rinlîiiî, exercer son initia tive, et donner libre cours h son intelligence. L'Auteuk, Kf \fîl‘-ftF I DlTîO P A R I s A l’académie de boxe, 24, RÜE DES MARTYRS ]>K LA FRANÇAISE F.T DE I.A CANNE Tous droiis de traduction et de reproduction réserircs. Déposé coufonuétneul à la Un. Tout cxempiaire authentique porte la griffe de rauieu Il II CIC tiré Je cette édition 2,000 excmplairus sur papier de grand luxe; 25 exemplaires sur papier du lapon^ numérotés l J, CHARLEMÜNT JI s J. CHARLEMONT DE I,A Préface du Docteur Fernand LAGRANGE Laur^üt (Je lli^stitut {Ac^dcraîe des Sctciices) et de l’Académie de Médecine L:i boxe franç^iîse est une science profonde qui exi^e heancoiipde sang-froid, de calcul, d'agilité, de force. C’^est le pltts beau développement de la vigueur humaine, nue lutte sans autres armes que les armes naturelles où l’on ne peut être pris au dépourvu. Théophile Gautjer^ Ce livre n’est qu’un canevas sur lequel le professenr peut broder à rinflnî, exercer son initia tive, et donner libre cours à sou imellîgenccL L’Auteur. PREMIÈRE ÉDITION PARIS A l’académie de boxe, 24, RÜE DES MARTYRS DE LA BOXE FRANÇAISE INTRODUCTION LE ROLE DE LA BOXE FRANÇAISE DANS l’hygiène ET l’ÈDUCATION PHYSIQUE Par NL le Docteur Fernand LAGRANGE Beaucoup de lecteurs, sans doute, vont être surpris de voir en tête d’un Traité de Boxe une préface signée d’un nom de médecin. C’est que la boxe française, tcilc que Charleniont Ta modifiée et la professe, n’esl pas seulement l’art de la défense person nelle c’est le plus hygiénique de tous les sports et c’est, de toutes les formes de la gymnastique, celle qui s’adapte le mieux à l’éducation physique du jeune homme et de l’enfant, celle qui développe le plus régulièrement toutes les parties du corps humain, qui perfectionne le plus sûrement toutes les aptitudes physiques. Mais voilà une affirmation qui va susciter, sans aucun doute, des réclamations passionnées parmi les hommes de sport. Cha cun de nous a son exercice de prédilection c’est celui dans lequel il réussit le mieux. Et chez tout homme adonné à son sport favori, le bien-être physique que procure toujours un exercice quel qu’il soit quand il a produit l’état d’entrainement, le double d’une satisfaction d’un autre ordre qui est le plaisir d’y exceller. L’exercice où l’on excelle est donc, naturellement, celui qu’on préfère et qu’on vante. Or, l’exercice dans lequel on excelle est celui pour lequel on a le plus d’aptitudes naturell es* Si, donc, nous nous en tenions à ces iirgunienîs de pur LA BOXE ERANÇAISE sentiment, nous serions amenés :i cultiver et à développer tout spécialement les aptitudes que la nature a fait prédominer en nous, c’est-à-dire celles qui n’ont nullement besoin d’être per fectionnées et à laisser dans leur état d’infériorité native celles dont nous sommes moins bien pourvus. Cette manière de pro céder serait peut-être logique, en se plaçant à l’unique point de vue du sport, quand il s’agit de surpasser un concurrent dans un exercice spécial. Elle est absurde quand on sc place au point de vue de l’hygiéne qui recherche le parfait équilibre des fonc tions vitales, ou au point de vue de l’éducation physique qui doit viser le développement harmonieux de toutes les aptitudes physiques et non la prédominance de rmie d’elles. Qiit dît pré dominance d’une aptitude spéciale dit infériorité relative des autres aptitudes, et par conséquent défaut d’équiUbre dans l’en semble du type humain. Et il ne faut pas oublier que le déveioppement d’une aptitude est en proportion du développement de l’organe correspondant. L’homme plus fort des bras que des jambes est en réalité celui dont les jambes sont trop faibles et trop peu déve loppées, par rapport aux bras. C’est un corps mal équilibré. Celui-là aura peut-être avantage, pour briller dans uii con cours de gymnastique, à porter à l’extrême le développement de cette force locale; mais il ne fera ainsi qu’augmenter encore le délaut d’harmonie qui existe entre les membres inférieurs et les membres supérieurs, et rendre plus apparente rinsuffisance des jambes. Qiiand nous voyons, dans les cirques, ces spécialistes du tra pèze qui passent leur vie, suspendus par les mains, à exercer constamment la partie supérieure du corps sans Liirc travailler jamais les membres inférieurs, l’idée qui nous vient n’est pas d’admirer combien leurs bras sont gros mais plutôt de regretter que leurs jambes soient si grêles. Si donc on veut faire des hommes bien bâtis et bien équili brés et non des spécialistes professionnels, il faut donner à chaque partie du corps d’autant plus de travail qu’elle est plus faible. Et de même il faut chercher à rétablir l’équilibre entre PRKIWCE les diverses aptitudes que l’exercice met en jeu prescrire des exercices de vitesse plutôt que des exercices de force, citez les hommes à muscles vigoureux mais à formes massives imposer au contraire des efforts musculaires progressivement augmentés chez les hommes agiles mais peu musclés et exercer enfin, aux exercices difficiles, ceux qui sont maladroits de leurs membres. Car le genre d’exercice dont chacun aurait le plus besoin pour perfectionner son éducation ph^'sique et régulariser la confor mation de son corps se trouve être justement celui auquel il aurait le moins d’aptitude et de penchant. Mais ce ne sont là que des considérations générales, tendant seulement à montrer le peu de cas qu’il faut faire des préfé rences personnelles dans le choix d’un exercice au point de vue de réducation physique et de rhvgiéne. En pratique et lorsqu’il s’agit d’un homme de constitution moyenne et de proportions régulières, le problème se réduit à développer également tous les muscles du corps et toutes les aptitudes physiques, de fitçon à eu accroître rénergîe sans détruire l’harmonie des proportions et des forces. L’exercice le plus favorable à ce développement régulier sera donc l’c-xercice le moins spécialf — j’entends celui qui tiendra le moins à localiser ses eiîcts sur une région limitée du corps, ou à mettre en jeu, à l’exclusion des autres, une aptitude parti culière, soit la force, soit l’agilité, soit l’adresse. — Or, à ce point de vue, la boxe française est le moins spécial de tous les exercices, car c’est celui qui tend le plus à faire participer au travail tous les muscles du corps et à développer simultané ment tomes les aptitudes physiques, sans qu’aucune soit parti culièrement visée an détriment des antres. Dans ce genre d’exercice, une part égale est faite au déve loppement de chaque muscle du corps, ainsi qu’au perfection nement de toutes les aptitudes physiques, la force, l’agilité, l’adresse. Pour boxer à la française il faut faire agir, aussi souvent la jambe que le bras, aussi énergiquement les parties gauches que les parties droites, et par conséquent exercer et développer également tous les membres et toutes les régions du corps. On sait aussi que le pied du boxeur doit porter ses coups lO LA BOXE ERAXÇAISE avec autant de vitesse que son poing, frapper avec la même précision, tromper les parades avec la même adresse. Mais l’éducation physique du boxeur ne se borne pas à ce développement des iorccs musculaires et à ce perfectionnement des mouvements. Il acquiert, par la pratique, d’autres qualités qui sont d’ordre intermédiaire entre les aptitudes physiques et les facultés intellectuelles par exemple, l’appréciation des dis tances, cette qualité qui résulte de rédiication de l’œil et grâce à laquelle le tireur sait choisir pour lancer son coup le moment même où l’adversaire se trouve à Juste portée. — On peut dire même, sans nulle exagération, qu’un assaut de boxe française comporte l’exercice incessant d’un certain ordre de facultés intellectuelles et non des moins élevées car chaque coup de poing ou de pied doit être précédé d’un raisonnement qui en calcule ropportuiiité, et d’un jugement, rapide comme l’éclair, qui en décide l’exécution. Il faut pénétrer l’intention de l’adver saire pour la déjouer; calculer, d’après le tempérament qu’on lui reconnaît, le degré d’habileté ou de finesse qu’on lui sup pose, la probabilité de telle ou telle attaque, la possibilité d’y opposer telle ou telle parade, d’y répondre par telle ou telle riposte. — Et notci; qu’attaques, parades et ripostes peuvent se faire au moyen de quatre armes diflérentes les deux pieds et les deux mains ! On le voit, il n’est aucune partie du corps, aucune aptitude physique et même aucune faculté intellectuelle qui ne soit bien mise en jeu — et par conséquent exercée — chez l’homme qui SC livre à un assaut de boxe française. Et l’on peut dire, appuyé sur des arguments raisonnés et non plus sur des préférences individuelles, que cet exercice est le meilleur de tous au point de vue de réducation physique. Si on veut pousser un peu plus loin l’analyse des mous'cmcnts de la boxe française, on va voir que ce genre de sport n’est pas seulement apte à assurer le développement régulier des forces du corps et le perfectionnement des facultés physiques. ,\ucun autre exercice ne répond mieux aux exigences de riiygiène générale et surtout à celles de l’hygiène spéciale de l’enfant qui grandit. En effet, une courte excursion dans le domaine de la physiologie va nous montrer combien, pendant la période de la croissance, il importe de choisir un exercice qui répartisse également le travail dans tous les muscles, comme le fait la boxe française, de préférence à ceux qui le localisent plus spé cialement dans une moitié latérale du corps, comme l’escrime, ou dans la moitié supérieure du corps, comme les agrès de gymnastique. Chez l’enfant qui grandit, il est de la dernière importance d’éviter toutes les conditions qui peuvent favoriser la prédomi nance d’un groupe de muscles sur les autres groupes; car cette prédominance serait une condition capable de provoquer, ou tout au moins de firvoriser, les (iêformatîons ihi corps. Non seule ment l’inégalité du développement des muscles peut troubler l’harmonie des proportions, mais encore l’inégale distribution des forces musculaires peut causer des attitudes vicieuses et des déviations de la taille. Si la colonne vertébrale d’un homme debout garde une direction parfaitement verticale, c’est grâce à l’égalité des forces qui agissent sur elle en sens inverse. On peut comparer la colonne vertébrale à un mai planté debout et maintenu en place par un système de cordages symé triques qui partiraient de sa pointe pourallcr se fixer au soi; les uns vers la droite et les autres vers la gauche, comme font les haubans d’un navire. Si toutes les cordes sont également tendues, leur action se fait équilibre et le mat reste vertical; mais, si les cordes sont plus tendues à droite qu’à gauche, le màt penchera vers la droite, et inversement. De même la colonne vertébrale est maintenue dans son attitude correcte, grâce à régale tension des cordes fibreuses par lesquelles les muscles du dos symétri quement disposés viennent s’attacher à droite et à gauche des vertèbres. Et si la force des muscles droits devient supérieure à celle des muscles gauches, la colonne vertébrale s’inclinera vers le côté droit, comme le mal, tout à l’heure, penchait dans la direction des haubans trop tendus. — C’est celte déformation latérale de la taille, si commune dans l’âge de la croissance, qu’on appelle la scoUose. Tous les exercices qui donnent plus de travail (et par consé quent communiquent plus de vigueur) aux muscles d’un côté LA BOXE IKAXÇAISE qu’à ceux de l’autre favorisent la scoliose, en détruisant l’équi libre des forces auxquelles est dévolu le maintien de l’attitude verticale; et il y a malheureusement trop d’exercices, parmi ceux qu’on est habitué à choisir pour l’enfant, qui font tra vailler un seul côté du corps; laissant s’atrophier certains muscles pendant que les muscles d’action opposée s’hypertrophient. La boxe française est donc le type des exercices qui ne défor ment pas le corps. Mais on peut dire plus, c’est le type des exercices qui peuvent redresser la taille quand elle tend à se dévier c’est im exercice véritablement doué d’un effet orlhopéiliijiie positif. L’orthopédie, qui est l’art de redresser les déviations de la taille, ne sc borne pas, comme on le croit trop souvent, à appli quer des corsets et autres appareils de redressement mécanique. Elle emploie aussi et surtout des mouvements raisonnés, pour rétablir rilarmonie dans ractioii des muscles qui maintiennent la colonne vertébrale dans la direction normale. Parmi les exercices de la gymnastique orthopédique les plus propres à corriger les déviations de croissance, presque toujours produites par un vice habituel de la tenue, sont les exercices d*éq!ii}ibre et les exercices de soupîcsse. Les Suédois, nos maîtres en orthopédie, habituent les jeunes filles à marcher sur l’étroite arête d’une planche placée de champ; il les exercent aussi à courir sur la pointe des pieds, en portant sur la tête de légères corbeilles qui tomberaient au moindre déplacement du centre de gravité. Elles font ainsi l’éducation des muscles dorsaux qui s’habituent à agir ensemble dans une parfaite harmonie; les muscles du côté droit exerçant sur la vertèbre une action toujours égale à celle des muscles gauches qui lui font opposition. De ce parfait accord des forces antagonistes résulte la stabilité du centre de gravité grâce à la direction parfaitement verticale que prend la colonne vertébrale. Par la répétition fréquente de ces exercices, la jeune fille con serve, même au repos, l’attitude que ses muscles bien disci plinés sc sont habitués à donner aux vertèbres. Elle acquiert ainsi une taille droite et un maintien parfitit que les exercices de force ne pourraient lui donner comme ces exercices d équi libre. Quant aux exercices de soulilesse, chacun a pu remarquer combien ils contribuent à donner au corps une tenue correcte et une tournure élégante. La souplesse de la taille est une condition sans laquelle le corps ne peut trouver rapidement son équilibre dans les divers changements de position qu’on lui hrit subir. Pour que la direction de la colonne vertébrale soit parfaitement correcte dans toutes les attitudes du corps, il faut que les ver tèbres puissent glisser les unes sur les autres avec facilité dans toutes les directions c’est pourquoi la souplesse se développe à l’extrémc dans les exercices où le buste doit à chaque instant se déplacer avec rapidité en avant ou en aj i iére, vers la droite ou vers la gauche, sans jamais perdre son aplomb. En orthopédie le premier temps du trairetnent des déviations de la taille consiste à mobiliser les vertèbres du dos et des reîns, toujours raidies et à demi ankylosées chez les sujets déviés. On ne peut les redresser sans avoir produit cet assouplissement préalable. Telle est l’importance, en orthopédie, des exercices d’équi libre et des exercices de souplesse. Or la souplesse et l’équilibre sont les deux qualités que déve loppe au plus haut degré la boxe fraiii^aise. fl suffit de parcourir le beau livre de Chariemont, et même simplement d’en regarder les planches, pour voir à quel point la faculté de garder l’équilibre doit SC développer en boxant. Impossible de donner un coup de pied sans déplacer le centre de gravité du corps. 11 faut, avec la rapidité de l’éclair, assurer sou aplomb sur une seule jambe, pendant que l’autre fouette le coup de pied horizontal à hauteur de poitrine, lance à hauteur de tête le coup de pied de figure ou détache à longue portée le coup de pied bas Quant à la souplesse, c’est la qualité maîtresse des tireurs qui excellent dans le coup de pîcd. Si la perfection de l’équilibre est indispensable à l’homme qui doit chercher son aplomb d’une jambe à l’autre en déplaçant rapidement le centre de gravité du corps, la souplesse parfaite des ligaments vertébraux est indis pensable aux déplacements très étendus du buste sans lesquels H les coups (le pied ne pourraient arriver à la hauteur voulue. Tous les coups de pied (à Texception du coup de pied et bas et du coup de pied K direct »), se donnent par l’écartement latéral du membre inférieur, ou, suivant l'expression physiologique, par un mouvement d^abdudioii. Or le mouvement d’abduction de la cuisse est naturellement très peu étendu. S’il était strictement localisé dans l’articulation de la hanche, les autres articulations restant immobiles, le pied ne dépasserait pas le genou de l’adversaire et nous savons que le tireur doit pouvoir porter le pied à hauteur de figure. Si le coup arrive à hauteur voulue, c’est que les articulations du bassin avec les vertèbres et celles des vertèbres entre elles permettent, grâce à leur souplesse, de décupler l’étendue du mouvement. Aussi voit-on, quand le coup se détache, les reins se creuser et se ployer, le tronc s’infléchir et sc courber en arc, afin de permettre au bassin d’accompagner la cuisse et la jambe, et de décupler ainsi ramplitudc du niouvement. Pour se rendre compte du degré de souplesse que peut déve lopper la boxe bien laite, il faut comparer un boxeur profes sionnel avec un homme du même âge il faut voir Charlemont père, qui touche aujourd’hui à la soixantaine, passer la jambe par dessus la tête d’un adversaire plus grand que lui, et, trom pant sa parade, venir le toucher à la poitrine avec amant de délicatesse qu’un maître d’armes qui place son coup de bouton, après avoir trompé un contre. Mais la boxe française n’est pas seulement utile au dévelop pement de la souplesse et de l’équilibre, à rhygicne de la crois sance et an redressement de la taille. A ctVlé de ces bénéfices, utiles surtout pour les enfants et les jeunes gens, cct exercice en apporte d’autres qui sont précieux pour l’homme fait et même pour l’homme mûr. De trente à cinquante ans, chez l’homme à vie sédentaire, homme de bureau ou homme de plaisir, les troubles les plus IS frequents de la santé dus au manque d’exercice sont des troubles de la digestion défaut d’appétit, atonie de l’estomac et des intestins, ballonnement, lenteur des fonctions digestives, avec tout le cortège des congestions, lourdeurs de tête et ver tiges qui en sont la conséquence. Parmi les facteurs de ces troubles digestifs, il faut noter en première ligne le déiaut d’ac tion des muscles abdominaux, muscles qui forment les parois du ventre en avant, et qui doublent, en arrière, la cavité où sont renfermés l’estomac, les intestins et le foie. La nature a prévu et pour ainsi dire escompté l’action de ces muscles ils sont les auxiliaires d’une série d’autres muscles plus petits et plus taibles non soumis à la volonté et qui entrent dans la structure intime des parois du canal où cheminent les aliments. II y a, dans la digestion, des actes chimiques qui transforment les matières ingérées dans l’estomac en principes assimilables; mais il y a aussi, dans cette fonction, des actes mécanùjites de la plus haute importance. Les aliments doivent être soumis, par les libres musculaires de l’intestin, à une sorte de pétrissage qui les im prègne des sucs sécrétés par les glandes et à une poussée éner gique qui leur fait franchir dans le temps voulu les diverses étapes de leur trajet. Il iaut que, dans ce travail, les muscles intestinaux soient secondés par l’action des mouvements abdo minaux. Et c’est en cela que les hommes adonnés à de durs travaux, ceux qui manient la pioche ou le marteau, ceux qui se baissent et se relèvent cent fois par heure pour soulever et dé placer des fardeaux, tous ces hommes qui gagnent si pénible ment leur nourriture, la digèrent du moins avec une extrême hicilité pendant que riiomme oisif, sur les sièges moelleux de son cercle, ou l’employé de bureau sur son rond-de-cuir a se sentent alourdis pendant des heures par leur diuer qui ne passe pas Et notons qu’un exercice banal, comme la marche, ne suffit pas toujours pour faire cheminer, avec la régularité voulue, le bol alimentaire qui s’attarde sur l’estomac. La marche ne met pas en œuvre les muscles abdominaux. Ceux-ci n’entrent en jeu que dans les mouvements où le tronc se Iléclùt, comme chez le forgeron qui bat le fer, ou bien tourne sur lui-même comme chez i6 LA BOXE PRAKÇAISK le faucheur; ou, encore, dans ceux où les genoux s’élèvent en se rapprochant de la poitrine, dans ceux où les reins se ploient de côté pour rapprocher la poitrine de la hanche; dans ceux, en un mot, qui fléchissent la colonne vertébrale ou qui la font tourner sur son axe, car ces mouvements de pexion et de rotation sont provoqués par l’action des muscles abdominaux. Et ce n’est pas seulement pendant la durée de l’exercice que ces mouvements favorisent la digestion. Même au repos, les muscles abdominaux ont un rôle considérable dans la fonction digestive, par le soutien qu’ils fournissent à la masse de vis cères, par la compression que leur élasticité fait subir aux gaz dont rexpansion exagérée ballonnerait a l’estomac et l’intestin. En disposant autour des intestins ces larges muscles qui les enserrent, la nature a a’OliIu créer un moyen de fixation et de soutien, une sorte de ceinture élastique, autrement efficace que les tissus caoutchoutés par lesquels on cherche à y suppléer quand les muscles ont perdu leur force et leur ressort, chez les malades atteints d’(7/oi?ie musculaire de l’abdomen. Le défaut de fermeté des muscles qui soutiennent le ventre permet aux gaz intestinaux de forcer la résistance des parois du canal digestif, de distendre et de dilater l’estomac et l’intestin. L’atonie de ces muscles permet en outre à la lourde niasse des viscères de se déplacer au moindre mouvement, de tirailler les ligaments aux quels elle est suspendue d’où mille sensations pénibles qui retcnlis.sent sur le système nerveux pour provoquer la neuras thénie; d’où, aussi, mille obstacles apportés à la circulation régulière des aliments dans un canal que ces déplacements anormaux peuvent couder ou tordre sur lui-même, comme l’a si bien exposé mon confrère et ami le docteur Glénard, en dé crivant la maladie qu’il a nommée renièroplôse, c’est-à-dire le déplacement et la descente des organes digestifs. Si donc, on veut conserver aux muscles du ventre la vigueur et la fermeté qui en font les auxiliaires indispensables de l’estomac et de rintestin; si, de plus, on veut leur donner la force de s’opposer au dépôt des éléments graisseux qui fout prendre du ventre aux hommes de vie sédentaire, à ceux dont, juste ment le ventre ne travaille jamais... que pour digérer, il faut K PRKFACE exercer ces muscles et leur donner un travail quotidien au moyen d’un exercice approprié. Or la boxe françaisCj plus que tout autre exercice, fait tra vailler les muscles abdominaux. Aussi bien pour le coup de pied que pour le coup de poing, autant pour esquiver le coup que pour le porter, la paroi de rabdomen travaille che:; le boxeur. Qiiand la jambe se lève, c’est un muscle latéral du ventre qui fait basculer le bassin et le place dans une position oblique, indispensable à la grande étendue du mouvement. De même, pour le coup de poing, ce sont les muscles abdominaux qui tra vaillent bien plus encore que ceux du bras. Chacun sait que, chez le boxeur, le bras est fouetté eu avant par l’épaule mais l’épaule elle-même est portée d’arrière en avant par un mouve ment de pivot qui fait tourner le thorax buste autour de l’axe vertical de la colonne vertébrale. Et c’est d’un muscle de l’abdo men, le graniï obîhjtie, que procède la force employée pour ce mouvement de rotation, sans lequel le coup de poing ne peut être porté à fond C’est du ventre et non des reins comme on le dit parfois à tort, que doit partir un coup de poing bien appliqué; et les muscles du ventre travaillent aussi pour lancer le coup de pied à hauteur voulue. Aussi la boxe française est-elle un exercice qui s’adapte aussi bien aux troubles de la santé les plus fréquents dans l’àge mûr qu’aux vices de développement les plus à redouter dans l’agc de la croissance. C’est, de plus, un exercice récréatif et relativement facile; facile au point de vue de l’efîort qu’il nécessite, car il ne s’agît jamais icî de mouvements athlétiques, chaque membre n’ayant à mouvoir que son propre poids et ne devant exécuter que les mouvements auxquels il est naturellement destiné facile encore — au moins si on le compare à d’autres genres d’escrime — dans la technique de ses mouvements. Si la pratique de l’assaut laisse au perfectionnement du tireur un champ infini, on peut dire, du moins, que les leçons en sont faciles à suivre pour un homme même lourd, même peu habile à se servir de scs membres, eût-il atteint les limites de l’âge mûr. Et, même dans P LA HOXE FRAÎJÇAISK la simple leçon où l’on se borne à exécuter conventionnellement les divers mouvements et les diverses phrases de la boxe fran çaise, on trouvera un intérêt suffisant pour que cet exercice puisse devenir une distraction. Tels sont donc les arguments rationnels qu’on peut tirer de l’analyse scientifique de la boxe française pour en établir la valeur au double point de vue de l’éducation physique et de l’hygiénc. Et l’on voit que bien des raisons valables nous auto^ risent à proclamer la supériorité de cet exercice sur la plupart des autres exercices de sport. Docteur I'ernand O PKHFACH DE LAUTEUR La boxe existe depuis le cominenceiuent des siècles, sous plusieurs formes différentes. Les Grecs, les premiers, eu lîrent un exercice qu’iLs nommaient Piigîlal Ils le Liisaicnt figurer dans leurs jeux et dans leurs fêtes. C’était le combat à coups de poing. Ils le pratiquaient les mains garnies d’un gantelet formé de lanières de cuir, qui était parfois garni de lames de métal, en fer ou en plomb; oti le nommait le Geste Il y eut souvent des combats terribles dans lesquels le vaincu trouvait parfois la mort et le vainqueur était plus ou moins mal traité. Les Grecs pratiquaient aussi un autre exercice le Pan crace c’était la lutte mêlée de pugilat. Les Anglais ont continué, en fait de pugilat, la tradition antique, et pratiquent encore aujourd’hui ce qu’oir appelle la Boxe anglaise (RnglislvBoxing) c’est le combat à coups de poing qui .sc fait de deux manières la première, que nous appelons assaut, est le Sparing-Boxing les mains sont garnies de gants de peau rembourrés de crin, La seconde est le combat A poings nus, qui fait souvent, presque toujours, l’objet de matches et de paris où d’énormes sommes d’argent sont engagées. C’est vers le quatorzième siècle que la boxe fut introduite en Angleterre. Elle s’y pratique beaucoup de nos jours comme pre mière manière et paraît vouloir entrer dans une nouvelle phase, comme éducation physique et exercice hygiénique quant aux combats A poings nus, ils devicmient de plus en plus rares. La boxe française vient A peine de naître clic u’a pas encore un siècle d’existence. Ce n’est que vers rSaq qu’elle fait son apparition; sous le nom de la savate De son origine, ou ne sait pas grand’chose. Comment est-elle née? Qui en a été le principal inspirateur. J A le véritable créateur ? Les premiers professeurs connus à cette époque étaient Michel dit Pisseux, Moufflet, Gousset, Charles Lecour, Leboucher et Lozes, mais avant eux? Qui a été leur maître? nul ne le sait. Les uns disent que Michel dit Pisseux introduisit le premier les cléments de la savate, en réunissant quelques coups usités dans les barrières de Paris, et en forma une théorie que nous avons du reste entre les mains aucun autre document ne peut nous éclairer d’une manière précise sur le véritable auteur de la savate. D’autres prétendent que la ville de Caen en a été le berceau. Oti cite parmi les maîtres anciens, l'anfan, Sabattier, Baptiste, qui compta le duc de Berry au nombre de ses élèves; Mignon, Rochereau, Carpe, Champagne, François, Toulouse et Gadou. On attribue à Charles Lccour l’adjonction des coups de poing à la savate. Alexandre Dumas lui-même raconte, dans un de ses ouvrages, que ce professeur est allé à Londres pour apprendre la boxe anglaise, mais c’est là une erreur que nous avons, d’ailleurs, reproduite dans notre premier traité de boxe et que Charles Lccour nous a prié de rectifier. 1! prit des leçons de boxe anglaise à Paris, avec Adams, boxeur anglais, à la suite li’un combat que celui-ci eut avec Owen Swift, et auquel Charles Lecour assistait. Les premiers principes de la boxe française lui furent enseignés par Michel Pisseux, qui pratiquait déjà les coups de poing. Quant au chausson marseillais, nous connaissons peu de chose sur son origine, qui doit être fort éloignée. Louis Garne- pcintre de marine. raconte que, pendant sa captivité sur les pontons anglais, il assista souvent à des assauts de chausson dont les acteurs étaient des Français prisonniers, contre des Anglais qui se servaient des poings seulement. Depuis longtemps on pratiquait à Marseille, à Au bagne, à Toulon et quelques petites localités, un jeu Je lutte qui consis tait à se loucher avec la pointe du pied. Les coups ne se comp taient que de la ceinture aux épaules et du menton au front; ceux qui étaient portés sur le cou et les bras ne se comp taient pas. Chaque adversaire tirait à son tour et devait attendre pour PRÉI'ACE riposter que son antagoniste ait terminé son attaque. Les tireurs cherchaient plutôt à produire des effets de jambe qu’à se toucher. Plus tard, on essaya de perfectionner le chausson en y adap tant la boxe anglaise, que quelques prisonniers revenus des pontons avaient importée à Marseille, mais les coups de poing étaient de simples tapes données avec le dos ou l’intérieur de la main, sur la poitrine et rarement, très rarement même, sur la figure. L’assaut s’ouvrait toujours par une série de coups de pied en tournant que chaque adversaire exécutait à tour de rôle, pendant un temps plus ou moins long; plus les coups de pied en tour nant étaient nombreux, plus les tireurs étaient applaudis, II y a une vingtaine d’années, un tireur de talent parmi les tireurs de chausson fut un nommé Isnard, qui devint le cham pion de Provence il avait modifié totalement la manière habi tuelle de tirer il évitait les fioritures si chères à scs devanciers et ne cherchait pas à exécuter des ronds de jambe, mais bien à toucher son adversaire. Il eut de nombreux rivaux qui criti quaient sa manière de faire, mais qui durent baisser pavillon devant la supériorité écrasante de celui qu’ils accusaient de vou loir tuer le chausson. Quelques-uns, depuis, ont voulu imiter Isnard; ils ne sont arrivés qu’à une médiocre réputation, parce qu’ils tiraient comme des machines, au hasard, et sans se rendre compte du rôle que l’intelligence joue chez un tireur savant. Peu importe l’origine de la boxe française et ses promoteurs réels; il ne reste pas moins acquis que les premiers professeurs dont nous parlons ont fait leur devoir et ont donné à la boxe française ce que l’on pouvait espérer à cette époque. Étant données la lenteur que mettent les choses à se propager et les luttes de toutes sortes qu’ont eu à soutenir les initiateurs de cet art, on reconnaîtra facilement qu’en soixante-dix ans un exer cice, qui n’est pas absolument de première nécessité dans la vie matérielle, a fait cependant un chemin rapide il faut avoucr aussi que c’est aux efforts dévoués et intelligents de professeurs, qui devaient en même temps vivre de leur profession, qu’on LA BOXE FRANÇAIS]-: doit les progrès et les perfectionnements du travail commencé par les anciens. Actuellement, la boxe française est solidement établie en b'rance on peut dire qu’elle est entrée dans nos mœurs et appré ciée justement. Si on la pratique moins que l’escrime et la gymnastique, c’est qu’elle est plus jeune d’origine et qu’elle n’a pas été bien com prise de prime abord. De grands assauts publics et de belles fêtes fréquemment don nées ont beaucoup contribué à développer le goût de cet excel lent exercice, en mettant le public à même de juger ce qu’il ne pouvait croire, car riun ne peut convaincre comme de voir. Beaucoup de spectateurs, imbus de fausses idées sur la boxe, sortaient d’un grand assaut sincèrement convaincus qu’ils s’étaient trompés et devenaient ensuite des admirateurs. Dans tous ses assauts, Cliarlemont a eu l’heureuse idée de faire figurer la démonstration de la théorie pratique de la boxe française. C’est un excellent moyen d’initier le public à l’ensei gnement de cet admirable exercice, et le maître a eu en cela des imitateurs; car nous voyons maintenant les autres profes seurs faire dans leurs assauts la démonstration de la boxe et même de la canne. Il est vrai Je dire que les assauts d’aujourd’hui laissent loin derrière eux ceux d’autrefois, donnés dans des salles peu élé gantes et plus ou moins bien fréquentées. Les tireurs s’harmo nisaient avec elles, par leurs costumes et leur tenue; les uns en pantalon de ville, d’une propreté douteuse cl tenu par une des deux bretelles, ou une ceinture de débardeur, rouge ou bleue d’autres en tricot marin, rayé bleu et blanc, une paire de chaus sons ou d’espadrilles. Aujourd’hui, autre temps, autres mœurs; les salles sont splendides, spacieuses et situées dans les plus beaux quartiers de Paris, telles la salle des Agriculteurs de l'i ance, celle des fêtes de l’Hntel-Continental et du Grand-Hôtel, la Comédie-Parisienne et le magnifique Cirque des Champs- Élysées. La tenue des tireurs s’accorde avec l’élégance de la salle jolis costumes de fianelle, ceintures de soie, gants et bot tines de peau fine, le tout de bon goût et d’une grande propreté. PRKl-ACK Nous avons assisté à ces magnifiques fetes données par Charlemont, Leclerc et la Société des Boxeurs Lrançais, fondée par Charlcmont père et fils. Les salles étaient bondées de monde et du meilleur; plusieurs milliers de spectateurs, des fiiniilles entières y assistaient; les dames et ks demoiselles, en grand nombre, en toilettes fraiches et luxueuses; les messieurs en tenue de cérémonie; on se serait cru à une soirée de première à rOpéra. Tout ce monde rehaussait l’éclat de la fête et concor dait bien avec le lieu, prouvant en même temps l’intérêt que provoquent aujourd’hui les assauts de boxe. On distribuait à l’intérieur, et gratuitenient, le programme illustré des assauts et des fieurs aux dames; c’était charmant. La boxe plaît aux dames, c’est un progrès;, c’est aussi d’uu bon augure; la partie est gagnée. On dit que lorsque les dames se mêlent de révolution, c’est signe de victoire. Nous sommes donc rassurés sur l’avenir de la boxe, sa révolution se fait tous les jours avec le concours des dames et sans aucun danger. Sans aucun ilaiiger, nous insistons sur ce dernier mot, car depuis que la boxe française existe, il n’y a pas trace du moindre accident; tout se borne à un œil poché, et très rarement encore un bleu aux jambes ou au corps, et ceci ne peut avoir lieu que dans les assauts, car pendant l’enseignement rien n’est à craindre des coups. La boxe française s’enseigne comme la grammaire, le dessin ou la musique. Nous pouvons ajouter que c’est le seul de tous les exercices physiques où il n’y ait jamais d’accident, contrairement à l’escrime à l’épée et à la gymnastique aux agrès, où il peut se produire des accidents graves et souvent mortels; tout le monde sait cela. Dans la boxe française, rien de pareil n’est à craindre. On peut affirmer que la boxe française est le meilleur de tous ks exercices gj'mnastiques pour ks enfants et les jeunes gens sans offrir iie danger; elle donne la souplesse et l’agilité, fait travailler le côté gauche autant que le côté droit, développe la force avec harmonie et donne une grande adresse à tous ks membres. Dans son livre Ja Physioiogk des exercices du corps, page 502 le docteur Fernand Lagrange, après avoir analysé tous ks exer cices physiques au point de vue du développement rationnel. LA BOXE IRANÇAISE conclut à la supérioritc de la boxe française sur tous les autres La boxe française combat, cheï; Tenfant comme chez l’homme, la timidité; elle aide à réagir dans des moments que l’on pour rait traiter de poltronnerie; en un mot elle donne, par le sangfroid acquis, l’énergie et la bravoure. Ce n’est pas seulement un exercice mécanique, l’intelligence )’ trouve aussi sa part de travail, car on ne fait bien la boxe qu’en la raisonnant. C’est une erreur de croire qu’elle rend batailleurs ceux qui en tout; nous sommes bien placés pour pouvoir affirmer le contraire, et soutenir que, généralement, les hommes forts ou adroits n’abusent jamais de leurs mot'ens. Il arrive parfois que deux personnes en discussion en viennent aux niaîns; pour quoi ? Parce qu’elles ne possèdent pas le sang-froid nécessaire, ni la confiance en elles-mêmes; elles s’énervent et frappent pour ainsi dire sans s’en être aperçues, presque contre leur volonté elles ne sont pas maîtresses d’elles-mêmes. Une personne bien exercée n’agira point ainsi, elle conservera son sang-froid, sa confiance dans sa force et son adresse, restera calme, polie, et désarmera le plus souvent son adversaire par son attitude énergique. Lorsqu’on est fort et adroit, on ne se sert de ses moyens que dans les cas extrêmes de légitime défense. Il est de première nécessité de bien connaître la boxe; alors ni la force, ni l’adresse, ni la vitesse, nî l’audace, ni la méchanceté, ne peuvent rien contre cette science qui réunit toutes les qualités, complétées par le raisonnement. Aussi quelques mois ne sulfisent pas pour faire un boxeur émérite, capable de se défendre sérieusement, avec avantage; il serait même dangereux de se servir des principes de la boxe avant d’être suffisamment exercé. Il faut au moins une année de bonnes leçons, des dispositions physiques, et avoir fait beaucoup d’assauts avant de pouvoir se risquer dans un combat. Il est arrivé parfois que des personnes a\’ant pris des leçons se sont fixit battre par d’autres ne sachant rien, ce qui faisait dire qu’il n’était pas nécessaire de prendre des leçons, puisqu’on pouvait être battu par quelqu’un n’eu ayant pas pris. Ceci prouve tout simplement que ces personnes n’étaient pas assez exercées, c’est ce que nous disons plus haut; il faut une connaissance parfaite de la boxe pour s’en servir. Nous avons eu souvent à répondre à des questions posées dans les termes suivants Si vous vous battiez, que feriez-vous? — Nous n’en savons rien. — Mais si on vous attaquait ? — Nous nous défendrions, — Comment?— Nous ne savons pas.— Mais vous, comment attaqueriez- vous ? — Nous ne savons en core pas. —.Mais puisque vous connaissez la boxe?— Tout cela dépendra de l’adversaire, nous combattrons suivant les cir constances qu’il est impossible de prévoir à l’avance; toutes les manières de combattre ne se ressemblent pas. Cela dépend des aptitudes physiques de l’adversaire, de son tempérament, de ses moyens de défense et de son attitude. On ne peut combattre ou régler sa défense que d’après le mode d’attaque ou de défense de l’adversaire. 11 faut compter avec l’imprévu, et c’est pour cette raison même qu’il faut posséder un grand nombre de moyens afin de pouvoir les appliquer les uns et les autres suivant les cir constances, Notre théorie est très complète, en ce sens qu’elle donne à chacun tous les moyens nécessaires pour combattre divers adversaires. Les uns sc tiennent sur la défensive, les autres (et c’est le plus grand nombre) prennent roffensivc. Les uns se servent des pieds, les autres des mains, pour frapper, ou bien de la tête il y en a qui cherchent à vous saisir à bras-lecorps, On doit donc être bien préparé et très exercé pour diriger sa défense avec efficacité, dans tous les cas qui se présen teraient. Nous tenons absolument à conserver à la boxe son caractère sérieux, la défense, qui est d’abord sa raison d’être; puis, nous plaçant à un point de vue plus général, nous voulons donner à nos élèves des moyens efficaces de succès pour le combat nous tenons aussi à donner à la boxe ce qu’on serait en droit d’ap peler l’uiile joint à l’agréable, c’est-à-dire la grâce, l’élégance et la bonne tenue dans les assauts; ces qualités doivent faire partie de cette science, elles ne peuvent que la rehausser aux yeux des personnes ne la connaissant pas et lui donner pins d'attrait en vue de sa vulgarisation. Nous voudrions revoir ces magnifiques assauts d’autrefois, dont les anciens se souviennent encore, où le côté fantaisiste n’excluait pas le côté sévère et classique, où les tireurs déployaient des qualités qui en faisaient des boxeurs hors ligne; la souplesse, l’adresse et l’agilité, les coups portés â longue distance avec à-propos, une rapidité et une précision admirables, donnaient au public une impression agréable de la beauté de l'exercice, et en même temps de ce que pouvaient produire dans un combat des tireurs possédant de tels moyens. Ces assauts laissaient bien loin la brutalité qu’on voit aujourd’hui chez certains tireurs qui sacrifient la science de la boxe au bénéfice d’un faux amour- propre; leur façon d’agir ne leur donne généralement que de médiocres résultats. L’assaut n’est pas un combat, il n’eii est qii’im simulacre, et nous désirons qu’il en soit toujours ainsi; nous ferons tous nos efforts en ce sens, parce que le jour où les assauts se transfor meraient en combats, la boxe y perdrait de son prestige et les amateurs s’en éloigneraient. II suffit de se rendre compte de l’impression du public à cet égard et de prendre comme comparaison les jeux de boxe an glaise, intercalés dans les programmes des assauts; ils res semblent presque à un combat, les régies Je la boxe anglaise per mettant de faire des séries de coups cl de ripostes, étant touché; et ayant touché de continuer il s’ensuit que le contact étant immédiat, les engagements fréquents et les coups portés très nombreux, ceux-ci ne peuvent être donnés avec la niodération et la courtoisie qu’on est en droit d’exiger dans un assaut. Aussi les coups sont-ils très durs et quelquefois dangereux; c’est même bien là du combat. I£n assistant assauts donnés en France, il est se rendre compte que les assauts de boxe anglaise sont peu goûtés du public, en général, et cela en raison de ce qu’ils ressemblent le plus au combat, et qu’on y croit voir pins de danger. La boxe, telle qn’on la pratique en Angleterre et en Amé- l'RKPACK rique, ive peut pas dès à présent s’acclimater en iTancc, notre tempcranieiu s’y oppose. Quant à nous, nous ferons tous nos cftbrts pour qu’elle ne prenne pas racine clieit nous (il est bien entendu que nous ne parlons que des combats). La boxe n’a rien à gagner au point de vue de son développement et de sa propagation en exhibant des spectacles aussi écœurants que ceux qu’on donne en exemple de l’autre côté du détroit; au contraire. Ces combats n’ont rien à voir avec la défense personnelle et légitime de l’in dividu, ni avec la régénération de l’homme. Ce n’est qu’une question de livres sterling; nous désirons ne pas bookmakériser la boxe en faisant d'elle une question de paris. Nous voulons lui conserver son caractère propre, la défense person nelle, l’hygiène et l’agrément, le développement physique et musculaire des éléves. Voilà notre but bien établi. S’entraîner pour le combat, comme le font les professionnels anglais ou américains, n’est ni une chose aussi facile qu’on pourrait le croire, ni à la portée de tout le monde, et cela pour plusieurs raisons t" il ûiut un sujet choisi, ayant une consti tution toute spéciale, robuste, d’une grande énergie, et trempé tout exprès; 2° ne se livrer qu’à cette occupation 5" avoir des comiiianditaires, ou bien alors avoir de la fortune et, dans ce dernier cas, Î1 est bien rare qu’une personne fortunée veuille se livrer à ce niétier-Ià. lui dehors des boxeurs de profession, peu de personnes voudraient se soumettre et se livrer aux exigences de rcntraînemciU. Les exercices, les régîmes et les régies qu’elles comportent sont des plus pénibles; très fatigants, ils détruiraient la santé de ceux qui s’y livreraient continuellement et les feraient succomber. C’est à tort qtic des personnes croient qu’il est nécessaire pour savoir se défendre de faire des exercices à poing lui sur des sacs de sable ou sur un mur pour s’endurcir les poings et les rendre calleux comme ceux des forgerons; notre enseignement est plus que suffisant pour se défendre sans avoir recours à ce moyen peu pratique. Il muîtiplie la force, la vigueur et la détente, jointes à la précision et à l’à-propos. La puissance des coups suffit pour se débarrasser d’un adversaire solide et même dantrereux. LA BOXï FRANÇAISE Nous avons entendu dire souvent Un Fiançais a battu un Anglais à la savate; d’autre part Un Anglais a battu un Français à la boxe. Q.u’est-ce que cela prouve ? — Etaient-ce des prolessionnels? Non! — Et encore, étaient-ils dans les conditions que nous énumérons ci-dessus? Non! —Q,uand deux hommes se battent, il y en a évidemment un plus fort que l’autre, cela tient à des dispositions particulières i Tun est plus fort musculairement, ou plus méchant, plus vif ou plus adroit, il possède plus de sang-troid, ou plus d’audace; forcément il doit y avoir un vainqueur et un vaincu. Les méthodes n’ont donc rien à voir dans ces luttes où il y a absence complète de science. On a beaucoup parlé pour et contre la boxe anglaise à notre avis, c’est un excellent exercice, incomplet, il est vrai, mais assurément très nécessaire comme défense et comme hygiène. L’amour-propre national aidant, chacun, suivant ses idées et son plus ou moins de compétence, donne la supériorité, soit à la boxe française, soit à la boxe anglaise, et cela sans appuyer cette opinion d’un raisonnement concluant. Aucune expérience sérieuse n’a été tentée afin de décider d’nne manière indiscutable la supériorité de l’une sur l’autre. Quant à nous, notre conviction est faite sur les avantages de la boxe française, sous réserve bien entendu de la preuve du contraire. Une expérience décisive nous paraît fort difficile à présenter. Il faudrait trouver des représentants tics deux sj'stémes voulant bien se prêter à cette éjjreuve, et ayant la même taille, le même poids, la même force, le même tempérament et le même entraî nement, puis répéter l’expérience un grand nombre de fois, d’abord dans des assauts avec gants et chaussures de salle, et enfin dans des combats à poings nus et chaussures de ville. Nous avons dit que nous avons confiance dans la boxe fran çaise, voici pourquoi quatre membres sont plus difiîcilcs à surveiller que deux. Le boxeur français peut s’approclier sans avoir rien à redouter pour ses jambes. Pour la même raison le boxeur anglais est tenu d’etre plus éloigné de son adversaire. PRÉFACK Le boxeur français peut attaquer avec ses jambes sans crainte d’étre arrêté par le bras de son adversaire; le boxeur anglais, au contraire, risque d’être arrête par la jambe de son adversaire, celle-ci étant plus longue que son bras. Ce qui parait être un véritable danger pour les jambes du boxeur français, ce sont les parades dures que pourrait faire le boxeur anglais en frappant sur la jambe de son adversaire. De la tac tique, nous n’en parlerons pas, elle a de part et d’autre ses qualités et ses défauts. Si les coups de poing sont terribles, les coups de pied ne le sont pas moins. Notre opinion est partagée par des personnes qui font auto rité dans les combats en Angleterre; ce sont le marquis de Q,ueen$berry, Doniiely, profe.sscur à Londres, J, Corbett. A toutes les époques, il y a eu des détracteurs sur toutes choses; il y eu a encore aujourd’hui, et c’est fort heureux, sans quoi il eût été bon d’en inventer. C’est fort heureux, disonsnous, que la critique existe, en ce sens qu’elle provoque des éclaircissements d’où jaillissent des vérités qui, sans elle, reste raient dans l’ombre, les détracteurs n’expliquant rien générale En ce qui nous concerne, nous allons par des arguments essayer de réfuter certaines critiques qui nous paraissent être inspirées par une forte dose d’ignorance ou par un calcul peutêtre intéressé. La gymnastique et ses agrès, le revolver aussi, ont eu leurs détracteurs; les coups de pied haut, les coups de pied en tour nant et les méthodes en ont eu également. Nous croyons, nous, que rien n’est mauvais, tout est dans la manière de s’en servir. On a dit que.le coup de pied haut u’était pas pratique dans la rue, qu’il était dangereux pour celui qui le portait, et qu’il fallait le supprimer; on a raison, quant à la manière, ou au moment de l’appliquer quant à sa suppression, nous ne la comprenons pas. Tout le monde sait que plus on lève la jambe haut, plus l’équilibre est susceptible de se déplacer, plu.s aussi ou risque de tomber, nous sommes d’accord, mais est-ce une raison de LA BOXK KHANÇAISE proscrire ce coup de pied de renseignement et des nssauis ? Quant ;i nous, nous disons franchement non, et nous rensei gnerons en nous inspirant de cet axiome Qui peut le plus, peut le moins a. Ceux qui auront la hicllltc d’exécuter les coups de pied haut en auront hicn plus pour exécuter les coups de pied bas. Nous ferons remarquer que généralement les professeurs qui condamnaient les coups de pied haut ne pouvaient pas les exécuter, et qu’ils appropriaient leurs méthodes à leurs disposi tions physiques particulières. Au point de vue de leur utilité personnelle, ils pouvaient avoir raison, niais au point de vue de l’enseignement, ils avaient tort. Les méthodes doivent être composées pour les éléves d’une manière générale, dans le but de donner à tons, des exercices en rapport avec leurs facultés physiques, qu’ils soient grands, petits, lotirds, légers, jeunes ou âgés. Nous trouvons dans des souvenirs anciens (1825) que Lozes, Moufflet, Gousset, Charles Lecour et Leboucher, étaient à cette époque des tireurs aux coups de pied haut seul Michel dit Pis seux avait le jeu bas. Moulîlet et Gousset cxécuiaicni les coups de pied haut d’une façon admirable. Il n’en était pas de même de Charles Lecour et de Leboucher qui, en raison de leur manque de dispositions, les exécutaient d’une façon médiocre. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils ont ensnite adopté la méthode aux coups bas. Néanmoins, à celte époque éloignée, comme aujourd’hui, les tireurs au jeu haut avaient la supériorité sur le jeu bas. D’une époque peu éloignée nous pouvons citer des exemples. Leboucher et Ducros étaient des tireurs difficiles aux jeux bas, Hubert Lecour excellait également dans ce genre. Leboucher ne voulait pas tirer avec V’igneron, ni avec La Résistance, et ses succès en boxe française furent si minces, qu’il dut renoncer à celle-ci dans les assauts et se spécialiser dans la canne. Ducros se faisait battre par Vigneron et La Résistance, il dut renoncer également à tirer la boxe française dans les assauts publics et se livra d’une manière générale à la boxe anglaise; PHHFACE celle-ci entrait mieux dans ses moyens et dans son lenipcranient. Hubert Lccour, qui ne voulait pas tirer avec \’igneron, essuya plusieurs détaites de tireurs au jeu haut, entre autres de La Résistance, Gabriel de Nîmes et Charleniont, le plus jeune de tous alors, et au mon>ent où il n’avaît pas encore acquis cette science que nous lui avons connue plus tard. Nous pourrions multiplier les exemples sur ce sujet, mais nous pensons que les précédents sufTisent. Ce qui est ccriain, c’est que les tireurs à grands moyens ont généralement l’avantage dans les assauts. Notre couclusion sur les coups de pied haut est qu’on ne saurait les supprimer sous prétexte que certains tireurs ne peuvent pas les exécuter, tandis que d’autres en ont la facilité et qu’ils leur donnent des avantages. C’est avec une conviction profonde et sans parti pris que nous parlons des difTérents systèmes d’enseignement de la boxe française. Loin de nous est la pensée de vouloir diminuer ou déconsidérer les anciens professeurs, dont les uns ont été nos maîtres et aussi nos amis, les autres nos camarades. Nous avons été à même de bien les connaître, et nous sommes bien placés aujourd’hui pour les apprécier justement. Nous avons toujours eu le plus grand respect et la plus grande admiration pour eux, mais il est de notre droit comme de notre devoir de nous servir des choses du passé pour bien établir les vérités du présent. Pour confirmer ce que nous avons dit plus haut, nous invo querons le jugement que Michel Pisseux donne d’une manière compétente et désintéressée sur ses contemporains. Nous avons sous les yeux une petite brochure de 52 pages, écrite sous son inspiration, dans laquelle il expose sa théorie de la savate en 15 divisions, suivie de celle de la canne également en 15 divisions. (Nous devons à la vérité do dire que ces deux théories sont absolument incompréhensibles.) Il les fait pré céder d’une entrée en matière dans laquelle il établit des com paraisons entre tous les exercices sportifs et gymnastiques en général, et, après en avoir lait ressortir les côtés dangereux, LA UOXK FRAN'ÇAISE inutiles ou dispendieux, il conclut en faveur de Vaii de la savate. Fardes faits, des anecdotes, il établit encore l’autorîté, l’effica cité de cetîc dernière, au point de vue de la securité de l’indi vidu, du développement musculaire et de rhj'giéuc. II passe ensuite en revue les professeurs de son époque et cite les salles les mieux tenues dans lesquelles on trouvait toujours la bonne société celle de Michel dit Pisseux, rue Buffaut, n lo; ensuite celle de Lebouchcr (de Rouen), 20, rue de la Michodiére; celle de Lozes, rue Saint-Honoré; celle de Charles Lecour, faubourg Montmartre; celle de iMouffleî, rue Frépillon, et plusieurs autres encore dans lesquelles on trouvait les meilleures fréquentations. Ensuite, promoteur et chaud partisan du jeu bas, il pousse une charge à fond contre les tireurs aux coups de pied haut, qu'il désigne avec une pointe d'ironie par les noms de le su blime coup de pied, le romantique coup de pied Nous citons maintenant textuellement Le premier, qui ait mis rextension qu’a maintenant Vaii de la savate en France, est sans contredit Michel dît Pisseux c’est lui qui, pendant un long temps et par des études appro fondies, a tiré de l’ornière où i! était, cet art qui semblait fait pour les gens dépravés. C'est lui qui l’a porté dans les meilleures sociétés et qui a inculqué ses salutaires leçons aux plus nobles comme aux plus riches. Depuis ce temps, d’autres professeurs qui ne sont pas sans mérite, sont venus donner un nouvel essor à cet art, et se sont emparés de la jeunesse parisienne. Chez M. Lebouchcr (de Rouen), chez Lozes plus tard, le professeur qui le premier a démontré les coups de pied en l'air, nous trouvons force, adresse, pour ce coup de pied, élasticité des mouvements, grâce en tirant, enfin c’est le seul qui, selon nous et de l’aveu de beaucoup d’autres, auquel soit échu le don de bien tirer ces sortes de coups de pied, le seul pouvant bien les démontrer; toutefois il lui est difficile de les transmettre sans une prédisposition complète de l’élève. Revenons à M. Leboucher (de Rouen) certes, c’est un professeur de talent, dans l'art de la canne; il la développe excessivement bien, il en fait la voltige admirablement bien c’est un homme qui a une dextérité magnifique, une exécution hicilc, un développement gracieux. Il a aussi l’exécution facile dans l’rfr/ dr Ict mais l’exercice de la canne est son exercice favori, celui qu’il aime, qu’il vénère, celui enfin où il excelle. Cependant, dans tous les exercices auxquels il se livre dans tes assauts, îl fiiit généralement plaisir. Nous avons aussi M. Charles Lecour qui est un professeur d’une certaine distinction, c’est un compétiteur de M. Loxes, pour les coups de pied en l’air, qu’il ne lire pas avec une agilité égale à celle de son devancier dans cet exercice; cependant, nous le répétons, c’est un homme de talent. Ce que nous avons trouvé d’excellent en ce professeur, c’est sa douceur pour la démonstration, comme pour l’assaut, il tire doucement et maîtrise scs coups. Mais Lozes tiendra toujours le devant, pour l’exécution de ce sublime coup de pied d’abord il en est presque l’inventeur, le confectionneur; c’est lui qui a apporté ce nouveau coup de pied, lequel a fait avoir tant de discussions dans le inonde amateur, et qui a fitil faire tant de paris. Car à peine commença-t-il à donner des assauts, en société de Leboucher, que l’on se pressait eu foule, que l’on courait où ils se donnaient, pour admirer ce coup de pied qui, dans le principe, faisait bien des envieux; et tous les amateurs d’apptaiidir. Nous avons encore deux professeurs d’une certaine dis tinction, dont nous n’avons pas encore parlé, deux hommes pourtant capables et qui se sont adonnés aux coups de pied en l’air. Ces deux professeurs sont MM. Moulllet et Gousset. Nou.s lie connaissons en rien leur démonstration, mais l’exécution leur est facile. MoulTlet joint à l’élégance de son jeu, à la souplesse de ses mouvements, une force athlétique qui ne lui nuit pas. Dans son jeu de canne, on remarque en lui un développenienî bien entendu et un bel aplomb. Quant à Gousset, il joint à ces mêmes avantages une su périorité bien grande dans un exercice inusité des amateurs, du reste défendu comme étant trop dangereux. î LA BOX1-; IKAXÇAiSE Les rtiiuitcurs oiiî pu le voir dans certains assauts déployer, avec une adresse et une dextérité infinies le jîéati à sept hranches, le bâton brisé et le biscaïen. Michel Pisseux les manie après lui d’une façon peu commune. Parmi les professeurs que nous avons cités, tous tirent le Ihiloii nous avons encore reconnu en Micliel dit Pisseux une exécution extraordinaire dans cet exercice, un développement surprenant. Un professeur dont nous n’avons pas encore fait mention, M. ’rrencart, et qui'malgré une infirmité des plus grandes (un pied-bot), se livre à l’exercice du bâton, le déploie d’une ma nière admirable il est surprenant de voir un homme possédant une telle infirmité, développer aussi bien et tirer aussi gracieu sement. 'l'ous les amateurs, dans tous les assauts, l’admirent. Un jeune enfant, âgé de dou:Kc ans, qu’il possède et instruit, marche sur les traces de son père. 11 lire déjà d’une manière ravissante et fait souvent l’admiration de bien des amateurs. Le père manie aussi la canne d’une manière remarquable. 11 3 ’' avait à cette époque un professeur fort connu partout, dont on ne dit rien dans la petite brochure dont nous venons de parler, et qui était très apprécié comme professeur et comme tireur. C’était Cadet de Moissac, un fort bel homme, grand, élancé, .sec et beau garçon, la téic prés dn bonnet, ntais d’un cœur excellent. Il était à la fois, boxeur, lutteur et athlète, et avait une taille de i mètre iSj centimètres environ. C’était un tireur au jeu haut et bas, il savait distinguer les délâuts et les qualités de chacun de ces jeux et en tirer un bon parti, ce qui lui a valu certains succès. Dans les assauts, il n’ad mettait les coups d’arrêt que dans une mesure restreinte et les prises de jambes, que comme simulacre. Hii tirant, il donnait l’exemple de l’élégance et de la correc tion dans la tenue, bairc beau et bien, telle était .sa devise. Bon démonstrateur, il enseignait à ses jeunes élèves le calme et le sang-froid qui donne le courage, tout en leur recommandant de ne se servir de leurs m 03 ’ens que dans les cas d’absolue né* cessité. Il y avait encore comme contemporain de Michel Pisseux un rRlb-ACE professeur bien connu, une physionomie intéressame, nous voulons parler du père Larribeau. Il était professeur d escrime, de canne et de boxe française. Il a publié un petit traité do canne des plus intéressants. Il avait été marin pendant 20 ans et assista au combat naval de'l'rafalgar, le 23 octobre 1803, où la flotte antrîaise, sous les ordres de l’amîral Nelson, défit les flottes réunies de la I-rance et de Tblspagne. 11 fut aussi un des derniers vivants des naufragés de la Mialuse, naufrage tristement célébré quî eut lieu le 2 juillet 1816 sur le banc d’Arguin, à 40 lieues de la côte occidentale d'AfricjUe. Q.uand tout espoir de sauver le vaisseau }(t Méduse fut perdu, 149 malheureux se réfugièrent sur un radeau construit à la hâte et qui se trouva bientôt seul au milieu de rimmensité des mers. Après douze jours de cruelles souflrances et d’agonie, le radeau fut enfin aperçu par le brick F Argus qui recueillit 15 mourants; tes autres étaient au fond de la mer ou avaient été dévorés par les survivants. Le Sauf rage ou le Radeau de la Méduse, cheld’œuvre de Géricault (1819), au Louvre, est une des pages les plus dramatiques et les plus vaillamment peintes dont puisse se glo rifier l’École française, â'ers 1856, lorsque le père Larribeau céda sa salle du passage â'erdeau, 13 hîsy â Leboucher, c’était un beau vieillard de près de quatre-vingts ans, grand (i mètre 72 environ), droit et élancé; il était bon lionime et bon démons trateur. Le coup de pied en tournant a eu aussi scs détracteurs, il y a cinquante ans, comme aujourd’hui; la différence est que ceux d’autrefois avaient raison dans une certaine mesure et tandis que ceux d’aujourd’hui pèchent par ignorance ou parti pris, sans sc donner la peine de l’expérimenter. Par expérience et avec preuves à l’appui, nous disons ce n’est pas le coup de pied en tournant qui est mauvais, c’est la manière de s’en servir. Gabriel de Nîmes l’exécutait superbement avec succès. C’était un des coups lavoris de l.a Résistance, il le plaçait bcureiisemcnt à des tireurs de belle force. Louis \dgneron le pratiquait mieux qu’il ne renseignait, il réussissait même très souvent Iv double coup de pied en tournant. Charlemont le plaça â Hubert Lecour, LA BOXH VRAXÇMSE tireur fort rcmiirquable, dont le jeu serre ne manquait pas d’apropos, voici comment dans un assaut, après avoir fait tirer Charlemonl hors de portée, il voulut rentrer au coup de poing, mais son adversaire, déséquilibré, plaça alors son pied droit à terre, en dehors et en avant, à gauche, et aussi vite que réclair, lança de son pied gauche le laineux coup de pied en tournant si décrié qui alla frapper Lecour au creux de l’esioniac. I.e coup de pied en tournant est utile, exécuté à propos et dans les conditions que nous expliquons plus loin. Ce qu’on ignore aujourd’hui, c’est qii’autrefois on portait le coup de pied en tournant en fauchant, sans détente, c’est-;hdirc la jambe allongée de toute sa longueur et lancée sans raideur; par con séquent la jambe décrivait un arc de cercle en dehors et on irappait avec le plat du pied, de là naturellement sa défectuosité, le mouvement n’avait pas de torce; développé longuement, il de mandait plus de temps pour son exécution, l’adversaire avait le temps de le voir, de l’éviter et pouvait rentrer au coup de poing avant que le coup portât. Aujourd’hui il n’en est plus de même, le coup de pied en tournant se porte comme le chassé-croisé par une détente di recte, la cuisse, la jambe et le pied élant fléchis préalablement; la jambe, ainsi raccourcie, peut se détendre rapidement et vigou reusement dans une distance très courte entre les deux adver saires, il sulîit de faire un simple demi-tour et de frapper direc tement avec le talon. On nous objecte mais vous tournez le corps et ne pouvez voir votre adversaire. — I.orsqu’on exécute bien ce monvenieiit (car ce n’est que dans sa parfaite exécution qu’il faut chercher sa réussite), les yeux ne quittent pour ainsi dire pas l’adversaire. 11 SLinil d'expérimenter ce mouvement pour s’en convaincre. Nous enseignons le coup de pied en tournant pour plusieurs raisons, d’abord parce que c’est un excellent exercice comme équilibre, utile dans l’assaut et la défense; ensuite, il est néces saire de le connaître pour savoir le combattre. On a aussi essavé de critiquer notre méthode. Il v a deux méthodes, a-t-on dit celle de Lecour et celle de Charlemont. J.a première est exclusivement composée de coups de pied bas. PRHFACK la seconde de coups Je pied haut et en tournant. Ceux qui parlent ainsi se trompent, ou sont Je mauvaise foi; il suffit pour s’en convaincre d'assister à un des assauts donnés par Clvarlcmont, où il hiit chaque fois, en présence du public, la dénionsiraiion théorique et pratique de sa niétbode, ou de consulter le traité de la boxe française qu'il a publié; on peut lire page i des exer cices. Notre théorie comprend huit coups principaux i” le coup de poing de figure direct; 2° le coup de poing de flanc direct; 5“ le coup de poing demi-circulaire horizontal; 4“ le coup de pied bas; 5'’ le coup Je pied horizontal 6“ le coup de pied direct; 7° le coup de pied chassé-croisé; 8** le coup Je pied en tournant. Nous avons donc sur les cinq coups de pied formant la base de notre travail des jambes, un seul coup de pied en tournant, et ces cinq coups de pied ne sc portent que jusqu’à la hauteur de la ceinture, comme on peut le voir dans les explications de la première partie. Le coup de pied horizontal se transforme parfois en coup de pied de figure, et le chassé-croisé, en revers de pied, et cela dans les proportions restreintes que nous allons énumérer. Les coups de pied de flanc, de poitrine et de figure, dérivent du coup de te pied demi-circulaire horizontal, cela fait trois; le coup de pied bas, le coup de pied direct, le chassé-croisé et le coup de pied en tournant, cela fait sept coups de pied, dont un coup de pied liant et un eu tournant. Dans la deuxième partie, il y a 2.\ exercices composés chacun de plusieurs mouvements; il y a dix coups de pied en tournant, et c’est la partie des exercices dans le vide, qui ont pour but la souplesse, et la forme des mouvcnients. Dans la troisième partie, sur 30 exercices combinés ilyabcoups de pied de figure et 2 coups de pied en tournant. Dans la qua trième partie, il y a 30 exercices combinés, parmi lesquels il y a 2 coups de pied en tournant et 4 coups de pied de figure. Dans la cinquième partie, 22 exercices, ü u’v a que 2 coups de pied en tournant. Par conséquent, sur 106 exercices de jambes, composés cha cun de plusieurs mouvements, il y a 26 coups de pied de figure et en tournant, c’est concluant! et il fiuulrait vraiment être de LA BOXE IHAXiÇAISE mauvaise foi pour voir là une mtihode composée exclusivement de coups de pied haut OU en tournant. Q_uant aux coups de poing, ils sont en aussi grand nombre que les coups de pied. La méthode Lecour diffère de la nôtre en ce sens qu’elic n’en seigne que les coups de pied bas, c’est pour cette raison que nous la trouvons incomplète et par conséquent inférieure à la nôtre. Nous enseignons le jeu haut et le jeu bas, de manière à donner à nos élèves les exercices qui conviennent le mieux à leurs apti tudes ptivsiques. Nous le répétons, nous faisons publiquement la démonstration de notre méthode, contrairement à certains professeurs qui n’osent donner leurs leçons devant d’autres pro fessionnels, de crainte, sans doute, d’en laisser deviner les se crets. Ciuant à nous, nous ne connaissons d’autres secrets que le travail et les dispositions plus ou moins avantageuses de chacun. Ce que nous pourrions critiquer dans les méthodes anciennes, c’est l’absence des exercices dans le vide. Dés la première leçon, les professeurs faisaient porter les coups de pied ou de poing sur eux et les paraient; l’élève n’ayatn pas encore acquis l’aplomb necessaire, tombait en avant et le professeur, par sa parade, était obligé de le maintenir et de le reporter en arriére. Il en résultait que les élèves n’étaient jamais solides sur leurs jambes et qu’en faisant assaut, ils perdaient souvent leur équilibre. Nous avons dit que à’igneron exécutait bien le coup de pied en toiirnaiu, mais qu’il le démontrait d’une manière peu pra tique. 11 le nommait le dégagé. \'üici comment il le taisait exé cuter Ktani placé garde à gauche, l’élève devait porter sa jambe droite en avant et à gauche, c’est-à-dire à droite de la jambe gauche du professeur; en meme temps, tourner le corps de ce dernier ct>té et porter de sa jambe gauciic le coup de p'ed en tournant en fauchant. Ain.si, dans ce mouvement, l’élève devait se rapprocher du professeur en lui tournant le dos, ce qui natu rellement facilitait le coup d’arrêt. Les ennemis de la bo.xe lui ont beaucoup reproché ses ori gines roturières, se basant sur ce que les professeurs anciens donnaient leurs leçons dans dos arrière-salles de marchands PJÎKKACK de vin rien n’est plus naturel, cependant. Sans vouloir donner pour raison que la boxe étant un exercice violent provoquant la clialeiir et la transpiration, on était ainsi plus prés de la source des rafraîchissements, nous répondrons à cette appréciation que pour donner des leçons de boxe et de canne il faut beaucoup de place, que la location d’une salle vaste est cliérc; que lorsqu’un professeur commence sa carrière, il n’est généralement pas riclie, sans quoi il ne professerait pas; qu’il est obligé d’attendre !a clientèle, qu’à une certaine époque, le goût de la boxe n’avait pas encore pénétré dans la classe riche (les préjugés aidant), que le prix des leçons était très faible, et que la clientèle habi tuelle des salles de boxe était composée d’ouvriers et de petits employés. De là est venue l’habitude de donner des leçons dans les salles de marchands de vin. Ces salles ne coûtaient souvent rien ou très peu de cliosc, car les chefs de ces établis sements, spéculant sur la soif des élèves, faisaient d’excellentes afhtires en vendant des consommations, et ainsi, patrons, pro fesseurs et élèves y trouvaient leur compte. De nos jours encore les choses se passant parfois de la même façon. Charlcmont, à Paris comme en lîclgiqiie, a donné des i- leçons dans des salles de bal et de café Chaudcriüt et Emile Rive également, Leclerc et Castérés ont commencé de même; moyen prudent de ne pas se ruiner avant de commencer. Cliarlemont fils n’a pas passé par là, son père lui ayant cédé la plus belle salle de Paris. Donner des leçons dans les gymnases, est encore im moyen pratique et peu coûteux, qui permet aux professeurs de se faire connaître et de se préparer une clientèle. Charlcmont a donné des leçons dans les principaux gvmnascs de Paris che>: Pax et Heiser, rue des .Martyrs; Pascaud, rue Saint-Gilles Christmann, iaubourg Saint-Denis Aimé et Julien, rue Saint-Antoine Blériot, faubourg Saint-Martin; au gymnase de la Sorbonne chez Nicolas, rue de Rome; Lefebvre, cité du Retiro et dans le coquet gymnase de rcxcellent professeur Lopez, rue du Coivsée. I i î T I» s BOXE FRANÇAISE La boxe française est l’art de la défense personnelle. On SC sert des bras et des jambes, des poings et des pieds pour frapper. Un élève passablement doué physiquement peut, en quelques mois, acquérir les moyens et les connaissances sufHsanîes pour SC défendre. Pour devenir fort et sax’ant il n’est pas possible de préciser le temps de travail nécessaire. Le cours de boxe française est divisé en sept parties I Ënuwératioit et (sptieatscu théorique lies coups, pürodes et ttiouvemeuls; 2 ° Exercices simples el combinés dtins le vide; 3" Exercices co)ilre un adversaire parade des coups de pied et coups de poing; 4° Prises de corps et coups de Intle 3 ” Coups d’arrêt simples et doubles 6 “ Exercices spéciaux tirés de la boxe anglaise 7“ L’assaut. — Coups paiiiculiers. Notre théorie comprend huit coups principaux I" Le coup de poing de figure direct 2 ° Le coup de poing de Jlanc direct 3" Le coup de .poing demi-circulaire horiioutal; 5 Le coup de pied horii^anlaî; 6 Le coup de pied direct 7" Le coup de pied chassé-croisé; 8 Le coup de pied en tournant. Pour la parfaite intelligence de rensemble de nos exercices, nous avons cru utile de tracer une figure composée de trois LA BOXE I KAXÇAlSti lignes parallèles une mcLliane sur laquelle est échelonnée une série de chiffres de i à 9, une parallèle de droite D et une paral lèle de gauche G, A rune des extrémités de cette médiane la lettre A indique l’avant du corps et la lettre B rarrière du corps. Il suflit, pour suivre avec facilité nos exercices de détail, de dessiner à terre une figure semblable à celle-ci en tenant compte des différences détaillés pour récartement des chiffres. I) B Voir à la fin de la première partie, ( 73 Wr.) Ol>scrzuilio)i. Ir PREMIÈRE PARTIE r Énumération et explication théorique des coups, parades et mouvements Obscrvalion. — C’est avec intention qtie dans l’enseigne nient de nos leçons de boxe nous exagérons les principes des mouve ments, les élèves ayant en général des tendances à s’en écarter. En conséquence nous faisons faire plus, pour obtenir moins. DE LA GARDE EM GGMEKAI. 5 I. — La position de la garde est celle que l’on prend en face d’un adversaire et qui parait odrir les meilleurs avantages tant au point de vue ofî'énsif qu’au point de vue défensif. De cette position dépend quelquefois le succès d’un combat; aussi un boxeur habile sait-il en tirer un bon parti. 2. — Il y a quatre manières de se placer en garde i garde à gauche; 2“^ garde à droite; 3*’ fausse garde à gauche 4*^ fausse garde à droite. On est placé’garde à gauche, lorsque la partie gauche du corps est placée en avant, et garde à droite, lorsque la partie droite du corps est placée en avant. Les droitiers préfèrent la garde à gauche, les gauchers la garde à droite. ^3. — Observation. — Dans notre théorie, tous les exercices s’exécutent de la partie droite comme de la partie gauche, afin que tous les membres soient exercés tour à tour et acquièrent I.a niOnie adresse. Les professeurs doivent s’appliquer à faire tra vailler surtout les loen'jbrcs paresseux et par conséquent plus maladroits. 5 4. — Toutes nos leçons sont expliquées, pour la position garde à gauche. n O Pour la garde à droite, il faut exécuter identiquement les méiucs leçons. Fig. I. — Garde à gauche Fig. 2, — G.irde à droite Garde à gauche et garde à droite 5 5. — La figure numéro i indique la garde à gauche, la figure numéro 2 la garde à droite. D O Garde à gauche Le pied droit doit être placé en travers sur le numéro i la pointe du pied dirigée vers la ligue D, le talon vers la ligne G. Le pied gauche doit être placé sur le numéro 2, en avant du pied droit, à 40 centimètres environ d’un talon à l’autre; la pointe du pied dirigée en avant vers la lettre A. Dans cette position, les pieds seront placés de manière qu’en passant, la jambe droite directement en avant, rextrémité du talon droit rase la partie interne du pîcd gauche. La jambe droite doit être un peu ployée, la jambe gauche allongée sans raideur, la tête et le haut du corps un peu inclinés en arrière, répaule gauche en avant, le bras gauche également allongé en avant et légèrement ployé, la main fermée, le pouce au-dessus des autres doigts tournés eu dessus, le poing placé à hauteur des yeux. L’épaule droite à demi-effacée en arriére, l’avant-bras placé presque horizontalement près de la poitrine sans la toucher, la main fermée, la paume tournée vers le corps, le poing placé à hauteur et prés du coude gauche sans le toucher, la tête droite, les yeux fixés sur ceux de l’adver Dans cette position, le bras gauche couvre la partie haute du corps, le bras droit la partie basse. La position des pieds indique qu’ils sont placés de manière à ce que le pied de derrière puisse frapper en ligne directe, soit pour le coup de pied bas soit pour le coup de pied direct. Garde à droite ^6. — La garde à droite s’exécute en sens inverse et d’après les mêmes principes que la garde à gauche, (^’oir fig, 2.) VRAIE GARDE ET FAUSSE GARDE f 7, — Deux adversaires sont en vraie garde lorsqu’ils sont tous deu.': placés garde à gauche ou tous deux garde à droite. Ils sont en fausse garde, lorsque run est placé garde à gauche et l’aiUre garde à droite. DE LA MARCHE EX ÜÊNI:RAE f 8. — Il y a deux manières de marcher et de rompre la pre mière s’exécute par des changements de garde en avant et en ari iérc; la deuxième sans changer de garde. DES CHAXGHMEXTS DE GARDE 9. Les changements de garde en avant servent à se rap procher de radversaire, à laisser derrière lui le moins possible d’espace libre, afin de le gêner dans ses mouvements et compro mettre ainsi sa défense. Les changements de garde en arrière ont pour but de s’éloi gner de l’adversaire, d’éviter ses attaques rapides et ses coups sans avoir recours à la parade des bras. On les emploie souvent quand l’adversaire attaque par le coup do pied bas, et comme feinte pour le faire frapper dans le vide, car alors, trompé dans son attaque, il se livre lacilement à la riposte. Changements de garde en avant t î f V :r 10. — Le pied droit étant sur le numéro i,et le pied gauche sur le numéro 2, il faut, pour changer de garde en avant, pivoter sur le talon gauche, diriger la pointe du pied vers la ligne G, et porter en même temps la jambe droite en avant, et poser le pied sur le numéro 3,1a pointe dirigée vers la lettre A, Kn exécutant ces moLivcments de jambes, on changera la position des hras et du corps, afin d’étre placé garde à droite. Pour continuer à changer de garde en avant, le pied droit étant sur le numéro 3, le pied gauche sur le numéro 2, il finit pivoter sur le talon droit, diriger la pointe du pied vers la ligne D et porter en même temps la jambe gauche en avant, et poser le pied sur le numéro 4, la pointe dirigée vers la lettre A. Ln exécutant ces mouvements de jambes, on changera la position des bras et du corps, afin d’être placé garde à On continuera ainsi à changer de garde en avant, en se conformant aux mêmes principes, jusqu’à ce que le pied gauche se trouve placé sur le numéro S et le pied droit sur le numéro 9. Dans cette position, qui est la garde à droite, on exécutera les changements de garde en arrière comme il va être indiqué. Changements de garde en arriére Ç II. — Le pied droit étant sur le numéro 9, et le pied gauche sur le numéro 8, il hiut, pour changer de garde en arrière, pivoter sur le talon gauche, diriger la pointe du pied vers la lettre A; porter eu même temps la jambe droite en arrière et poser le pied sur le numéro 7, la pointe dirigée vers la ligne D. En exécutant ces mouvements de jambes, on changera la position des bras et du corps, afin d’ètrc placé garde à gauche. On continuera ainsi à changer de garde en arrière, en se conformant aux mêmes principes, iusqu’â ce que le pied gauche se trouve placé sur le numéro 2 et le pied droit sur le numéro 1. I)l£ LA MARCHE EN AVANT ET EN ARRIERE 12, — Si, par rapport à la position de l’adversaire, la garde où l’on est placé semble plus favorable, soit pour une attaque, soit pour toute autre combinaison, on peut rompre ou marcher sans changer de garde, principe contraire à celui de l’escrime à l’épée où la jambe de devant se déplace la première dans la marche en avant et la dernière dans la marche en arriére tandis qu’ici, elle se déplace la première dans la marche en arriére et la dernière dans la marche en avant. Marche en avant 5 13. — Deux mouvements. — Le pied droit placé sur le numéro i, le pied gauche sur le numéro 2. Premier mûin’emoii Pour marcher en avant, il faut ramener le pied droit eu avant à coté du pied gauche, le talon droit à côté du talon gauche. Deuxième monvemeiil Immédiatement, porter le pîcd gauche en avant du pied droit, du numéro 2 sur le numéro 5 et conti nuer en ramenant le pied droit à côté du pied gauche, en por tant ensuite le pied gauche du numéro 5 au numéro 4, et ainsi I.A llOXE I-kANÇAlSE de suite jusqu’au numéro 9, en conservant la garde â gauche puis rompre comme il va être indiqué. Marche en arrière 1.4. — Delw mouvements. — Le pied gauche étant sur le numéro 9, le pied droit sur le numéro S, il laut» pour rompre Premier mouvemetit Ramener le pîcd gauche en arriére à côté du pied droit, le talon gauche à côté du talon droit. Deuxième mouvement Immédiatement, porter le pied droit en arriére du pied gauche, du numéro 8 sur le numéro 7 et conti nuer en ramenant le pied gauche à côté du pied droit. Continuer ainsi à porter le pied droit du numéro 7 sur le numéro 6 jus qu’au numéro i, en conservant la garde à gauche. DES COUPS Di-: POING DIRECTS ET HORIZONTAUX EX GÉNÉRAI. 15. — Les coups de poing sont le complément indispen sable de la boxe française, à laquelle ils donnent une supériorité dos plus sérieuses sur l’ancienne méthode désignée sous les noms vulsaircs de savate ou de chausson. Il est de toute itécessité d’y être bien exercé, car ils jouent le principal rôle dans un combat, lorsque les jambes ne peuvent se mouvoir dans un espace trop étroit pour leurs évolutions. 16. — Il y a quatre sortes de coups de poing directs 1° le coup de poing direct sur place 2'’ le coup de poing direct en sc fendant; 5“ le coup de poing direct en marcbanl et en chan geant de garde; 4° le coup de poing direct en marchant sans changer de garde. Tous s’exécutent d’après les mêmes principes, les deux pre miers pour la riposte, les deux autres pour l’attaque, selon les circonstances. Ç 17. — Il y a aussi le coup de poing demi-circulaire hori zontal. Ce coup s’exécute ordinairement en sc léndaiit, mais il peut aussi s’exécuter sur place et en riposte. COUPS, PARADHS BT MOUVEMEXTS Coup de poing de figure direct sur place — Deux' mouvemexts. — Premier moiwenient II fiint ployer le lir;is Jroit en retirant vivement le coude en arrière et en effaçant entièrement [‘épaule droite, l’avant-bras placé hori zontalement près du corps, la main fermée, les doigts en dessus, lue. J- — Coup de poing de figure direct (i" mouvemcni) !c poing à hauteur du téton droit, la jambe droite plus ployée et le corps plus incliné en arrière que dans la garde, la jambe gauche restant allongée sans raideur. (\’‘oir fig. 3.) Deuxième fiioitvemeiif Par une détente vigoureuse du bras, lancer le coup de poing directement en avant, en visant la figure, en même temps ii faut ployer la jambe gauche et tendre la droite et porter le haut du corps en avant. (\'oir fig. .j.) Pour laciliter rexécution de ce mouvement, l’épaule gauche doit s’effacer et le bras gauche se ployer au moment même de la détente du bras droit. Il faut frapper avec l’extrémité des mé tacarpes et la troisième phalange des doigts, la main fortement contractée de manière que le poignet soit tendu, sans quoi le JO i M coup n’aul'.lit pas l’ctt'ct voulu et ou pourrait se blesser soi- Observaiiûii. — Pour l’exécution <.lu coup de poiii*^ de figure direct sur place seulement, il faut que les pieds soient beaucoup plus écartés que dans la garde indiquée, (f 5.) Parade de coup de poing de figure direct sur place Deux mouvements. — Premier mouvemenl Il faut engager l’avant'bras gauche en le passant en dessous et en de dans de l’avant-bras droit de l’adversaire, les doigts tournés en Deuxième mouvement Chasser le bras droit de l’adversaire par une forte opposition â gauche et un peu en avant, le bras res tant légèrement lléchi, le coude baissé, l’autre bras prêt tà la riposte. (\’oir fig. 5.) Observation, — Pour bien exécuter les parades de coups de poing, i! faut avoir soin que les avant-bras soient croisés sur la partie du bras la plus rapprocliéc du poignet. (Voir fig. 4 et 5.) Régi es générales pour les parades de coups de poing de figure et de flanc 20. — Il faut, en parant avec le bras gauche, porter le hautdu corps en arriére, en même temps fléchir la jambe droite et allonger la jambe gauche. Ce mouvement a pour but d'aug menter la sécurité de la parade et de pouvoir riposter en portant le poids du corps en avant par une détente de la jambe de derrière. Coup de poing de figure direct en se fendant 21. — Deux mouvements. — Premier mouvement Le pied droit étant sur le numéro r, et le pied gauche sur le nu méro 2, il faut exécuter ce qui est prescrit pour le premier mou vement du coup de poing de figure direct sur place. (\’oir fig. 3.) Deiixièiiic numve/neitl Hxccuter ce qui est prescrit pour le deuxième mouvement du coup de poing de figure direct sur place (voir fig. 4) et en même temps sc tendre en avant de la jambe gauche, en portant le pied du numéro 2 sur le numéro 3 la jambe doit être pUn-ée de manière à former une ligne perpen diculaire partant du genou au milieu du pied, la jambe droite étendue dans toute sa longueur, le pied posé à plat et en tra vers sur le numéro i. Fig. 5. —^ PamJe du coup de poîii^ Fie. 4. — Coup de poing de figure direct (2'* mouvement) Je figure direct La parade de ce coup est la même que celle du coup de poing de figure direct sur place. (Voir fig. 5.) Coup de poing de figure direct en marchant 23. — Deux .mouvements. — Premier nwnveinciit Le pied droit étant sur le numéro i, et le pied gauche sur le numéro 2, il faut exécuter ce qui est prescrit pour le premier mouvement du coup de poing de figure direct sur place. (Voir fig. 3.) Deuxième uwiiveiiieul Exécuter ce qui est prescrit pour le deuxième mouvement du coup de poing de figure direct sur I-A BOXE I RAXÇAISE place (voir fig. 4), et en même temps pivoter sur le talon gauche, porter la jambe droite en avant, diriger le pied du numéro 1 sur le numéro 4, la jambe ployée de manière à former une ligne perpendiculaire partant du genou au milieu du pied, la jambe gauche tendue, le pied posé à plat et en travers, sa pointe dirigée vers la ligne G. La détente du bras doit s’exécuter au moment où le pied se pose à terre. 11 faut ensuite reporter le pied droit en arrière du numéro 4 au numéro 3, et, par ce mouvement, on se trouve placé garde à On e.xécute ensuite la même leçon avec le bras gauche; à cet cfl’et, on porte la jambe gauche en avant, le pied, se trouvant ainsi placé sur le numéro 2, passera sur le numéro 5 et sera reporté immédiatement du numéro 5 an luiméru 4. .\prés ce mouvement, on se trouve placé garde à gauche, et on répète ainsi le même exercice jusqu’au numéro 9. ^24. — La parade de ce coup est la mémo que celle du coup de poing de figure direct .sur place (voir fig. 5) mais en parant chaque coup, on change de garde en arriére. Coup de poiiicj de figure direct du bras de devant en marchant sans changer de garde 25. — Deux -Mouvemexts. — Les deux pieds sont placés sur le numéro i, le gauche en avant ayant sa pointe dirigée vers la lettre le droit en travers, ayant sa pointe dirigée vers la ligne D, et son lalon contre le talon gauche, l’épaule gauche est placée eu avant et la droite eu arriére. Premier moinH’iiicnt II faut exécuter ce qui est prescrit pour le premier mouvement du coup de poing de figure direct sur place. (\’oir fig. 3.) Deuxième mouvement Exécuter ce qui est prescrit pour le deuxième mouvement du coup de poing de figure direct sur place (voir fig. 4), et porter le pied gauclte vivement en avant du numéro i sur le numéro 2 aussitôt reporter rapidement la jambe droite en avant, placer le pied droit à côté du gauche, et COLTS, PARADES ET MOUVEMENTS Sî reprendre la position indiquée au commencement de la présente leçon. La détente du bras doit s’exécuter au moment où le pied sc pose à terre. Il faut bien remarquer que c’est le bras gauche, placé en avant, qui porte le coup. Ç 26. — La parade de ce coup est la même que celle du coup de poing de figure direct sur place (voir lig. 5), sauf qu’en parant chaque coup, on doit rompre comme il est prescrit dans la marche en arriére. ( rq.) Parade en dehors sur les coups de poing de figure directs 5 27. — Celte manière de parer les coups de poing de figure demande plus do précision et d’à-propos que pour la parade ordinaire du coup de poing de figure direct sur place. Bien exé cutée, l’adversaire est surpris, pirouette sur lui-même et, par conséquent, se trouve dans une situation des plus désavanta geuse pouvant amener sa mise hors de combat. On pare la main ouverte. Nous la recommandons spécialement aux élèves familiarisé*s avec la parade précédente. Mais pour l’exécuter, il faut parer en prenant le bras de radversaîrc de dehors en dedans, au lieu du dedans au dehors. 28. On peut aussi parer en dehors avec le bras gauche le coup de poing porté du bras gauche, et, avec le bras droit le coup de poing porté du bras droit. Mais il faut être très habile. Lorsqu’on exécute la parade en dehors, on doit surtout se méfier, lorsque l’adversaire pirouette, qu’il n’en profite pour porter le coup de poing circulaire horizontal de son autre bras. f 29, — Il y a encore plusieurs manières de parer les coups de poing, sans le secours des bras, mais l’explication de ces parades fera l’objet d’une série de leçons dans la cinquième partie (des coups d’arrêt), et dans la sixième partie qui est réservée à la boxe anglaise. (\’oir les 258 jusqu’à 262.) LA liOXE FRANÇAISE Coup de poing de flanc direct 50. — Le coup de poing Je flanc se porte sous les c(>tes et au creux Je l’estomac, c’est un coup Jes plus redoutables porté vigoureusement et ne rencontrant pas de parade, il enlève la respiration de l’adversaire et suflit à le mettre hors de combat. 7, — Piiriide du coup de poing Fig. 6. — Coup de poing de fiaiic Je tl.iiic direct Ji Les tireurs Je petite taille l’emploient avec succès. On l’exé cute sur place, eti se fendant, en marchant, et en riposte. Les principes du coup de poing de flanc direct sont les mêmes que ceux prescrits pour le coup de poing de figure direct. (Voir lig. é.) Parade du coup de poing de flanc direct JI,— Df.cx .MorvEMEXTS. — Proilicr nioiivcmc’ul l’avant-bras gauche au-dessus de l'avant-bras droit de O Passer l’adver- Deiixiènie niouvemeiit Porter un vigoureux coup de poing sur l’avanî-bras que l’on rabat ainsi de haut en bas de manière à ÏS le chasser à gauche et en dehors de la ligne perpendiculaire du corps. (\'oir fig. 7). Coup de poiïig de figure demi-circulaire horizontal 32. — Ici, le boxeur doit beaucoup plus attendre de son adresse et de sa vitesse que de sa vigueur. Hn effet ce coup, qui, FiCi. 8. — Coup tic poijjg Iioriüonuil mouvement) au premier abord, semble insignifiant, est extrêmement redoulable. Il est porté soit sur la mâchoire inférieure, soit sur l’oreille, la tempe ou la carotide mais il finit être très habile, car son exécution exige plus de temps que les coups de poing directs. Au point de vue pratique, il est nécessaire et prudent de le faire précéder d’une leinte ou d’un coup porté de rautre bras, de manière à le dissinuiler à l’adversaire. Deux .mouvements. — Premier moiivemen! Il faut allonger horizontalement le bras droit en arrière dans toute sa longueur, sans raideur, la main fermée, l’extérieur en dessus, par consé quent, la paume en dessous. (\'oir fig. S.) Deuxième mouvemenl Lancer le bras droit d’arrière en avant, eu lui fitisant décrire un demi-cercle horizontal, de manière à LA BOXE FKAKÇAISE frapper la partie gauche de la figure avec le côté du poing, En même temps qu’on exécute le premier mouvement, on allonge le bras gauche en avant de toute sa longueur. (Voir fig, 8.) Au deuxième mouvement, il faut le ployer comme il est prescrit pour le premier mouvement du coup de poing de figure direct sur place. (\’oir fig, 3.) ViO, lü. — ParaJe du coup de l'iG* 9. — Coup de poing liori poii^g horiïOTitnl mninl {2"* mouvement) (le ci.up peut également être porté au flanc et au creux de l’estomac, quand on est en fausse garde. ün peut aussi exécuter le coup de poing horixoutal, le bras raccourci et arrondi; pour cela il faut être très rapproché de son adversaire, ou engagé corps à corps avec lui. 11 y a une troisième manière de porter le coup de poing hori zontal il s’exécute en tournant le corps, (^’oir 6 partie, Parade du coup de poing de figure denu-circulaire horizontal 35, —CDn pare le coup de poing de figure demi-circulaire horizontal par la parade du coup de poing de figure direct, lors- COLTS, PAUADES et MOUVEMENTS qu’il est porte à la figure (voir fig, lü), et on le parc aussi par la parade du coup de poing de flanc direct, lorsqu’il est porté au flanc. Di:s COUPS DI- PIH15 BAS EX GÉNÉRAL 34. — Le coup de pied Ixis est craindre, tant au point de vue de sa un des coups les plus à iacilité d’exécution, de sa Fitj. II. —^ Coup de pied bas Fig* 12. — I^arade du coup Je pied bas (Fsqiiive) rapidité et de sa force, que par la surprise qu’il cause toujours à un adversaire ignorant la boxe française. Porté avec succès, il met généralement l’adversaire hors de combat. Porté en fausse garde, ce coup est terrible, il peut frac turer le tibia. Dans la vraie itarde il est moins à craindre, car il ne peut porter que sur la partie externe de la jambe, c’est-à-dire sur la partie charnue du mollet. Si le coup de pied bas est dangereux, son coup d’arrêt l’est bien davantage, et l’on ne saurait trop s’en défier en présence d’un adversaire bien exercé. Nous l’expliquerons dans la cin quième partie. l-A HOXE FRAMÇAtSK Nous conseillons l’étuJc sérieuse de ces deux exercices, le coup de pied bas et son coup d’arrêt particulièrement aux per sonnes de petite taille ou d’un certain âge, ou d’une conforma* lion savantageusc. Coup de pied bas sur place ^55. — Deux .mouvements. ^— Premier fiioiive)iiei!l La jambe droite étant légèrement fléchie, il faut la lancer vivement et directement en avant, de manière que le talon rase, en passant, le côté interne du pied gauche et que le milieu du pied droit, placé en travers, frappe au tibia la jambe de radversaire, le pied tendu, la pointe baissée vers le sol et dirigée en dehors et à l^oiir porter le coup, il faut détendre la jambe droite avec vigueur au moment ou elle dépasse la jambe gauche, et eu même temps lancer les bras dans toute leur longueur de chaque côté et en arriére du corps. (\’oir fig. it.) Ce dernier mouvement augmente l’impulsion donnée par la détente de la jambe et maintient le corps en parhiit équilibre. Deuxième mouvement Après avoir frappé, il faut reporter vivement la jambe en arriére et reprendre aussitôt la position de garde à gauche. (\'oir fîg. i.) Durant l’exécution de cet exercice, le pied gauche ne bouge pas, mais la jambe doit fléchir le plus possible, au moment de ta détente de la jambe droite, ce qui facilite l’allonge et fait porter le coup très bas. DES P.AR.VDES DU COUP DE PIED iî-\S EN CEnEKAI. 5 36. — Il V a quatre manières principales d’éviter le coup de pied bas, ou autrement dit, quatre parades: la première se nomme esquive la deuxième changement de garde en arriére; la troisième coup d’arrêt la quatrième ramassement de Ces quatre parades sont très pratiques. La première s’exécute COUPS, PARADES ET -MOUVEMEXTS en vue d’une riposte à l’attaque du coup de pied bas la deuxi(ime pour gagner du temps ou changer de position la troisième peut être la plus sérieuse elle consiste à parer avec le pied placé en travers, en arrêt j elle a en outre l’avantage de laisser les bras libres et prêts à la riposte du coup de pied ou du coup de poing. On peut aussi rexécuter en fléchissant la jambe et en la déten dant comme pour le chassé-croisé; le coup n’en a que plus de force, puisqu’il y a deux chocs le coup de pied bas et le coup d’arrêt. L’exécution de la quatrième est plus diflicilc. H iaut y mettre la plus vive attention, la plus grande agilité, car les tireurs habiles, pour faire parer par des ramassements, font des feintes en bas et frappent en haut. Parade du coup de pied bas sur place (esquive) Deux mouvements. Prcmkr mouvement Il faut esquiver la jambe gauche en la ployant et en l’élevant perpendi culairement en avant, le genou placé en haut, le pied tendu, la pointe baissée et dirigée vers le sol, le corps restant en équilibre sur la jambe droite rendue. (\’üir fig. 12.) Deuxième monvemenl Replacer le pied gauche dans sa position première. Observation, — Chaque fois qu’on évite le coup de pied bas par l’esquive, c’est avec l’inlciuion de riposter; en ce cas, après avoir esquivé le coup de pied bas, il faut gagner la mesure en portant le pied gauche en avant du numéro 2 sur le numéro 3, et riposter vivement de la jambe droite. Coup de pied bas en marchant 38. — Deux mouvements. — Premier mouvement Hxécuter ce qui est prescrit pour le-premicr mouvement du coup de pied bas sur place. (\'oir lig, 11.) Deuxième monvemeui Après avoir frappé, au lieu de replacer 6o LA IlOXE FRANÇAISE hi jambe droite en arrii^re, comme il est prescrit dans le deuxième mouvement du coup de pied bas sur place, i! faut, en levant légèrement le talon gauche, pivoter sur la pointe du pied, poser le pied droit en avant sur le numéro 3, puis exécuter avec la jambe gauche ce qui vient d’être prescrit pour la jambe droite, en posant le pied gauche en avant sur le numéro 4, Continuer ainsi jusqu’à ce que le pied gauche se trouve placé sur le numéro 8, et le pied droit sur le numéro 9, Parade du coup de pied bas en marchant 39. — Il suffit de changer de garde en arriére à chaque coup de pied bas porté en marchant par radversaire. Coup de pied bas en rompant 40. — Trois mücvemen'TS. — Ktant placé garde à droite, le pied droit sur le numéro 9, le pied gauche sur le numéro 8. Premier et deuxieme nwtWemeuts Exécuter avec la jambe gauche ce qui est prescrit pour les deux mouvements du coup de pied bas sur place (voir 35) puis, après avoir frappé et replacé le pied à sa première position, exécuter le Iroisième mouvemeul par un changement de garde en arriére. Continuer ainsi jusqu’à ce que le pied droit se trouve placé sur le numéro i et le pied gauche sur le numéro 2. Parade dn coup de pied bas en rompant ^41. — Cette parade est la même que celle du coup de pied Pour la troisième parade, voir la cinquième partie, des coups Pour la quatrième, voir la quatrième partie, des ramasse cours, PARADES ET MOUVEMENTS 6l GAGNER LA MESURE 5 42- — Le coup tic pied bas s’exécute aussi en gagnant la mesure, ce qui A’eut dire que lorsqu’on se trouve trop éloigné de son adversaire pour le toucher d’un coup de pied bas, ü suffit de porter le pied gauche en avatit sur le numéro 5 et, au même moment où le pied pose à terre, porter le coup de pied bas aussitôt, reporter le pied droit en arriére sur le numéro i et le pied gauche sur le numéro 2, pour reprendre la première posi tion. On exécute aussi ce mouvement en sautant. Il suffit pour cela d*en précipiter l’exécution. DES COUPS DE [>IED DE FLANC DEMI-CIRCULAIRES HORIZONTAUX. EX Général 43. — Le coup de pied de flanc doit frapper l’adversaire sous les côtes dans la vraie garde, et au creux de l’estomac dans la fausse garde. Bien porté, il coupe la respiration et livre l’ad versaire sans détensc. Le coup de pied de flanc sur place indique qu’après avoir frappé, on sc tient sur la défensive. Dans une intention con traire c’est-à'dirc avec celle de frapper une seconde fois, on exé cute le coup de pied de flanc en marchant quant au coup de pied de flanc en rompant, il s’exécute quand on suppose à son adversaire l’intention de riposter en marchant. Coup de pied de flanc demi-circulaire horizontal sur place 44. Quatre mouvements. Premier jnotivetiienl Il faut tourner et iaire face à gauche en pivotant sur le talon dn pied gauche, et diriger la pointe de ce pied vers la ligné G. Par ce mouvement, l’épaule gauche est entièrement eflacée et inclinée en arriére, les bras, conservant leur position, se trouvent alors placés du côté gauche du corps. (Voir fig. 13.) Deiixièrue iiioiivement M\ même moment élever la jambe droite en hi ployant horizontalement en avant, le pied tendu, le talon rapproché le plus possible de la fesse. (\'oir fîg, 14.) Dans celte position le genou, le talon et la pointe du pied se trouvent placés sur une ligue horizontale. Troisitme mouvement Détendre horizontalement la jambe en frappant au-dessus de la ceinture le flanc de l’adversaire avec la I-IG. IJ Coup Je pîcJ Je flanc (i niouvemeiu) l'iG, 14 (2 mouvement) pointe du pied, par une détente vigoureuse de la jambes (Voir Oualncme mouvement Après avoir frappé, reployer la jambe en arriére en pivotant vers la droite sur le talon gauche, et re placer le pied droit sur le numéro i pour reprendre la garde à Etant placé en vraie garde, ou frappe sous les côtes étant placé en fausse garde, on frappe au creux de l’estomac. 45. — Observation sur la position des bras. — La position des bras telle qu’elle est expliquée pour le coup de pied horizontal, le chassé-croisé et le coup de pied en tournant, a pour but de couvrir le corps, de le maintenir en équilibre et de façon à pou voir poser les mains à terre avec facilité en cas de chute. COUPS, PARADES El' MOUVEMENTS DH LA PARAI5E DU COUP DE PIED DE FLAXC DEMI-CIRCULAIRE HORI/-ONTAI, EX GENI-RAL c ^6, — 'j'cllc qu’cllc est enseignée ci-dessous, et bien exé cutée, cette panide peut avoir le double avantage de parer et de Fig. 16. — l*:ir;iiie du coup de pied de fl.inc Fig. 15. — Coup de pied de flanc (î"" inoiivemciit) frapper, car en frappant avec force sur la jambe de l’adversaire, comme il est prescrit ci-dessous ( 47), il est certain que ce dernier ne pourrait plus continuer la lutte, car la cas équivaut à un coup d’arrêt sur la jambe. Pour dans la leçon, il faut parer les coups de pied avec verte, de manière à ne pas faire Je mal. parade en ce cette raison, la main ou- Parade du coup de pied de flanc sur place 47, — Deux mouvements. — Preinki' moiiveineiil Il faut passer l’avant-hras gauclie au-dessus et en dedans de la jambe droite de l’adversaire. Deuxieme moiiveine}!! Porter un vigoureux coup de poing Je LA BOX1-: rUAN’ÇAlSE haut en bas sur le tibia de la jambe de l’adversaire de manière à la chasser à gauche en dehors de la ligne perpendiculaire du corps. (\'oir fig. i6.) Coup de pied de ilanc en marchant 48. — 11 s’exécute d’après les mémos principes que le coup de pied de flanc surplace. (\’oir 44.) Étant placé garde à gauche, après avoir frappé de la jambe droite, il faut poser le pied en avant sur le numéro 3, la pointe dirigée vers la lettre A. Hnsuitc frapper de la jambe gauche et poser le pied en avant sur le numéro 4, la pointe dirigée vers la lettre A. Continuer ainsi jusqu’à ce que le pied gauche soit placé sur le numéro 8, et le pied droit sur le niiniéro 9. On est alors placé garde à droite. 49. — La parade du coup de pied de flanc en marchant est la même que celle du coup de pied de flanc sur place, (Voir On peut aussi employer le changement de garde en arriére. Coup de pied de flanc en rompant Jn 50. — Il s’exécute d'après les mêmes principes que le coup f de pied de flanc sur place (voir Ç 44), étant placé garde à droite, le pied droit sur le numéro 9, le pied gauche sur le nu méro 8. .Après avoir fi'appé de la jambe gauche, il tant roployer la jambe en arrière en pivotant vers la gauche sur le talon droit et replacer le pied gauche sur le numéro 8; puis changer de garde en arrière, en portant le pied droit sur le numéro 7; frapper en suite de la jambe droite et changer de garde eu arrière en por tant le pied gauche sur le numéro 6. Continuer ainsi ù frapper et à changer de garde en arriére jusqu’à ce que le pied gauche soit placé sur le numéro 2 et le pied droit sur le numéro i. COUPS, PARADES ET MOUVEJtEN’TS 51. — La parade du coup de pied de liane eu rompant est la même que celle du coup de pied de flanc sur place, (^'üir 47.) 5 52. — Le coup de pied de flanc s’exécute aussi en ga gnant la mesure. (Voir 42.) Fig. ij. — Coup de pied de poitrine Fig. iS. — Piinidc du coup de pied de poitrine Coup de pied de poitrine 55, — Les principes de ce coup sont les mêmes que ceux du coup de pied de flanc sur place. (Voir 44.) Il s’exécute sur place en marchant et en rompant. Pour ce coup seul, les deux adversaires doivent être placés en fausse garde. On dirige le coup à la poitrine. (V'oir fig, 17,) On l’emploie le plus souvent avec succès dans lahïusse garde. Dans cette posi tion, la jambe placée en arriére peut frapper à volonté à la poitrine et obliger l’adversaire à parer du bras de devant, ce qui permet de doubler le coup au creux de l’estomac, l’adversaire n’étant pas placé pour parer facilement ce dernier coup. Le coup de pied de poitrine s’exécute aussi en gagnant la me LA BOXE EHAXÇAISE Parade du coup de pied de poitrine 5 54, — L’adversaire placé en fausse garde à gauche poric avec la janihc droite son coup de pied de poitrine, qu’il faut parer avec la main droite ouverte, la paume en bas, les doigts réunis en haut, l’intérieur tourné tace à gauche, eu faisant une forte opposition sur le cou-de-pied pour chasser la jambe de l’ad versaire en dehors à gauche. (Voir fig. iS.) Si l’adversaire est placé en fausse garde à droite, il faut parer le coup de pied porté de la jambe gauche avec la main gauche. Fig. 20 — PiiraJe du coup de pied de figure Fig. 19. — Coup de pied de figure Coup de pied de figure ^55. — Tous les tireurs ne peuvent pas se servir de ce coup, lin effet, il ne faut pas rexécuter dans le combat et même dans l’assaut, si l’on n’est pas doué d’une grande souplesse de jambe et d’uuc grande facilité d’élévation, car il peut déplacer le centre de gravité et il oblige à se rapprocher de radversaire pins que dans les autres coups. C’est pourquoi nous le classerions volontiers parmi les exer cices d’assouplissement et même parmi les coups de fantaisie. 56. — Les principes du coup de pied de figure sont les memes que ceux du coup de pied de flanc. (Voir 44.) II s’exé cute sur place, en marchant et en rompant, et en dirigeant le coup à la figure. (Voir fig. 19.) Ou l’exécute aussi en gagnant la mesure. (Voir 42.) Parade du coup de pied de figure 57. — Ses principes sont les mômes que ceux prescrits potir la parade du coup de poing de figure direct. (Voir fig. 20 pour la parade et 19 pour les principes.) Fig. 22. — P;ir.itie du coup de pied direct Fie, 2i, — Gsup de pied direct Du coup de pied direct 58. — Ce coup est efficace, à condition toutefois qu’il soit porté avec une grande vitesse. Autrement il est périlleux, car il offre à l’adversaire des facilités à la prise de jambe, et en ce cas la chute est inévitable. Nous expliquerons dans la quatrième partie le moyen d’éviter la chute. On l'emploie le plus souvent contre un adversaire qui cherche à ramasser les jambes ou qui se lance le corps penché en avant pour porter un coup Je tête j on vise le creux de l’estomac. Eli un mot, ou s’eu sert avec succès chaque fois que l’adver saire, par sa position offensive, présente le haut du corps en avant. Ce coup était fort usité du temps de la vieille méthode (nom mée savate). cette époque les tireurs tenaient la garde basse et penchaient souvent le haut du corps en avant pour ramasser les jambes. Coup de pied direct sur place 59. — Trois mouvements. — Premier niouvemetil 11 faut élever la jambe droite en avant verticalement, en la ployant, le genou élevé à hauteur de la ceinture, le pied tendu, la pointe baissée et dirigée vers le sol, le haut du corps fortement incliné en arriére. (Voirfig. 21.) Deuxième mouvemoit Détendre vivement la jambe droite avec force en avant, en ligne directe pour frapper Je la pointe du pied au creux de l’estomac en même temps, lancer les bras dans toute leur longueur de chaque côté et en arriére du corps. Comme pour le coup de pied bas, ce dernier mouvement aug mente l’impulsion donnée par la détente de la jambe, et main tient l’équilibre du corps. (Voir fîg, 21.) Troisième moiwemeni Aussitèvt le coup porté, retirer vivement la jambe droite en arriére et poser le pied sur le numéro i, pour reprendre la position de garde à gauche. Dans l’application pratique de ce coup, il faut que la jambe passe par la flexion et rextension, sans s’y arrêter le coup doit fouetter. On peut aussi l’exécuter en gagnant la mesure. (Voir 42.) Parade du coup de pied direct sur place 60. — C’est la même que celle du coup Je pied Je flanc sur place. (\'oir 47, fîg. 16.) Mais on frappe de haut en bas sur la jambe de l’adversaire, de manière à le faire tomber en avant pour riposter au coup de poing. Comme parade, on emploie avec avantage le ramassement de cours, PAKADES ET MOUVEMENTS jiimbe. (Voir le ramasscnient du coup de pied direct, fîg. 51 et 5 i 7 î> 4 pitrtie.) On se sert aussi du coup d’aiTct. (\’'oir le coup d’arrêt sur l’attaque du coup de pied bas, 137 et fig. 33, partie.) Pour la parade du coup de pied direct sur place, voir figure 22. DUS COUPS DE PJHD CHASSÉS-CROISÉS EX GÉNÉRAL 61, — Selon nous, le coup de pied chassé-croisé est le plus sérieux au point de vue pratique, tant par sa facilité d’exécution que par ses redoutables effets. L’homme de petite taille ou d’une conformation désavantageuse, ou d’un certain âge, peut rem ployer avec succès, car ce coup peut être porté sur la jambe, sur la cuisse, au flanc et au creux de l’estomac. Les hommes de grande taille peuvent frapper plus haut, mais pour le maintien de leur équilibre, nous renouvelons la même observation que pour le coup de pied de figure, c’est-à-dire pour tous les coups portés au-dessus des hanches. Le chassé-croisé s’exécnie de trois manières et d’après le même principe, mais dans l’exécution, il varie scion les cir constances. Il est utile d’en démontrer la différence pour suivre avec plus de facilité les leçons de la deuxième partie. d à Chassé-croisé sur place J 62. — Le chassé-croisé sur place s’ evant comme coup d’arrêt. (\'^oir les exécute de la jambe de coups d’arrêts, 191 Chassé-croisé en marchant i 6) -— Quatre .mouvements. — Le pied droit placé sur le numéro i, le pied gauche sur le numéro 2. Preniier mouvement 11 finit faire face à droite en dirigeant la pointe du pied gauche vers la ligne D. Lar ce mouvement, l’épaule gauclie est placée en avant vers LA BOXE I HAN'ÇAISE la lettre A, et l’épaule droite en arrière vers la lettre B, le corps doit être incliné de ce dernier coté, et taisant passer immédia tement le bras gauche devant le corps; le bras droit étant presque allongé à droite, les bras se trouvent tous deux du côté droit, la jambe droite est ployée et la jambe gauche tendue. (Voir Fig, 25. — (i*‘^ inüuveinent) Chassé-croisé (2'^ mouvement) Deuxième mouvement Croiser les jambes en passant la jambe droite derrière la jambe gauche et dépassant celle-ci de manière que le pied droit soit placé sur le numéro 5, la pointe du pied également tournée vers la ligne D, (Voir fig, 24,) Pour la facilité de ce mouvement, il faut fléchir les jambes eu s croisant. Troisième mouvement Lever et ployer horizontalement la jambe et la cuisse gauche, le genou rapproché du corps et dirigé vers la ligne D; le pied fléchi, le talon dirigé en avant. (Voir fig. 25.) Quatrième mouvement Détendre vigoureusement la jambe gauche en avant, en ligne directe et horizontale, en frappant avec le dessous du talon, au-dessus des hanches, ou au creux de l’estomac. (Voir fig, 26.) COUPSj PARADES ET MOUVEMENTS Ce coup porté, il faut reprendre la position garde à gauche, en posant le pied gauche en avant sur le numéro 4, la pointe du pied dirigée vers la lettre A. Ensuite il faut changer de garde en avant, en posant le pied droit en avant sur le numéro 5,1a pointe du pied dirigée vers la lettre A, ce qui détermine naturellement la position de garde à droite. Pour continuer, le pied droit est placé sur le numéro 5, le pied gauche sur le numéro 4. Fig. 25. Cliassê-croisc (î* inouvemem) Preitiier iriouvemetil 11 faut faire hice à gauche en dirigeant la pointe du pied droit vers la ligne G. Par ce mouvement, l’cpaulc droite est placée en avant vers la lettre A, et l’épaule gauche en arrière vers la lettre B; le corps doit être incliné de ce dernier côté, et, laissant passer immédia tement le bras droit devant le corps, le bras gauche étant presque allongé à gauche, les bras se trouvent tous deux du côté gauche, la jambe gauche est ployéeet la jambe droite tendue. (Voir fig. 25.) Deuxième imnivemeu! Croiser les jambes en passant la jambe gauche derrière la jambe droite et dépassant celle-ci de manière que le pied gauche soit placé sur le numéro 6, la pointe du pied également tournée vers la ligne G. (Voir fig. 24.) LA BOXE Î'IÎAXÇAISE Pour I;x facilite de ce mouvement, il faut fléchir les jambes en les croisant. Troisième mouveHient Lever et ployer horizontalement la jambe et la cuisse droite, le genou rapproché du corps et dirigé vers la ligne G, le pied fléchi, le talon dirigé en avant. (Voir Qiiolnètttc moiiz'ément Détendre vigoureusement la jambe droite en avant, eu ligne directe et horizontale, en frappant avec le dessous du talon, au-dessus des hanches, ou au creu.v de l’cstomac. (V'oir fig. 26.) Ce coup porté, il faut reprendre la position garde à droite en posant le pied droit en avant sur le numéro 7, la pointe du pied dirigée vers la lettre A. Knsuitc il faut changer de garde en avant, en posant le pied gauche en avant sur le numéro 8, la pointe du pied dirigée vers la lettre A, ce qui détermine natu rellement la position de garde à gauche. Exécuter alors les chassés-croisés en rompant comme il suit Chassé-croisé en rompant 64. — Comme il est indiqué ci-dessus, le pied droit est placé sur le numéro 7, le pied gauche sur le numéro 8. Il faut d’abord exécuter les quatre mouvements prescrits pour le cha.ssé-croisé en marchant, puis reployer vivement et horizon talement la jambe gauche eu arriére en pivotant à gauche sur le talon droit, et replacer le pied gauche en arriére sur le numéro 8 de manière a reprendre la position de garde à droite. Exécuter alors deux changements de garde en arriére, en portant le pied droit du numéro 9 sur le numéro 7, et le pied gauche du numéro 8 sur le numéro 6. Etant placé garde à droite, comme il est indiqué ci-dessus, le pied droit sur le numéro 7 et le pied gauche sur le numéro 6, il faut d’abord exécuter les quatre mouvements prescrits pour le chassé-croisé en marchant, puis reployer vivement et hori zontalement la jambe droite en arriére, en pivotant à droite sur le talon gauche, et replacer le pied droit en arriére sur le numéro 7, de manière à reprendre la position de garde à gauche. Exécuter alors deux cliangcnieiits de garde eu arrière, en portant le pied gauche du numéro 8 sur le numéro 6, et le pied droit du numéro 7 sur le numéro 5, Dans cette position, garde à gauche, continuer de la même façon, jusqu’au numéro t. ^65. — Le chassé-croisé s’exécute aussi en sautant et d’après les principes indiqués ci-dessus sans changer de garde. On bondit en avant en croisant les jambes, de manière que la jambe placée en arriére vienne remplacer la jambe qui porte le coiipi puis celle-ci, par un bond en arrière, remplace celle-là. On peut aussi exécuter le chassé-croisé en sautant sans croiser les jambes, il suffit qu’eu bondissant, le pied de derrière remplace le pied de devant pendant que celui-ci frappe, Ensuite ils reprennent leur première position. Ces coups s’exécutent dans l’une et l’autre garde. Fig, :6. — Cliassé-croisé (4* mouvement) Fig. 27.— Pnrade du cIntssê-Croisé Parade du chassé-croisé 66. — Cette parade est la même que celle du coup de pied de flanc horizontal. (Voir fig. 27.) On peut aussi parer le chassé-croisé par la parade dite prise en dehors, qui s’exécute LA HONE ERANÇAISE tic la main droite pour le coup porté par la jambe droite et de la main gauche pour le coup porté de la jambe gauche. Pour parer, il faut passer la main droite par dessus et der rière la jambe droite de l’adversaire ejui frappe, puis chasser la jambe en donnant une forte impulsion de gauche à droite, en dehors, l.a main doit porter son effort sur la partie comprise entre le mollet et le talon. Cette parade a donc pour objet de faire pivoter l’adversaire sur lui-mème, et ainsi de compromettre son équilibre. (\’oir fig. 39, parade prise en dehors, .4'= partie.) Il V a encore une autre parade qui consiste à porter un vigou reux coup de poing par dessus la jambe qui frappe, de manièreà la rabattre de haut en bas et faire tomber l’adversaire en avant, ce qui facilite les ripostes de coup de poing et Je coup de pied bas. )>U COUP 13E PIED EK TOURNAKC SUR PL.-VCH 67. — De prime abord, ce coup semble difficile à exécuter; il l’est, en effet, plus que le coup de pied en tournant en mar chant, car il exige de l’élan et de l’équilibre, et, au lieu d’un demi-cercle, le corps doit décrire un cercle entier mais c’est de cette dernière condition que vient sa facilité d’exécution. Grâce à rimpulsion imprimée au corps pour décrire le cercle, la jambe est ramenée à sa première position, tandis que rautre pivote. Par la suite de ces exercices, le mouvement du coup de- pied en tournant sur place devient presque naturel, tandis que pour le coup de pied en tournant en marchant, il est difficile d’arrêter l’impulsion donnée au corps par la détente de la jambe pour ne décrire qu’un demi-cercle, puisque, après avoir frappé, la jambe doit rester en avant. Le coup de pied en tournant sur place a l’avantage de pré venir la riposte du coup de pied bas, que hivorise, au contraire, le coup de pied en tournant en marchant. 68. — Règle géiiérak. — Il faut se défier de la riposte du coup de pied bas, chaque fois qu’aprés avoir frappé, la jambe vient se placer en avant. (\h')ir 182 et fig. 40. Observations générales sur les ripostes, 4*^ partie.) Il faut surtout sc défier de la riposte du coup de pied bas porté sur la jambe qui sert de pivot et de point d’appui on peut l’éviter par un coup d’arrêt porté avec la même jambe qui vient de porter le coup de pied en tournant; pour cela, il faut, apres avoir frappé, arrêter l’impulsion donnée au corps comme pour le coup de pied en tournant en marchant, et porter le coup d’arrêt. (Voir les coups d’arrêt sur l’attaque du coup de pied Coup de pied eu tournant Coup de pied en tournant sur place 69. — Trois mouvements. — Le pied droit placé sur le numéro i, le pied gauche sur le numéro 2. Premier mouvement U faut faire un demi-tour à droite sur place en pivotant sur les deux talons, de manière à ce que la pointe des pieds soit dirigée vers la ligne G. Par ce mouvement, l’épaule droite se trouvera placée en avant et dirigée vers la lettre A, l’épaule gauche en arriére vers la lettre B les bras n’ayant pas bougé de leur position se trouve ront naturellement placés de ce dernier côté. (Voir fig. 28.) LA BOXE FIIAXÇAISE Deuxième mouvement Lever et ployer horizontalement la jambe et la cuisse drolîe, le genou rapproche du corps, et dirigé vers la ligne G, le pied fléchi, le talon dirigé en avant. (Voir Troisième mouvement Détendre vigoureusement la jambe en avant, en ligne directe et horizontale en frappant avec le dessous du talon, au-dessus des hanches ou au creux de l’estomac. riG. 50. — Coup de pied en tournant {5** mouvement) l'iG* 31. — Parade de coup de pied en tournant .Vprès avoir frappé, il faut reployer vivement et horizontale ment la jambe droite en arrière à droite en pivotant sur le talon gauche, et reporter le pied droit en arriére sur le numéro 1, de manière à reprendre la première position qui était la garde à Dans ce mouvement, le corps fitit un tour complet sur luimême. Le coup de pied en tournant sur place s’exécute également dans la garde à droite, d’après les principes prescrits pour la garde à gauche, mais par les membres inverses. Coup de pied en tournant en marchant C ^o. — Le coup de pied en touniant en marchant s’exécute exactement d’après les principes du coup de pied tournant sur place après avoir frappé, au lieu de replier la jambe pour la reporter en arriére, il faut la laisser étendue et poser le pied en Exemple Étant placé garde à gauche, après avoir porté le coup de pied en tournant de la jambe droite, il faut poser le pied droit en avant du pied gauche sur le numéro 3, la pointe dirigée vers la lettre A. Étant placé garde à droite, après avoir porté le coup de pied en tournant de la jambe gauche, il faut poser le pied gauche en avant du pied droit sur le numéro 4, la pointe dirigée vers la lettre A et continuer ainsi de suite jus qu’au numéro 9. PARADE DES COUPS DE PIED EN TOURNANT r I. — Les coups de pied en tournant exécutés par un adver saire peu habile sont faciles â éviter sans recourir à la parade des bras. Il suffit d’un changement de garde en arrière, d’un bond on arrière, ou d’un écart. Dans le cas contraire, la parade de ces coups, lorsqu’ils sont porté's au flanc, à la poitrine ou à la figure, est celle des coups de pied chassés-croisés, des coups de pied de flanc, de poitrine et de figure. La figure 31 représente la parade prise en dehors. 5 72. — Observons qu’un tireur habile profite quelquefois du moment où son adversaire tourne pour le frapper par derrière. Observons aussi que certains tireurs, au lieu de frapper direc tement, portent leurs coups en fauchant. C’est ce qui a donné lieu aux critiques d’autrefois sur le coup de pied eu tournant cette manière de l’exécuter nous paraît en effet inférieure à celle que nous femployoïis et que nous indiquons ci-dessus. ( 69.) Car CCS coups ont moins de force et de vitesse ils facilitent les rentrées de coups de poing et de coups de pied, les prises de jambes, et, au point de vue de l’équilibre, ils sont également défectueux. 73, Le coup de pied en tournant ne s’emploie avec succès que dans les cas suivants 1° Lorsque sur un coup de pied de flanc, de figure ou chassécroisé, l’adversaire prend la parade en dehors pour riposter au coup de poing 2° Lorsqu’à la suite des coups énoncés ci-dessus, on perd l’équilibre et qu’on tombe en avant ou de côté 3“ Pour doubler un coup, c’est-à-dire, en le faisant précéder d’un autre coup; 4“ lui riposte, soit en haut, au creux de l’estomac, soit en bas, sur la jambe* EXERCICES D’ASSOUPLISSEMEKT POUR FACILITER L'ELEVATION, LA FLEXION ET LA DÉTENTE DES JAMBES 73 /lis. — Ohen'a/ioti, — Aux élèves qui manqueraient de souplesse pour lever, fléchir et détendre les jambes avec facilité, nous conseillons les exercices ci-dessous Elévation do la jambe en avant 74. — I"'' Exercice — Les mains étant placées sur les hanches, lever la jambe tendue directement en avant, sans rai deur,Je pied également tendu, la pointe dirigée en haut. Élévation de la jambe en arriére C -f — 2 Exercick. — Lever la jambe tendue directement en arriére, sans raideur, le pied également tendu, la pointe diri gée vers le sol. 5 76. “ Pour maintenir l’équilibre du corps pendant l’exécu tion de ce mouvement, on peut, en même temps qu’on lève la jambe en arriére, lever les deux bras en avant. cours, PARADES ET MOUVEMENTS Élévation latérale des jambes C -J. — jc Exercice. — Lever la jambe tendue sur le côté, sans raideur, le pied ployé et placé horizontalement. Pour maintenir l’équilibre du corps pendant rexécution de cc mouvement, on peut, en même temps qu’on lève la jambe sur le côté, lever le bras qui se trouve du côté contraire à cette jambe. Flexion de la jambe eu avant C 78, —* 4*^ Exercice. —Fléchir la jambe en avant, en élevant le genou le plus haut possible, le pied tendu, la pointe dirigée vers le sol. Flexion de la jambe en arriére — 5*^ Exercice. — h’iéchir la jambe en arriére, le pied tendu. Dans ce mouvement, le genou ne bouge pas de sa posi tion, le pied doit être tendu, la pointe dirigée vers le sol, le talon rapproché le plus possible de la fesse. Flexion des cuisses, des jambes et des pieds 'j 80. — 6 Exercice. — Fléchir le corps sur les jambes, les genoux ployés et écartés, les talons levés et joints comme si 011 voulait s’asseoir dessus, les pointes des pieds écartées, le busle 8r. — Obsenvalioii. — Pour maintenir Péquilihrc du corps pendant l’exécution de ce mouvement, 011 peut, eu mémeîL'inps qu’on fléchit les jambes, lever les deux bras horizontalement de chaque côté, 3 82. — On peut encore exécuter le mouvement ci-dessus, sans lever les talons, les genoux et les pointes des pieds rapprocltés e*t en levant les bras en avant. Pour les élévations de jambes, on aura soin d’en augmenter B LA nOXE FRANÇAISE la hauteur graduellement à mesure que la souplesse acquise le permettra, sans avoir recours à un grand eflbrt. Tous ces exercices sont des plus faciles, on peut les exécuter seul, dans un espace très restreint. Kn les répétant tous les jours, dix fois, de chaque jambe, on est assuré d’un résultat parfait de souplesse et d’élévation. En exécutant les cinq premiers exercices, dix fois de chaque jambe, et le sixième dix fois, cela fait cent dix mouvements. Il faut trois minutes pour les exécuter. FIN DE J-A PREMIÈRE PARTIE DEUXIÈME PARTIE Exercices simples et combinés dans le vide La (ïfitxiè/iie (>nr!ie compreini vingi-qiintre exercices OBSERVATIONS GÉNÉRALES POUR LA DEUXIÈME PARHE 83. — La deuxieme partie se compose de vingt-quatre exer cices simples, combinés dans le vide. Ces exercices ont pour but i'* l’assouplissement 2" l’équi libre 3“ la forme des mouvements. Les leçons s’exécutent dans le vide. Nous userons des mêmes termes pour tous les coups de pied coup de pied de iîanc, de poitrine et de figure, sous la dénomination de coup de pied horizontal. Lorsque les leçons sont composées de plusieurs coups, pour exécuter chacun d’eux, on doit prendre la position telle qu’elle est prescrite dans la première partie, comme si ces coups étaient exécutés séparément. Il est entendu que l’explication de coup de pied sur place, indique qu’aprés avoir frappé, la jatiihc revient à son point de départ, et que, coup de pied en marchant, indique qu’aprés avoir frappé, on porte la jambe en avant. Le coup de pied en rom pant n’est que le coup de pied sur place, suivi d’un changement de gardé en arriére. LA BOXE l-’KANÇAISE Position de la garde 5 84. — Prendre la position de garde û gauche et de garde à oite, comme il est prescrit dans la première partie. ( 5.) Changements de garde en avant et en arriére 5 83. — Exécuter les changements de garde en avant jusqu’à que le pied gauche soit placé sur le numéro 8 et le pied droit ir le numéro 9, ensuite exécuter les changements de garde en riére, jusqu’à ce que le pied gauche soit placé sur le numéro 2 le pied droit sur le numéro i. Marches en avant et en arrière 86. — E.xécuter la marche en avant comme il est prescrit 13, jusqu’à ce que le pied gauche soit placé sur le numéro 9 et pied droit sur Je numéro 8, ensuite exécuter la marche en riére comme il est prescrit 14, jusqu’à ce que le pied gauche lit placé sur le numéro 2 et le pied droit sur 11 numéro i. Coup de poing de figure direct sur place 87. — Exécuter le coup de poiug de figure direct sur place, EXKRCICES SIMPI-ES ET COMBINÉS DANS LE VIDE dix fois du bras droit, dix fois du bras gauche, vingt fois du bras droit et du bras gauche alternativement. 4»= Exercice Coup de pied bas sur place, en marchant et en rompant 88. — Exécuter le coup de pied bas sur place, dix fois, puis en marchant, jusqu’à ce que le pied gauche soit placé sur le numéro S et le pied droit sur le numéro 9, ensuite en rompant jusqu’à ce que le pied gauche soit placé sur le numéro 2 et le pied droit sur le numéro r. 5^' Exercice Coup de pied horizontal sur place, en marchant et en rompant 89. — Exécuter le coup de pied horizontal sur place, dix fois, puis en marchant, jusqu’à ce que le pied gauche soit placé sur le numéro 8 et le pied droit sur le numéro 9, ensuite en rompant jusqu’à ce que le pied gauche soit placé sur le nu méro 2 et le pied droit sur le numéro 1. 6*: Exercice Feinte d'un coup de pied bas, coup de pied horizontal sur place, en marchant et en rompant 90. — Exécuter une feinte d’un coup de pied bas, suivie d’un coup de pîed horizontal sur place, dix fois. Exécuter la même leçon en marchant, jusqu’à ce que le pied gauche soit placé sur le numéro 8 et le pied droit sur le numéro 9, ensuite en rompant, jusqu’à ce que le pied gauche soit placé sur le nu méro 2 et le pied droit sur le numéro i. Observation. — Les deux précédents coups de pied s’exé cutent successivement de la même jambe, sans poser le pied à terre. l.A BOXE 1-RAKÇAlSE 91. Chaque lois que le coup Je pied horizontal est pré cédé du coup de pied bas, il faut, après avoir porté le coup de pied bas, pivoter sur la pointe du pied gauche, pour fliirc face à gauche et porterie coup de pied horizontal, et non sur le talon, comme il est prescrit pour le coup de pied horizontal sur place. 7*^ bXHKCICK Coup de pied horizontal et chassé-croisé en marchant 92. — Exécuter un coup de pied horizontal et uu chassécroisé successivement en marchant en avant, de la jambe droite, ensuite exécuter la même leçon de la jambe gauche et alternati vement. tS'" K.nekcice Coup de pied horizontal de la jambe droite, coup de pied en tournant de la jambe gauche en marchant 9v — Exécuter uu coup de pied horizontal de la jambe droite; après avoir frappé, poser le pîed en avant sur le nu méro 5, ensuite exécuter un coup de pîed en tournant de la jambe gauche après avoir frappé, poser le pied en avant sur le numéro 4, la pointe du pied dirigée vers la lettre A. Con tinuer ainsi de suite. Coup de pied bas de la jambe droite, coup de pied horizontal de la jambe gauche en marchant ^94. — Eixécuter le coup de pied bas de la jambe droite; après avoir frappé, poser le pîed en travers et eu avant sur le numéro 3, la pointe du pied dirigée vers la ligne D; ensuite exécuter le coup de pied horizontal de la jambe gauche et poser le pied en avant sur le numéro4, la pointe dirigée vers la lettre A, Continuer ainsi de suite. KXKRCIGES SIMPLES I I' COMÜIXKS DANS î.l-: P lO'-' Hxeiicîch Coup de pied bas de !a jambe droite, coup de pied direct de la jambe gauche eu marchant 9). — Exécuter lo coup de pied bas de la jauibe droite; après avoir frappé, poser le pied en travers et en avant sur le numéro 5, la pointe du pied dirigée vers la ligne D; ensuite exécuter le coup de pied direct de la jambe gauche et poser le pied en avant sur le numéro 4, la pointe dirigée vers la lettre A. Continuer ainsi de suite. Il'-’ Exkhcick Feinte d’mi coup de pied bas, feinte d’un chassé-croisé, chassé-croisé double en marchant 5 96. — Exécuter une teinte de coup de pied bas de la jambe droite, poser le pied en travers et eu avant sur le numéro 5, la pointe dirigée vers la ligne G, de manière à être placé, face à gauche, dans la position du premier mouvement du chassécroisé; ensuite exécuter im chassé-croisé sans frapper et deux chassés-croisés en frappant de la jambe droite eu marchant en 12'-’ Exekcich Feinte d'un coup de pied bas, coup de pied horizontal,chassé-croisé double, coup de pied en tournant sur place 5 97- — Exécuter une feinte de coup de pied bas suivie d'un coup de pied horizontal do la jambe droite; après avoir frappé, poser le pied en travers et en avant sur le nuntéro 5, la pointe du pied dirigée vers la ligne G, de manière à être placé lace à gauche dans la position de premier mouvement du chassé-croisé; ensuite exécuter successivement deux chassés-croisés en mar chant, de la jambe droite, suivis d’un coup de pied en tournant sur place, de la jambe gauclie. LA ÎJOXB FRANÇAISE IJ*: lilXKRCICE Feinte d’un coup de pied bas, feinte d'un coup de poing de figure, chassé-croisé en reportant la jambe eu arriére 98, — ExOciUcr une felnic de coup de pied bas de la jambe droite, suivie d’une feinte de coup de poing de figure du bras droit; ensuite poser le pied droit en travers et en avant sur le numéro 5, la pointe du pied dirigée vers la ligne G, de manière à être placé, face à gauche, dans la position du premier mou vement du chassé-croisé, puis exécuter un chassé-croisé en avant, replo)'er la jambe en arriére et poser le pied sur le nu méro 5. Continuer ainsi de suite. Feinte d'un coup de pied bas, feinte d’un coup de poing de figure, coup de pied en tournant sur place 99. — Exécuter une feinte de coup de pied bas de la jambe droite, suivie d’une feinte de coup de poing de figure du bras droit; ensuite poser le pied droit eu travers et en avant sur le numéro 3, la pointe du pied dirigée vers la ligne G; en même temps, pivoter vers la gauche, sur les deux taious, et diriger la pointe des pieds vers la ligne D, de manière à être placé dans la position du premier mouvement du coup de pied en tournant, puis exécuter lé coup de pied en tournant sur place de la jambe Observülwii et à droite. Cette leçon s’exécute alternativement à gauche Feinte d’un coup de pied bas, coup de pied horizontal, demi-tour à gauche en arriére, chassé-croisé en marchant 100. — Exééutcr une feinte de coup de pied bas suivie d’un coup de pied horizontal de la jambe droite; après avoir EXERCICES SIMPLES ET COMIUNES DANS LE VIDE frappé, laisser la jambe allongée; aussitôt, exécuter un demi tour à gauche en arriére en pivotant sur la pointe du pie gauche et poser le pied droit sur le numéro i, la pointe dt. pieds dirigée vers la ligne D, de manière à être placé dans I, position du premier mouvement du chassé*croisé ensuit' exécuter un chassé-croisé de la jambe gauche en marchatv en avant. Continuer ainsi de suite. Feinte d'un coup de pied bas, coup de pied horizontal, volter en arrière par la gauche, chassé-croisé en reportant la jambe er. arriére. lot. — Exécuter une feinte de coup de pied bas suivie d’un coup de pied horizontal de la jambe droite; après avoir frappé, laisser la Jambe allongée, aussitôt volter à gauche en arrière, poser le pied droit sur le numéro i et le pied gauche sui la lettre lî, la pointe des pieds dirigée vers la ligne G, di. manière à être placé dans la position du premier mouve ment du chassé-croisé, ensuite exécuter un chassé-croisé en avant de la jambe droite, reployer la jambe en arriére, puis poser le pied droit sur le numéro i et le pied gauche sur le numéro 2, Observai l'on. Pour volter à gauche en arriére, il furi d’abord pivoter sur la pointe du pied gauche et ensuite sur le talon du pied droit. Feinte d'nii coup de pied bas, coup de pied horizontal sur place, coup de pied en tournant sur place de la même jambe 102. Exécuter une feinte de coup de pied bas suivit d’un coup de pied horizontal sur place de la jambe droite, puis, après avoir reployé la jambe en arriére et posé le piec droit sur le numéro i, exécuter un coup de pied en tour- V b» LA UaXE I-IÏANÇAJSK liant sur place de la même jambe et poser de nouveau le pied droit sur le numéro i. iS*-' Hxekcice Feinte d’un coup de pied bas, coup de pied horizontal, demi-tour à gauche en arriére, coup de pied eu tournant sur place de la même jambe. 105. — Exécuter une feinte de coup de pied bas suivie d’un coup de pied horizontal de la jambe droite; après avoir frappé, laisser la jambe allongée, aussitôt exécuter un demi-tour à gauche en arriére en pivotant sur la pointe du pied gauche et poser le pied droit sur le numéro i, ensuite exécuter un coup de pied en tournant sur place de la même jambe, et poser de nouveau le pied droit sur le numéro i. 19' Exekcice Feinte d’un coup de pied bas, coup de pied horizontal, feinte de volte, chassé-croisé en reportant là jambe en arrière, coup de pied en tournant sur place de la même jambe. ro4. — Exécuter une feinte de coup de pied bas suivie d’un coup de pied horizontal de la Jambe droite, et, restant dans la position du coup de pied horizontal, laisser tomber la jambe droite en la faisant passer par devant la jambe gauche et poser le pied droit .sur le numéro i, la pointe du pied dirigée vers la ligne G; ainsi placé dans la position du deuxième mouvement du chassé-croisé, il faut frapper en exécutant ce qui est prescrit pour le troisième et le quatrième mouvement du chassé-croisé en rompant, c’est-à-dire qu’aprés avoir frappé, il faut reploycr la jambe droite en arriére et poser le pied droit sur le numéro i. Ensuite il faut exécuter un coup de pied en tournant sur place toujours avec la même jambe et poser de nouveau le pied droit sur le numéro 1. EXKRCICKS SIMPLES ET COMBINÉS DANS LK VIDE 20 Exkrcicj; Feinte d’un coup de pied bas en avant, suivie d'un chassé-croisé eu arrière, feinte d'un coup de pied bas suivie d'un coup de pied horizontal, feinte de volte, chassé-croisé en reployant la jambe en arrière, coup de pied en tournant sur place de la jambe droite. Observaliofi. — Cette leçon s’exécute sur place; les six pre miers mouvements successivenieiiî, sans poser le pied à terre, en SC maintenant en équilibre sur la jambe gauche. Ç 105. — Exécuter un coup de pied bas en avant de la jambe droite, ployer et détendre la jambe pour irapper en arrière comme il est prescrit pour le troisième et le quatrième mouve ment du chassé-croisé, ensuite exécuter un coup de pied bas suivi d’un coup de pied horizontal en avant, et alors étant placé dans la position du coup de pied horizontal, laisser tomber la jambe droite en la faisant passer par devant la jambe gauche et maintenant le pied droit au-dessus du numéro i, sans toucher le sol, la pointe du pied dirigée vers la ligne G; ainsi placé dans la position du deuxième mouvement du chassé-croisé, il faut frapper eu exécutant ce qui est prescrit pour le.trolsiéme et le quatrième mouvement du chassé-croisé en rompant, c’est-àdire qu’aprés avoir frappé il faut reployer la jambe droite en arrière et poser le pied droit sur le numéro i. Ensuite exécuter un coup de pied en tournant sur place, de la meme jambe, et poser de nouveau le pied droit sur le numéro r. Coup de pied bas en sautant en avant, chassé-croisé en sautant en arriére en reployaiit la jambe et en faisant face en arriére, coup de pied en tournant sur place de la jambe droite. Observation. — Les deux premiers mouvements de cette leçon s’exécutent en sautant, pour gagner la mesure. 106. — Exécuter un coup de pied bas de la jambe droite, en portant en même temps le pied gauche en avant sur le LA BOXE KRAKÇAISF, numéro 3, pour gagner la mesure; ensuite, avant de poser le pied droit à terre, exécuter un chassé-croisé en arrière de la jambe droite, le corps placé face à la ligne D, le coup dirigé en arrière vers la lettre B; aussitôt le coup porté, reploycr la jambe en faisant face en arriére vers la lettre B, le pied droit sur le numéro 2, la pointe dirigée vers la ligne G, le pied gauche sur le numéro i, la pointe dirigée vers la lettre B puis exécuter un coup de pied en tournant sur place de la jambe FA'KRCtCE Coup de pied bas et chassé-croisé en avant, reployer la jambe en arrière, coup de pied en tournant sur place de la jambe droite Observai ion. — Les deux premiers mouvements de cette leçon s’exécutent en sautant, pour gagner la mesure. 5 107, — Exécuter un coup de pied bas de la jambe droite, en portant en même temps le pied gauche en avant sur le numéro 3 pour gagner la mesure, ensuite avant de poser le pied droit à terre, faire lace à la ligne G, la pointe des pieds dirigée de ce dernier côté, ensuite exécuter, en sautant, un chassé-croisé en avant de la jambe droite en posant le pied droit sur le numéro 4 et le pied gauche sur le numéro 5 après avoir frappé, reployer la jambe en arriére, poser le pied droit sur le lumtéro 4. Buis exécuter un coup de pied en toiiinant sur place de la jambe droite, et poser de nouveau le pied droit sur le numéro 4. 2 3 '-’ Exercice Coup de pied bas eu sautant en avant de la jambe droite, chassécroisé en sautant en arriére de la jambe gauche, en reployant la jambe et en faisant iace en arrière, coup de pied en tournant sur place de la jambe droite. Observation .— Les deux premiers mouvements de cette leçon s’exécutent en sautant, pour gagner la mesure. 5 108. — Exécuter un coup de pied bas de la jambe droite, EXERCICES SIMPLES ET COMBINÉS DANS LE VIDE CD portant en même temps le pied gauche en avant sur le numéro 3, pour gagner la mesure et faire face à gauche après avoir frappé, passer ensuite la jambe droite par derrière la jambe gauche, poser le pied droit sur le numéro a, la pointe des pieds dirigée vers la ligne G; et ainsi placé, frapper do la jambe gauche en arrière, en exécutant ce qui est prescrit pour le troisième et le quatrième mouvement du chassé-croisé en rom pant, c’est-à-dire qu’après avoir frappé, il faut reployer la jambe gauche en arrière et poser le pîed sur le numéro 5, ensuite faire un demi-tour à gauche en tournant sur les deux talons pour revenir face en avant. Alors le pied droit sera placé en travers sur le numéro 2, la pointe dirigée vers la ligne D, le pied gauche sur le numéro 3, la pointe dirigée vers la lettre A. Ensuite exécuter un coup de pied en tournant sur place, de la jambe droite, et poser le pied sur le numéro 2, 24'-‘ Exercice Coup de pîed horizontal sur les quatre faces en avant, à gauche et en arriére, à droite, sans reposer le pied à terre 109. — Exécuter un coup de pied horizontal de la jambe droite en avant vers la lettre A; après avoir frappé, il faut reployci la jambe et, en même temps, faire bice à gauche pour porter le deuxième coup de pied horizontal vers la lettre G, puis porter le troisième coup vers la lettre lî, ensuite le quatrième coup vers la lettre D et le cinquième coup vers la lettre A. Continuer à exécuter le même coup en faisant face à droite en rcployaiit la jambe et en portant le premier coup vers la lettre D, le deuxième vers la lettre B, le trorsiéme vers la lettre G et le quatrième coup vers la lettre A, reployer la jambe et poser le pied droit sur le tinméro i. Pour les cinq premiers coups, il faut, pour faire face à gauche, lever légèrement le talon du pied gauche et lui faire décrire chaque fois un quart de cercle à gauche en pivotant sur la pointe du pied gauche. LA BOX K KRAN’ÇAtSK Pour 1 üs quatre derniers coups, il faut, pour faire face à droite, lever légèrement la pointe du pied gauche et lui faire décrire chaque fois un quart de cercle à droite en pivotant sur le talon Pour faciliter le mouvement du pivot, il faut, pour Pélévation légère de la pointe du pied ou du talon gauche, profiter de l’im pulsion que donne la jambe en se reployant après avoir frappé, pour pivoter plus facilement. FIS’ DE LA DEUXIEME PARTIE TROISIÈME PARTIE Exercices contre un adversaire Parades des coups de poing et coups de pied La irohième partie comprend dix-ueuf exercices f iio. ” Observations. — Dans la troisicnic partie, tous les coups de pied, soit en attaciiie soit en riposte, se portent en gagnant la mesure. Il tain avoir soin d’exécuter les parades à propos ne pas parer trop tôt, car c’est absolument comme si on parait trop tard, et surtout ne pas tourner la tête ni fermer les yeux au moment où l’adversaire porte son coup. D’ailleurs c’est une question de sang-froid que l’on acquiert par l’habitude. Hxercich lit. — Coup de poing de figure porté du bras droit. — Parer du bras gauche. (\’oir fig. 4 et 5.) Coup de poing de figure du bras gauche. Parer du bras droit. 2 '-‘ Exercice J 112. — Deux coups de poîng dc figure du bras droit et du bras gauche. Parer du bras gauche et du bras droit. Deux coups de poing de figure du bras gauche et du bras droit. — Parer du bras droit et du bras gauche, t? 3' Exercice 1x3. — Coup de poing de Banc porté du bras droit. — Parer du bras gauche, (Voir fig. 6 et 7.) Coup de poing de Banc du bras gauche. — Parer du bras droit. 114. — Deux coups de poing de flanc, du bras droit et du bra.s gauche. — Parer du bras gauche et du bras droit. Deux coups de poing de flanc du bras gauche et du bras droit. — Parer du bras droit et du bras gauche. Il 5. — Coup de pied bas de la jambe droite. — Parer en esquivant la jambe gauche. Coup de pied bas de la jambe gauche. — Parer en esquivant la jambe droite. (Voir fig. ir et 12.) Il 6 — Observafioits sur le iiioiivemenl des pieds en gagtmnl la mesure. — Il y a une diflérencc d’exécution entre le coup de pied de flanc expliqué dans la première partie, et le coup de pied de flanc en gagnant la mesure, prescrit dans les troisième et quatrième parties. Dans ces dernières, il faut placer la jambe gauche en avant, la pointe du pied également en avant, et au moment où le corps se porte sur la jambe gauche pour donner le coup de la jambe droite, pivoter sur le bout du pied gauche de manière que ce pied soit placé en travers sur le numéro 3, la pointe tournée vers la ligne G. Pour le coup de pied bas, la pointe du pied reste dirigée en avant vers la lettre A. 6*-' Exercice 117. — Coup de pied de flanc porté de la jambe droite. — Parer du bras gauche, (V’oir fig. 15 et 16.) PAKADEà DES COUPS DE POING ET COUPS DE PIED 9Ï Coup de pied de flanc porté de la jambe gauche, du bras droit. — Parer 7 “ Kxercicë Ç ii8. — (Par exception, le septième exercice s’exécute eti fausse garde.) Coup de pied de poitrine porté de la jambe droite. — Parer du bras droit. (Voir fig. 17 et 18.) Coup de pied de poitrine porté de la jambe gauche. — Parer‘du bras gauche. Il 9.— Coup de pied de figure porté de la jambe droite. — Parer du bras gauche. (\'oir fig. 19 et 20.) Coup de pied de figure porté de la jambe gauche. — 9 'î Exercice 120. — Coup de pied chassé-croisé porté de la jambe droite. — Parer du bras gauche. (\’'oir fig, 26 et 27.) Coup de pied chassé-croisé'porté de la jambe gauche. — 121. — Coup de pied chassé-croisé porté de la jambe droite, — Parer du bras droit. Coup de pied chassé-croisé porté de la jambe gauche. — Parer du bras tranche. O I r Exercice Ç 122. —- Coup de pied en tournant porté delà jambe droite LA BOXE ERANÇAISE Coup de pied en tournani porté de la jambe gauche. — Parer du bras gauche. Observalions rclaiives inix ilixié/ue et onzièiiw exercices. — La parade de ces deux exercices est la même que celle ouï est indiquée dans la quatrième partie 155, fig. 39), parade prise en dehors. Lorsque les coups de pied en tournant et les chassés-croisés sont portés à hauteur de la ceinture, on empioie la parade du coup de pied de flanc; lorsqu’ils sont portés à la poitrine, la pa rade du coup de pied de poitrine; et la parade du coup de pied de figure, lorsqu’ils sont portés à la figure. ta*-’ Hxërcice Parades doubles 124, Coup de pied de flanc doublé porté de la jambe droite, — Parer deux fois du bras gauche. Coup de pied de flanc doublé, porté de la jambe gauche. — Parer deux fois du bras droit. 1 y Hxeucice C 125. — Coup de pied de flanc doublé d’un coup de pied de poitrine, porté de la jambe droite. — Parer le flanc du bras gauche et la poitrine du bras droit. Coup de pied de flanc doublé d’un coup de pied de poitrine, porté de la jambe gauche, — Parer le flanc du bras droit et la poitrine du bras gauche. 14*-' Hxercice 126. — Coup de pied de flanc doublé d’im coup de pied de figure porté de la jambe droite. — Parer le flanc et la figure du PARADES DES COUPS DE POIKG ET COUPS DE PIED Coup de pied de flanc double d’un coup de pied de figure, porté de la jambe gauche. — Parer le flanc et la figure du bras I5‘= lîXERClCE 127. — Coup de pied de flanc doublé d’un coup de pied de poitrine, triplé d’un coup de figure, porté de la jambe droite. — Parer le flanc du bras gauche, la poitrine du bras droit et la fisure du bras uauche. D O Coup de pied de flanc, doublé d’un coup de pied de poitrine, triplé d’un coup de pied de figure, porté de la jambe gauche. — Parer le flanc du bras droit, la poitrine du bras gauche, et la figure du bras droit. 128. — Observation, — Pendant l’exécution des parades de coups de poing ou de pied, il faut placer le bras qui reste libre à la position du premier mouvement du coup de poing direct, c’est-à-dire prêt à la riposte. (Voir 19, fig. 5.) Observations sur les exercices combinés 129.— On peut ajouter à toutes les parades de coups de pied simples ou doubles indiquées ci-dessus, les coups, parades et ripostes de boxe anglaise contenus dans la sixième partie. EXEMPLES 150. — Parer avec le bras gauche le coup de pied de flanc porté de la jambe droite et riposter d’un coup de poing de figure du bras droit. (Voir fig. 32.) Parer avec le bras droit le coup de pied de flanc porté de la jambe gauche, et riposter d’un coup de poing de figure du bras 131. — Parer avec le bras droit le coup de pied de poitrine porté de la jambe droite, riposter d’un coup de poing de figure du bras gauche. — Parer avec le bras droit un coup de poing de figure porté du bras gauche. Parer avec le bras gauche le coup de pied de poitrine porté de la jambe gauche, riposter d’un coup de poing de figure du bras droit. — Parer avec le bras gauche un coup de poing de figure porté du bras droit. Fig. p. — P.irade du coup de pied Je flanc, avec riposte du coup Je poing de figure iS"-' Exercice 152. — Parer du bras gauche le coup de pied de figure porté de la jambe droite, riposter d’un coup de poiug de figure du bras droit. — Parer du bras gauche un coup de poing de figure porté du bras droit. — Riposter d’un coup de poing de fiancavec le bras droit. Parer du bras droit le coup de pied de figure porté de la jambe PARADES DES COUPS DE POING ET COUPS DE PIED gauche, riposter d’un coup de poing de figure du bras gauche. — Parer du bras droit un coup de poing de figure porté du bras gauche. — Riposter d’un coup de poing de flanc avec le 133. — Exécuter le quinzième exercice en ripostant par deux coups de poing de figure portés du bras droit et du bras gauche, et un coup de poing de flanc porté du bras droit. — Parer les deux coups de poing de figure du bras gauche et du bras droit, et le coup de poing de flanc avec le bras gauche. t FIN DE LA TROISIÈME PARTIE QUATRIÈME PARTIE Attaques, parades, ripostes. — Prises de corps et coups de lutte La qiialrième paiiie comprend Irenie et un exercices C 134. — En plaçant ici quelques coups de lutte, nous n’avons nullement rintciition de nous occuper de cet exercice d’une manière complète. Nous voulons seulement nous servir de quelques mouvements parmi les plus utiles, au point de vue de la défense, et nous les avons choisis parmi ceux qui peuvent apporter une aide efficace dans un combat à la boxe. La lutte telle qu’on la pratique en France ne nous parait d’ailleurs pas être un exercice sérieux pour la délense, étant donné qu’en dehors de quelques coups pratiques, les autres ne peuvent servir dans un combat, puisque pour les porter, il faut se jeter à terre afin de pouvoir, par son propre poids, entraîner l’adversaire avec soi dans la chute. Dans son ensemble, la lutte française peut être un bon exercice de gymnastique au point de vue du combat, nous préférons la lutte libre. OBSERVATIONS GÉNÉRALES POUR LA aUATRIÉ.VIE PARTIE Ç 135. — Les leçons contenues dans cette partie s’exécutent contre un adversaire et non dans le vide comme dans la deuxième partie. Nous emploierons pour les coups de pied horizontaux, la dénomination de coups de pied de flanc. L’élève devra toujours être placé devant son professeur à une distance telle que ce dernier ne puisse l’atteindre qu’en se por tant en avant. Chaque fois que l’élève voudra porter un coup de pied de la jambe placée en arrière, il devra, pour se rapprocher de son adversaire, gagner la mesure (voir 42, partie), puis le coup de pied porté, reprendre vivement la première position. Dans les exercices suivants, le professeur est censé parler à réiève. I E.kercice Esquiver la jambe sur l'attaque du coup de pied bas 136.— Atîaquez-moi d’un coup de pied bas; replacez-vous en garde; attaquez-moi d’un coup de pied bas à ma riposte de coup de pied bas, esquivez la jambe et ripostez d’un coup de pied bas. (^’oir fig. ii et 12.) Coup d’arrêt sur l'attaque du coup de pied bas 5 137. — Attaquez-moi d’un coup de pied bas replacez-vous en garde; attaquez-moi d’un coup de pied bas; ma riposte de coup de pied bas, exè'cutez le coup d’arrêt (voir fig. 33) et ripostez d’un coup de pied bas. (Pour Je coup d’arrêt, voir 191 de la 5 partie.) Échapper lorsque la jambe est prise en portant le coup de pied bas 138. — .Attaquez-moi d’un coup de pied bas; replacez-vous en garde; attaquez-moi d’un coup de pied bas; si je saisis la ATTAQlj'ES, PARADES, RIPOSTES cchappei;; attaquez-moi d’un coup de pied bas; à ma riposte de coup de pied bas, esquivez la jambe et lîpostez d un coup de pied bas. Fig. îî. — Coup iJ’arrêi sur l'attaque du coup de pied bas Explicntîoii du troisième exercice porte le le pied droit en arrière à 40 centimètres environ, passer la main Pour saisir la jambe droite de l’adversaire qui de pied bas, il fitut, en même temps qu’on porte gauche ouverte en dedans et fermer la main et écarter la sous la jambe prés du pied, puis ambe vers la gauche en l’élevant. (Voir fig. 34 pour le ramassement.) 2“ Pour échapper, la jambe étant ainsi prise, îl suffit de faire un tour à gauche, en penchant fortement le corps en arriére, de reporter en même temps la jambe droite en arriére et de la replacer à sa première position. (Voir fig. 37 pour réchappement.) — La main et le poignet les plus forts ne pourraient empêcher rexécution de ce mouvement. La première des con ditions pour ne pas se faire prendre la jambe, c’est de porter les coups de pied avec la plus grande vitesse et de retirer la jambe aussitôt le coup porté. Ramasser la jambe sur l'altaque du coup de pied bas avec riposte de coups de poing 140. — Aluiquez-moi d’un coup de pied bas replacez-vous en garde; attaquez-moi d’un coup de pied bas; à ma riposte de coup de pied bas, ramassez le coup de pied bas en saisissant la jambe de la main gauche, et portez deux coups de poing de ligure en commençant du bras droit; coup de pied bas; esquivez la jambe et ripostez d’un coup de pied bas. Fig* 34. — Ramasser la jambe sur Tanaque du coup de pîcd bas avec riposte de coups de poing Explkatiou du quatrlcive exercice 141. — Cet exercice a pour but d’attirer à soi l’adversaire, de lui faire perdre l’équilibre, et d’en profiter pour l’attaquer au coup de poing et le faire tomber. Pour saisir la jambe droite de l’adversaire qui porte le coup itc pied bas J il faut, en même temps qu’on porte le pied droit en arrière à qo centimètres environ, passer la main gauche ou verte en dedans et sous la jambe près du pied, l’attirer à soi et !a lâcher, puis porter les coups de poing et reprendre la position de la garde. (Voir fig. 34.) Fie* J 5- — Ramasser h jambt; sur l’attaque du coup de pied bas, avec changement de garde en arrière et riposte du coup de pied bas Ramasser la jambe sur l'attaque du coup de pied bas avec chaiiqemeut de garde en arrière et riposte du coup de pied bas 142. —AttàqueE-moi d’un coup de pied bas; replacez-vous en garde altaquez-moi d’un coup de pied bas; à ma riposte de coup de pied bas, ramassez le coup de pied bas en saisissant la jambe de la main gauche en dessous, et de la main droite en dessus exécutez un changement de garde en arrière en élevant hi jambe prise, le plus haut possible en même temps, portez de la jambe gauche un coup de pied bas sur la jambe gauche de l’adversaire. H.xpUcalion du cwqiiième exercice 143. — Le cinquième exercice a pour but de déterminer une chute. Pour saisir la jambe droite qui porte le coup de pied bas, il faut passer la maîn gauche ouverte en dedans et sous la jambe, placer la main droite par dessus et en dehors 3 les bras ainsi croisés autour de la jambe, on les élève le plus haut possible en même temps qu’on change de garde en arrière et qu’on porte avec la jambe gauche un coup de pied bas sur celle de l’adver saire, (Voir hg. 35.) Fie. 56, — Ramasser la jambe sur l’aiwciue du coup de pied bas .ivec changeincins de garde obliques en arrière Ramasser la jambe sur l'attaque du coup de pied bas avec changements de garde obliques en arriére 144. — Attaquez*moi d’nn coup de pied bas; replacex-vous en garde attaquez-moi d’un coup de pied bas à ma riposte de coup de pied bas, ramassez le coup de pied bas en saisissant la r jambe de la main gaiiclie en dehors et en dessous, et de la main droite en dedans sur le cou-dc-pied; en même temps, exécutez un changement de garde en arrière, puis un second en obliquant à droite, et tirez fortement la jambe. ExpJicalion du sixième exercice 145. — Cet exercice a pour but de déterminer une chute et de livrer votre adversaire à vos coups. Pour saisir la jambe droite qui porte le coup de pied bas, il faut passer la main gauche ouverte eu dehors et sous la jambe en même temps, placer la main droite sur le cou-de-pied et serrer fortement. Aussitôt changer deux fois de garde en arrière en obliquant à droite au deuxième changement, et en tirant avec force de ce côté la jambe de l’adversaire. (V'oir fig. 36.) Tous ces mouvements doivent s’exécuter presque simulta nément. Attaque, parade et riposte du coup de pied de flanc ‘I 146. — Aîtaquez-moi d’iin coup de pied de flanc; replacezvous en garde, attaquez-moi d’un coup de pied de flanc; à ma riposte de coup de pied de flanc, parez et ripostez d’un coup de pied de flanc. (Voir fig. 15 et 16, 1^“ partie.) Echapper lorsque la jambe est prise en portant le coup de pied de flanc $ 147* — Attaquez-moi d’un coup de pied de flanc; replacezvous en garde attaquez-moi d’un coup de pied de flanc si je saisis la jambe, échappez; attaquez-moi d’un coup de pied de flanc à ma riposte de coup de pied de flanc, parez et ripostez d’un coup de pied de flanc. Ex[>]icalio}i du htiiiicme exercice 148. — I Pour saisir la jambe droite de l’adversaire qui porte le coup de pied de flanc, il faut passer la main gauche ouverte sous la jambe et près du pied, puis fermer la main et faire une opposition avec élévation vers la gauche. 2° Pour échapper, la jambe étant ainsi prise, il suffit de faire un tour à gauche en penchant fortement le corps en arrière, de Fig. 57. — Échapper lorsque la jambe est prise reporter en même temps la jambe droite en arrière et de la re placer à sa première position. (VA>ir fig. 57.) La main et le poignet les plus forts ne pourraient empêcher l’exécution de ce mouvement. OBSERVATIONS GÉNÉRALES POUR LA QUATRIÈME PARTIE Dans la quatrième partie, attaques de coups de poing à moins d’indication contraire, les se font toujours en commençant du bras de derrière. Néanmoins on peut les faire exécuter en commençant bras tic devant. 9 Exercice Série de différents coups 5 149. — Attaquez-moi de doux coups de poing de figure, rompez atiaquez-moi de deux coups de poing de figure parez et ripostez de deux coups de poing de figure; rompez, coup de pied de fianc parez et ripostez d’un coup de pied de flanc. Deux coups de poing de figure; coup de pied bas; deux coups de poing de figure coup de pied de flanc parez et ripostez d’un coup de pied de flanc. E.xplicûiiûti du neuvicme exercice — Le neuvième exercice a pour but d’habituer l’élève à exécuter des séries de coups dans l’assaut ces coups succes sifs ont l’avantage, dans un combat, de jeter le trouble dans l’es prit de l’adversaire. Feinte d'un coup de pied bas, suivie d’un coup de pied de flanc sur la marche en avant de l’adversaire 151. — Attaquez-moi de deux coups de poing de figure; rompez, coup de pied de flanc rompez; si j’avance, faites une feinte de coup de pied bas suivie d’un coup de pied de flanc. Deux coups de poing de figure, coup de pied de flanc; parez et ripostez d’un coup de pied de flanc. Explicalion du dixième exercice i>2. —Cet exercice confirme le paragraphe des observa tions générales sur la quatrième partie, savoir qu’il faut avancer pour porter scs coups, et ensuite rompre pour se mettre hors de la portée de ceux de l’adversaire. 1 lO Cependant on ne peut employer généralement ce principe qu’autant que l’espace resté libre en arriére le permet. Cet exercice a aussi pour but d’habituer l’élève à attaquer l’adversaire au moment où celui-ci se dispose à l’attaquer. Fig. jS, — Ramasser le coup de pied de flanc avec riposte de coups de poing II' Exercice Ramasser le coup de pied de flanc avec riposte de coups de poing 153. — Attaquez-moi d’un coup de pied de flanc; replacezvous en garde attaquez-moi d’un coup de pied de flanc; à ma riposte de coup de pied de flanc, ramas.sez le coup de pied de flanc ripostez d’un coup de poing de figure du même bras qui ramasse, et d’un coup de poing de flanc de l’autre bras; parez et ripostez d’un coup de pied de flanc. H.xplicaimi du ouiiciite exercice 154. — Cet exercice a le même but que le quatrième. Pour saisir la jambe droite de l’adversaire qui porte le coup de pied de flanc, il faut passer la main gauche ouverte en dedans et sous k jarabo, pris du pied, l’attirer à soi ensuite la lâcher et porter un coup de poing de figure du bras gauche et un coup de poing de flanc dn bras droit. (\"oir fig. 38.) V' Fig. — Parade prise en dehors avec riposte de coups de poing Parade prise en dehors avec riposte de coups de poing 155. — Attaqncîi-moi d'un coup de pied de flanc; rcplace;:vous en garde; attaquez-moi d’un coup de pied de flanc; à ma riposte de coup de pied de flanc, parez en dehors de la main droite pour faire tourner; ripostez d’im coup de poing de ligure du bras qui pare en dehors et d’un coup de poing de flanc de l’autre bras; coup de pied de flanc; parez et ripostez d’nn coup de pied de flanc. (V’^oir fig. 39.) Exliliaüioi! du douiième exercke 5 156. — Pour exécuter la parade en dehors, il faut rappro cher le pied de devant du pied de derrière, pencher le haut dn corps en arrière pour éviter le coup; passer la main droite par dessus et derrière la jambe droite de l’adversaire qui frappe, puis II2 LA BOXE l-RAXÇAISE chasser la jambe en donnant une forte impulsion de gauche à droite; ensuite avancer la jambe gauche d’un grand pas en avant et porter un coup de poing de figure du bras droit, suivi d’un coup de poing de flanc du bras gauche. Cet exercice, comme les précédents, facilite les séries de coups de poing, au moment où l’adversaire, chancelant et inofFensif, présente l’arriére du corps. (Voir fig. 59.) t}*-' Exercice Feinte dhin coup de poing de figure suivi d’un chassé-croisé en sautant, avec riposte du même coup 5 157. — Attaqucü-nioi de deux coups de poing de figure; rompez coup de pied de flanc; coup de pied bas, feinte d’un coup de poing de figure du bras de devant, chassé-croîsé en sautant; deux coups de poing de figure; coup de pied bas; à ma riposte de coup de pied bas, esquivez la jambe et chassé-croisé en sautant deux coups de poing de figure coup de pied de flanc à ma riposte de coup de pied de flanc, chassé-croisé en sautant deux coups de poîng de figure coup de pied de flanc; parez et ripostez d’un coup de pied de flanc. ExpUùttion du trei:;^ièiue exercice 158. — Cet exercice indique que l’attaque doit presque toujours être précédée d’une ou plusieurs feintes. Ainsi le coup de pied de flanc, le coup de pied bas et la feinte du coup de poing de figure du bras de devant ont pour but d’amener l'ad versaire à provoquer la riposte du coup de pied chassé-croisé. Cette riposte, bien et vivemeut exécutée, obtient un plein succès. I4 '-’ Exercice Feinte d'un coup de poing de figure suivie d’un coup de pied eu tournant sur place, avec riposte du même coup 159. — Attaquez-moi de deux coups de poing de figure; rompez coup de pied de flanc coup de pied bas feinte d’un ATTAQUES, PAKAPtS, RIPOSTES coup Je poing de figure du bras de devant coup de pied en tournant sur place; deux coups de poing de figure coup de pied de flanc; à ma riposte de coup de pied de flanc, parez et ripostez d\ui coup de pied en tournant sur place; deux coups de poing de figure coup de pied de flanc parez et ripostez d’un coup de pied de flanc. Explicalion tïii qiiaforiièiiie exercice réo. — Cet exercice indique que l’attaque doit presque toujours être précédée d’une ou plusieurs feintes. Ainsi le coup de pied de flanc, le coup de pied bas et la feinte du coup de poing de figure du bras de devant, ont pour but d’amener l’ad versaire à provoquer la riposte du coup de pied en tournant sur place. Cette riposte, bien et vivement exécutée, obtient un plein succès. Volt^r en avant pour attaquer radversaire sur sa droite ou sur sa gauche léi. — Attaquez-moi de deux coups de poing de figure parez et ripostez de deux coups de poing défiguré; coup de pied de flanc; replacez-vous en garde; coup de pied de flanc dans le vide en voltant en avant et à gauche; coup de pied de flanc, parez et ripostez d’un coup de pied de flanc deux coups de poing de figure parez et ripostez de deux coups de poing de figure coup de pied de flanc parez et ripostez d’un coup de pied de flanc. Expiiciilio}! du qiiiii^^iènie exercice 5 162. — Cet exercice a pour but d’apprendre à l’élève à se jeter sur le côté de l’adversaire et à le surprendre en fausse garde, ce qui contrarie la parade du coup de pied de flanc. Si, en portant le coup de pied de flanc, on frappe dans le vide (ayant manqué le corps), il faut porter vivement le pied LA BOXE IRANÇAISE droit sur le côté droit de r;ldversàire, tourner à gauche en pivo tant sur le talon du pied droit, et porter aussitôt le pied gauche en avant du pied droit de manière à être placé garde à gauche, face au côté droit de l’adversaire. On porte alors le coup de pied de flanc en le dirigeant au creux de l’estomac. Fig, 40. — I(iposte Je coup Je pied b:is, iiprcs parade du coup Je pîed de ligure 16^^ Exercice Riposte de coup de pied bas, après parade du coup de pied 165. — Atta<]uez-moi de deux coups de poing de figure; rompez. Attaquez-moi d’un coup de poing de figure du bras gauche et d’un coup de poing de figure horizontal du bras droit; coup de pied de flanc; à ma riposte de coup de pied de figure, parez la figure et ripostez d’un coup de pied bas; coup de pied de flanc; à ma riposte de coup de pied bas, coup d’arrêt haut de la pointe du pied au creux de l’estomac; deux coups de poing de figure; parez et ripostez d’un coup de poing de figure du bras gauclic et d’un coup de poing de flanc horizontal du bras droit. \’oir les observations générales sur les ripostes, 182. ATTACiUES, PARADES, RIPOSTES II) Feinte arrondie, suivie d'un revers de pied et d’un coup de pied de figure i 164. — AtraL]Liez-moi de deux coups de poing de ligure; rompez; attaquez-moi de deux coups de poing de ligure; parez t Fig. 41. — Feinte ïirrondic (i" mouvement) et ripostez de deux coups de poing de figure; coup de pied de flanc; doublez le coup de pied de flanc; feinte arrondie par le coup de pied bas; revers de pied; coup de pied de figure; deux coups de poing de figure; parez et ripostez de deux coups de poing de figure. Explicalion du dix’Sepiiètiie exerace 16). — Le revers de pied préparé par la feinte arrondie consiste en ceci après avoir porté le coup de pied bas, il faut faire fiice à gauche, de manière à ce que le corps et les bras soient placés dans la position du coup de pied de flanc; en même LA BOXl' E'KAS’ÇAISE temps faire passer la jambe droite devant la jambe gauche» en dépassant celle-ci et en la croisant. (V’oir fig. 41.) Dans cette position, exécuter le revers de pied, en lançant aussitôt la jambe droite, souple, en avant, en fauchant de bas en haut et en la replovant de manière à faire fouetter le pii à plat sur le côté droit du visage. (Voir fig. ^2,") Fig* 42* ^— Fciiitt arrondie (2* mouvement) Puis, sans reposer le pied à terre, doubler le revers de pied d’un coup de pied de figure, comme il est prescrit dans la pre mière partie. ( 55 et fig. 19.) Dans la septième partie, nous e.xpliquerons les différentes manières d’exécuter le revers de pied, et nous exposerons ses avantages. 18“ E.xkrcice Manière de se défendre contre un adversaire qui vous a saisi la jambe avec les deux mains C — Attaquez-moi d’un coup de poing de figure du bras droit; parez; ripostez d’un coup de poing de flanc du bras droit; coup de pied de flanc; à ma riposte de coup de pied de flanc, coup de pied bas; coup de pied de flanc si la jambe est piîse à deux mains, poing de fig raccourcisscz-la avec force t:t porter deux coups de urc en commençant par le bras droit. (\’üir fig. 43.) Fig. — Manière de sc détendre eoiurc un adversaire qui vous a saiti la jambe avec les deux mains (i mouvement) Manière de se défendre contre un adversaire qui vous a ^aisi la jambe avec les deux mains (2*^ mouvement) Replacez-vous en garde; coup de pied de flanc. Si la jambe est prise à deux mains, il faut la raccourciret la détendre vigou- iS rcuscment en avant; replacez-vous en garde; deux coups de poing de figure; coup de pied de flanc; parez et ripostez d’un coup de pied de flanc. (Voir fig. 44.) Explication dit dix-huitième exercice 167. — Cet exercice a pour but de se débarrasser d’un ad versaire qui vous a saisi la jambe avec les deux mains. Si, après avoir porté plusieurs coups de poing, il ne lâche pas cette jambe, il faut la raccourcir le plus possible et aussitôt la détendre vigoureusement en avant pour le frapper au creux de Testomac avec le dessous du talon. (Voir fig. 44.) On peut employer ce dernier moyen, sans avoir recours aux coups de poing. Ce coup, exécuté vivement, réussit toujours. A Fig* 45. — Poser les mnins à terre pour se (iefciidre contre un adversitre qui vous a saisi k jambe avec les deux liiaîns (i" mouvement) Poser les mains à terre pour se défendre contre un adversaire qui vous a saisi la jambe avec les deux mains Ç 16S. — Trois mocvemexts. — Premier motivcmenl .\ttaquez-moi d’un coup de poing de figure du bras droit; à ma ri- ce attaques, ta ha des, ripostes poste de coup de poing de figure du bras droit, parez et ripostez d’un coup de poing de flanc du bras droit. Coup de pied de flanc à ma riposte de coup de pied de flanc, coup de pied bas coup de pied de flanc si la jambe est prise à deux mains, posez les mains à terre, puis raccourcissez la jambe prise et exécutez un revers de pied porté du talon, suivi d’un coup de pied de figureavcc la jambe restée libre, (Voir fig. 45.) qu — Poser les mains ;i terre pour se défendre contre uti adversnîre i vous a sah\ la jambe avec les deux mains (2^ mouvement) Replacez-vous en garde. Dfnxiènie iiioiivenienl Atlaqiicz-moi d’un coup de pied de flanc; si la jambe est prise à deux mains, posez les mains à terre, puis raccourcissez la jambe prise et déteiulez-la vigoureusement en avant pour frapper l’adversaire au creux de l’estomac, (Voir flg. 46.) Replacez-vous en garde. Troisicine mouvement Attaqiiezmoi d’un coup de pied de flanc si la jambe est prise à deux mains, posez les mains à terre, puis raccourcissez la jambe prise et portez un coup de pied de la jambe restée libre, le pied en travers, sur celle de l’adversaire, placée en avant. Replacez-vous en garde. Changez de garde en arriére, faites I.A BOXR FRANÇAISE une feinte d’un coup de pied bas de la jambe gauche et portez un coup de pied de ilanc de la jambe droite, parez et ripostez d’un coup de pied de Hanc. Observalioii. — Il faut avoir bien soin de raccourcir la jambe prise, de manière à rapprocher la distance qui vous sépare de l’adversaire en l’attirant à soi. Fîü» 47. — Poser les induis i terre pour se défendre contre un adversaire qui vous à saisi la jambe avec les deuK mains (3* mouvement) Expliùitiot} (hi iVix-iieiivième exercice 169. — Dans les cas extrêmes seulement, on a recours aux exercices suivants (flg. 45, 46 et 47) bien exécutés, vivement et régulièrement, ils réussissent toujours. Nous engageons donc nos élèves à les étudier souvent, et à ne s’en servir qu’à propos. Par l’enseignement do ces différents exercices de prise de jambe, et de mains à terre, classés dans notre théorie, nous vou lons démontrer qu’on n’est pas dépourvu de ressources lorsque la jambe est prise, et qu’on peut encore se défendre; croire le contraire serait une erreur. Nous le répétons, c’est une question d’agilité pratique. EXERCICES DE LUTTE FARISIEMNE I2I J EXERCICES DE LUTTE PARISIENNE Fig. 48. — Passer la jambe ;i l’adversaire pour le faire tomber (i" mouvemetiî) Passer la jambe à l'adversaire pour le faire tomber 170. “ Un advcrsanc peut être renversé avec la plus grande facilité, s’il a les jambes trop écartées, ou !c poids du corps porté sur la jambe de devant. 11 suffit de lui porter un coup de pied bas en fauchant en dehors et derrière la jambe de devant, c’est-à-dire en portant le coup de droite à gauche au-dessus du pied. (Voir fig. 48.) Passer ta jambe et porter un coup de poing à l'adversaire pour le faire tomber 171. — Premier nioiii’oneiit Par un petit bond en avant, I- croiser la jambe droite derrière et en avant de la jambe trauche, porter aussitôt le pied gauche derrière la jambe gauche de l’ad versaire, en ratlirant à soi en même temps porter un vigoureux coup de poing de figure ou de fianc, et la chute est certaine. On peut aussi rexècuter sur l’attaque du coup de poing de figure en marchant. Fig. 49* — Passer la jambe et porter un eoup de poing à ['adversaire pour le faire tomber (2^ et y mouvements) Dt’uxiènu inonveuieiii Au moment où l’adversaire porte son coup de poing do figure du bras droit en marchant, il suffit de le parer du bras gauche, et en même temps passer la jambe droite derrière celle de l’adversaire, en la faisant passer par devant, puis taire une traction avec la jambe sur celle de l’adversaire pour rattirer à soi, et en même temps riposter d’un coup de poing de figure du bras Troisiànc amivcnie/il Le même exercice peut encore s’exé cuter sur les changements de garde en avant. EXHIÏCICES DE LUTTE PARISIENNE Prise de jambe sur tin adversaire mal placé dans la boxe anglaise 172. — Dans la boxe anglaise, particulièrement, il y a des tireurs qui, pour éviter l’attaque de l’adversaire, penchent le Fig. 50, — t^rise de j^mbe sur un adversaire mal pincé dans h boxe nngkiise corps en de devant de passer arrière avec exagération, de sorte que la jambe ne pose plus à terre et se trouve élevée il suffit un bras sous cette jambe, de l’élever le plus possible, et en mémo temps de porter un coup de poing de figure ou de flanc avec l’autre bras, pour renverser l’adversairc. On peut aussi employer le coup de tête en remplacement du coup de poing, mais il faut saisir la jambe avec les deux bras à hauteur de la cuisse. (Voir fig. 50.) Ce coup, les anciens le nommaient le coup de cuisse. Prise de l’ambe sur le coup de pied direct 173- — H est trcs flicilc de saisir la jambe qui porte le coup de pied direct, d’autant plus que les personnes inexpérimentées ne portent que ce coup et rexécutent jrés mal. Fïg. 51, — Prise de jambe sur le coup de pied direct Lorsque l’adversaire porte le coup de pied direct, il faut changer de garde en arriére et en même temps passer la main gauche sous le talon, la main droite sur le cou-de-pied, puis tirer vigoureusement la jambe et la repousser en l’élevant forte ment et en exécutant un changement de garde en avant. (\’oir Ce coup est des plus faciles à exécuter. Observalion. — La main droite placée sur le cou-dc-pied pour saisir la jambe, a aussi comme double but d’empêcher le coup de pied de monter à la figure. avec l’adversaire voulait poser les mains à terre pour frapper l’autre jambe, il suffil'ait de maintenir avec force la jambe prise dans la position indiquée ci-dessus. EXERCICES I>E LUTTE PARISIENKE Renversement sur le changement de garde en avant Observation .—Les adversaires sont placés en fausse garde. L’adversaîrc qui exécute le cliangement de garde en avant, est placé garde à droite et celui qui exécute le renversement, garde à gauche. Fig. 52. — Kcnvi^rsemeiit sur Itï cliangement de garde en avant f. 174. — Pour Pexécuter, il faut porter le pied gauche en dehors et derrière le pied gauche de radversaîrc, au moment où il le porte en avant pour changer de garde. Ensuite porter le pied droit derrière son pied droit; en même temps, passer le bras gauche jusqu’à la saignée, sous la jambe gauche de l’adversaire à hauteur du jarret, le bras droit ployé en équerre, l’avant-bras placé sous le menton, le genou droit placé contre le jarret droit. Après, lever la jambe le plus possible avec le bras gauche, appuyer l’avant-bras droit sur le cou, et en même temps appuyer le genou droit sur le jarret. Ces trois niouvemeuts, exécutés simultanément, sont com- binés de manière à ce que l’hoinme le plus fort ne puisse pas résister à cette attaque imprévue et éviter la chute. Nous nous résumons Le bras gauche enlève la jambe gauche de l’adversaire, le bras droit appuie sur le cou, renverse le corps en arriére le genou droit appuie sur le jarret droit et complète le mouvement de bascule en faisant fléchir la jambe, ce qui ôte à l’adversaire tout moyen de résistance, (\’oir fig, 52.) Fig. 55. — I:iifourLliemeiit sur les coups Je pied Je figure 2 )'-' Exercice Eniourchement sur les coups de pied de figure 175, — Si radversaire attaque d’un coup de pied de figure, il faut parer en exécutant avec la main droite, la parade du coup de pied de poitrine (voir 52, fig. iS), en même temps passer le bras gauche jusqu’à la saignée sous la jambe droite et à hauteur du jarret; passer la jambe droite en dedans et derrière la jambe gauche de l’adversaire, le bras droit ployé en équerre, l’avant-bras placé sous le menton ensuite élever la jambe le plus possible avec le bras gauche appuyer sur le cou avec EXERCICES DE LUTTE PARISIENNE ravaiit-bras droit; biirc une traction de la jambe droite sur celle de l’adversaire, pour rattirer à soi. (\'oir fig. 53.) Ces mouvements, exécutés vivement et simultanémentj ont un succès certain et déterminent la cluite. FïG. 54. — FiifoLircliement p;vr la tête 26“ bxERCICE Enfoiirchemeiit par la tète 176. — Sur une attaque, si l’adversaire riposte d’un coup de pied en tournant haut, il faut se rapprocher vivement de lui, eu baissant la tète et la passer entre scs deux jambes, de manière qu’il soit placé à cheval sur le cou, en même temps saisir la jambe droite prés du pied avec la main droite, et la jambe gauche avec la main gauche, puis se redresser violemment de toute sa hauteur en élevant les bras au-dessus et de chaque côté de la tète, en les écartant tous ces mouvements s’exécutent simultanément. Ce coup SC termine en lâchant les jambes de l’adversaire et en le lançant en arriére. (\'oir fig. 54.) L’adversaire pourrait faire manquer ce coup en partie, en ser- rant la tète avec les jambes, sî l’on n’avait écarter fortement avec les mains. pas soin de 27'= Exercice Coup de hanche en tête à droite S I77* — l’adversaire attaque d’un coup de poing de figure Fig. 55. — Coup de hanche eu léte à droite du bras droit, parez du bras gauche et saisissez son bras droit à hauteur du poignet avec la main gauche passez le bras droit derrière le cou pour renlaccr en même temps tournez le dos face à l’adversaire et passez la jambe droite devant la jambe gauche en posant le pied à 25 ou 30 centimètres environ à droite et en avant de son pied droit; aussitôt penchez fortement le haut du corps en avant, en avançant la hanche droite en tournant vers la gauche puis faites une forte traction du bras droit et du bras gauche pour déterminer la chute. (\'oir Observation. —- 11 est bien entendu que les exercices de lutte parisienne sont également expliqués pour la garde à gauche et qu’on peut les exécuter dans la garde à droite. 11 n’v a qu’à se EXERCrCES DE LUTTE TARISIEMNE servir des mots droit pour gauche, et des mots gauche pour 28*^ hXERCICE Coup de hanche en ceinture à gauche î 178. — Attaquez votre adversaire d’un coup de poing de figure du bras droit en marchant s’il pare du bras gauche et l'iG* 56. — Coup de lianehc en ceinture à gauche riposte du bras droit, parez du bras gauche, saisissez son bras gauche à hauteur du poignet avec votre main droite en meme temps passez votre bras gauclie autour Je sou corps, à hau teur de la ceinture passez votre jambe gauche eu avant de votre jambe droite, en la plaçant à gauche et en arrière de la jambe gauche de votre adversaire; ensuite penchez for tement le haut du corps en avant, en avançant la hanche gauche, en tournant vers la droite, puis faites une forte traction du bras droit et du bras gauche pour déterminer la chute. Dans la position indiquée pour porter ce coup, les deux adversaires sont placés dos à dos. I JO Coup de hanche en ceinture à droite, paré par le coup de hanche en tête à gauche 179. — Attaquez votre adversaire d’un coup de poing de figure du bras droit, en marchant. S’il pare du bras gauche et riposte du bras droit, parez du bras gauche. S’il porte le coup de hanche en tète à gauche, avec le bras gauche, parez-lc en portant immédiatement le coup de hanche en ceinture à droite. Pour exécuter cette parade et porter ce coup, lorsque l’adversaire est placé dans la position prescrite dans le vingt-septième exercice pour porter le coup de hanche en tète à gauche, il faut passer votre bras droit autour de son corps, à hauteur de la ceinture en même temps passez la jambe droite en avant de la jambe droite de radversaire et prenez la position prescrite pour le coup de hanche en ceinture à droite, indique dans le vingt-huitième exercice, puis portez le coup. Ohservülioii. —- Les coups de hanche en tète et en ceinture à droite et à gauche peuvent aussi s’exécuter en posant les genoux à terre le genou droit pour le coup de hanche â droite, et le genou gauche pour le coup de hanche à gauche. Coup de hanche en tête à droite paré, riposte du coup de ceinture en arriére, parade du même coup par la feinte du double temps de bras roulé, riposte du tour de tête. 5 180. — Attaquez l’adversaire d’un coup de poing de figure du bras droit en marchant; replacez-vous en garde; attaquez de deux coups de poing de figure en marchant, replacez-vous en garde. Si l’adversaire riposte d’un coup de poing de figure du bras droit en marchant, parcz-le du bras gauche portez le coup de hanche en tète à droite si l’adversaire échappe en baissant la tète, et veut porter le coup de ceiniiire en arriére, parez-le par une feinte d’un double temps de bras roulé et ripostez d’un tour de tète. t EXERCICES DE LUTTE PARISIENKE Pour parer ce coup, l’adversaire échappera en baissant vi vement la tète et vous saisira immédiatement à bras-le-corps en arriére, avec scs deux bras à hauteur de la ceinture. (C’est le coup de ceinture.) Fig. 57- ^— Coup de hanche en lète â droite paré^ riposte du coup de ceinture en arrière, parade du même coup par la feinte du double temps de bras roulé, riposte du tour de tête. Pour parer le coup de ceinture en arrière, il faut faire une feinte d’un double temps de bras roulé, c’est-à-dire maintenir les bras de l’adversaire en les sai.sissanî aux poignets avec les mains, en les serrant près du corps avec les avant-bras et les coudes, en même temps faire un semblant d’effort avec les bras, et aussitôt fléchir la jambe gauche en portant la jambe droite en arriére, entre celles de l’adversaire, et passer en même temps les deux mains 'au-dessus de votre épaule droite, de chaque côté Cl derrière la tête de l’adversaire, de manière qu’elles soient croisées sur son cou, puis exécuter le mouvement de bascule en fléchissant vivement le corps en avant et en faisant une vigou reuse traction des deux bras ensemble dans la même direction Ces deux derniers mouvements doivent s’exécuter simulta nément et vigoureusement. f I.A liOXE FRANÇAISE On peut aussi exécuter le tour de droit à terré, dans la garde à gauche, et tête en posant le genou le genou gauche dans la garde à droite. — Coup Je tete et ramasseJiiciu des jambes 31^ Exerciciî Coup de tête et ramassement des jambes — [1 arrive souvent que les personnes inexpérimentées s’élancent en avant, les bras levés, pour Irapper, Hn ce cas, il faut aller au devant, baisser la tête en avant, et passer la main droite derrière la jambe gauche, et la main gauche derrière la jambe droite de l’adversaire à la hauteur du jarret, puis tirer à soi les deux jambes, en poussant avec la tête qui SC trouve placée à hauteur de l’abdomen. L’élan donné par l’adversaire, le coup de tête et la traction des jambes exécutés simultanément, déterminent une chute im médiate. (Voir fig. 58.) Le ramassement des jambes et le coup de létc peuvent être précédés d’im coup de poing de figure. EXERCICES DE LUTTE TARISIEXXE î î OBSERVATIONS GENI^RAEES SUR LES RIPOSTES 182. — Les six leçons iiuliquées ci-dessous démontrent suflisiimment que cliaque fois qu’un tireur attaque ou riposte dans la ligne haute, c’est-à-dire au dessus des hanches, on doit toujours riposter dans la ligne basse, c’est-à-dire sur les jambes, de même que lorsque l’adversaire attaque dans la ligne basse, on doit riposter dans la ligne haute. L’expérience a prouvé la supériorité de cette manière de pro céder. On doit tenir compte de ces observations chaque fois que l’on veut attaquer, faire des feintes en haut pour frapper en bas, et des feintes en bas pour frapper en haut. Nous nous résumons en établissant qu’en règle générale, soit pendant, soit après l’attaque de l’adversaire, il Luit toujours riposter sur la jambe qui sert de point d’appui, Celte jambe ne pouvant se déplacer pendant que l’autre est levée, elle reçoit forcément la riposte de l’adversaire. (Voir fig. 64.) E X E M P L II S 5 183. — 1° Attaquez d’un coup de pied de flanc; à la riposte du coup de pied de flanc, ripostez d’un coup de pied bas. 5 184. — 2 ° Attaquez d’un coup de pied bas; à la riposte du coup de pied de figure, ripostez d’un coup de pied bas. 18), — 3'» Attaquez d’un coup de pied de flanc; à la riposte du coup de pied eu tournant, ripostez d’un coup de pied bas. 186. — 4 Attaquez d’un coup de pied bas; à la riposte du coup de pied direct, ripostez d’un coup de pied bas. 5 187. — 5 Attaquez d’un coup de pied bas; à la riposte du coup de pied chassé-croîsé, ripostez d’un coup de pied bas. 1S8. — Attaquez d’un coup de poing de figure à la riposte du coup de poing de figure, ripostez d’un coup de pied bas. EIX DK L,\ aU.ATRIHME PARTIE P. y fi r'i-i P ^fV J j'i I î '’rUT' VîÙ r r JP 'T!M V .f 'M£iàr -v V ^S'-ni t i r à 'V P CINQUIÈME PARTIE Coups d’arrêt simples. — Coups d’arrêt doubles Lfi cinquième [rnrtie comprend /ret^e exercices Hnil coups de pied d\irrèi simples; Un coup de poing d’arrêt simple; Trois coups de pied d’arrêt doubles dans la garde gauche et autant dans la sarde à droite. O DES COUPS D'ARRÊT FN GÉNÉRAL 189. —On nomme coup d’arrêt, un coup qui, porté sur place, au moment où l’adversaire attaque, empêche celui-ci de porter son coup. 11 n’est donc coup d’arrêt qu’à la condition que vous touchiez le premier. Cette partie de la théorie est certainement des plus sérieuses au point de vue de la défense. Les élèves qui, dans un assaut, exécutent bien les coups d’arrêt, embarrassent les plus forts tireurs. Dans le combat, on les emploie avec avantage, parce que leur exécution nécessite très peu d’espace. Ils ont un double avan tage au point de vue de l’équilibre, car on ne porte ordinaire ment ces coups que sur les jambes, jusqu’à hauteur de la cein ture, ce qui fait que, ne levant pas les jambes très haut, le corps LA BOXE I RAXÇAtSE se trouve moins déplacé, cl par conséquent la position est plus solide. I.cs hommes âgés, petits, corpulents, lourds ou naturellement peu favorisés, devront suivre les exercices de la cinquième partie, pour obtenir de bons résultats. Xous les engageons éga lement à suivre les exercices de boxe anglaise contenus dans la sixième partie, car ces exercices sont le complément indispen sable de ce système de défense. Les coups d’arrêt s’exécutent sur place, en reproduisant tous les coups contenus dans la première partie, cl en observant les principes prescrits pour chacun d’eux. Observations sur les coups d'arrêt portés soit dans l'assaut, soit dans le combat 5 190. — Lorsqu’on se prépare à porter le coup de pied d’arrêt de la jambe placée en avant, on doit, préalablement et sans attirer l’attention de l’adversaire, rentrer en dedans la pointe du pied placé en avant, et sortir en dehors la pointe du pied placé en arrière. Ces mouvements ont pour but de ne pas déplacer le pied de derrière, au moment de porter le coup d’arrêt, de con server un parfait équilibre et par conséquent la solidité de la position. Lorsqu’on se prépare à porter le coup de pied d’arréî de la jambe de derrière, on fait le contraire de ce qui est prescrit pour la jambe de devant. On exécute les coups d’arrêt de la jambe de devant, chaque fois que l’adversaire attaque, étant très rapproché, car la jambe de derrière n’auraît ni le temps ni le passage nécessaire pour frapper. Par conséquent, on arrête de la jambe de Llernére chaque fois que l’adversaire attaque de loin, alors on a le temps, et la jambe a le passage nécessaire pour frapper. Les coups d’arrêt portés de la jambe de derrière ont plus de force, étant donné l’élan produit par un plus long parcours et le poids du corps qui apporte aussi son contingent. COUPS d’arrht simples, coups d’arrêt doubles CO CPS D’A PRÊT SIMPI.ES 1'=' Exercice Coup d'arrêt chassé, porté de la jambe placée en avant, sur le coup de pied bas J 191, — Pour uxcCLiter le coup d’arrêt avec la jambe placée en avant, au moment où radversaire porte le coup de pied bas, il fiiut suivre les prescriptions pour les troisième et quatrième mouvements du chassé-croisé eu marchant. (Voir 62, D par tie.) xMais le coup doit porter sur la jambe (le tibia). (\’^oir Après avoir frappé, il faut replacer la jambe en avant. Coup d'arrêt chassé porté de la jambe placée en arriére, sur le coup de pied bas r kJ 192. — H faut exécuter ce quî est prescrit pour l’exercice précédent, en se servant de la jambe de derrière pour frapper. Après avoir frappé, il faut replacer la jambe en arriére. Coup d'arrêt chassé, porté du talon de la jambe placée en avant, au creux de l’estomac 193. — Si l’adversaire s’élance sur vous pour vous saisir à bras-le-corps, il hiut exécuter ce qui est prescrit pour les troisième et quatrième mouvements du chassé-croisé eu mar chant* (Voir 63 et fig. 23 et 26, partie.) Ce coup doit être dirigé au creux de l’estomac. Après avoir frappé, il faut replacer la jambe en avant. 4 Exercick Coup d’arrêt chassé, porté du talon de la jambe placée en arrière, au creux de l'estomac r J 194> Si Eadversaire s’élance sur vous pour vous saisir à bras-Ic-corps, il faut exécuter cc qui est prescrit pour les troisième et quatrième mouvements du chassé-croisé en mar chant. (Voir 65, fig. 25 et 26, 1'’'= partie.) Ce coup doit être porté au creux de l’estomac. Après avoir frappé, il faut replacer la jambe en arriére. 1 *IG* 59* — Coup d’arrêt par ie coup de pied de üawc^ porté de la jambe placée en avant 5^ Kxkrcick Coup d’arrêt par le coup de pied de flanc, porté de îa jambe placée en avant 195. — Si l’adversaire vous attaque d’un coup de pied bas, il faut exécuter de b jambe de devant ce qui est prescrit pour les deuxième et troisième mouvements du coup de pied de COUPÜ d’arrêt simples, coups d’arrêt doubles flanc. (\"oir 44 et fig. 14 et 15, i'"'’’ partie.) Ce coup doit être dirigé an creux de Testomac. (\'oir fig. 59.) Après avoir frappé, il faut replacer la jambe en avant. Le coup d’arrêt indiqué ci-dessus peut aussi s’exécuter sur un tireur qui porte un coup de poing de figure direct du bras de devant, en se fendant. (Voir fig. 60.) En un mot, on peut exécuter ce coup d’arrêt chaque fois que l’adversaire se trouve placé dans la position des deux coups indiqués ci-dessas. Fig, 60, — Coup d’arrêt par le coup de pied de flanc, porté de la jambe placée en iirriêrç Coup d'arrêt par !e coup de pied de flanc, porté de la jambe placée en arriére Ç 196. — Si l’adversaire vous attaque d’uii coup de poing de figure du bras droit en marchant, il faut exécuter de la jambe de derrière ce qui est prescrit pour les quatre mouvements du coup de pied de flanc sur place. (A’oîr 44, partie.) Le coup doit être dirigé au creux de l’estomac. (\’oirfig. 60.) LA BOXE EJÎAXÇAISE Ce coup s’exécute également, étant placé en fausse garde, sur l’attaque du coup de poing de figure du bras de devant, et sur le coup de pied bas. 7'* Exercice Coup ti“arrét par le coup de pied direct r Si l’adversaire s’élance sur vous pour vous saisir aux jambes, il faut exécuter le plus vite possible ce qui est prescrit pour le coup de pied direct. (V’oir le coup de pied Coup d’arrêt par le coup de pied en tournant sur place 198. — Si l’adversaire s élance sur vous pour vous porter des coups de poing, le corps découvert et les bras levés, selon l’habitude des personnes inexpérimentées dans l’art de la boxe, il fiiut exécuter de la jambe de derrière ce qui est prescrit pour le coup de pied en tournant sur place. (A’oir 69, i'^'-* partie.) 9 <= Exercice Coup d’arrêt par le coup de poing de figure direct du bras de devant — Etant placé garde à gauche, si l’adversaire porte un coup de poing do figure direct du bras droit eu marchant, dé tendez vigoureusement le bras gauche en avant, en ligne directe, en faisant en même temps une légère opposition à gauche sur le bras de l’adversaire. (\'oir fig. 61.) En même temps qu’on exécute le coup d’arrêt avec le bras gauche, on lléchit la jambe gauche en tendant la jambe droite, et on porte le haut du corps en avant. On peut aussi exécuter ce coup d’anéî étant placé en fausse cours d’arrkt simples, coups d’arrêt doubles garde, si l’adversaue porte son coup de poing du bras de devant en se fendant. On exécuté également le coup d’arrêt à la figure, lorsque l’adversaire porte un coup de poing de flanc ou de figure sur place. Et pour arrêter radversaîre par un coup de poing de flanc, il faut esquiver la 'etc en dehors. Fig. 61. — Coup J'arrèi p.ir le coup de poing de figure direct du bras de dcv.mt COUPS D’.VRltET Douiir.ns 10 Exercjce i" Exemple. — Coup d’arrél double .sur la riposte de coup de pied bas 200. — Attaquez d’un coup de pied bas si l’adversaire riposte d’nn coup de pied bas, exécutez le coup d’arrêt de la jambe de devant en frappant sur le tibia (voir 157, fig. 33), et sans reposer le pied à terre, exécutez de suite un des deux coups d’arrêt indiqués dans le troisième et le cinquième exercice des coups d’arrêt simples. LA. BOXE FttANÇAISE 2^ Exemple. — Coup d’arrêt double de la jambe qui attaque 201. — Attaquez d’un coup de pied bas de la jambe droite, et sans reposer le pîcd à terre, en faisant face à gauche e\<^cutez de la même jambe le coup d’arrêt sur la jambe gauche de l’ad versaire, qui a esquivé votre coup de pied bas et qui reporte cette jambe en avant pour riposter de la jambe droite. Et, toujours sans reposer le pied droit à terre, exécutez de suite un des deux coups d’arrêt indiqués dans le troisième et le cinquième exercice des coups d’arrêt simples. Exemple. — Coup d'arrêt combiné sur le coup de poing de figure en se fendant ou en marchant f 202. — Pour exécuter le coup d’arrêt sur le coup de poing de figure en se fendant ou en marchant, si l’adversaire porte son coup du bras droit, il faut en même temps qu’on avance le pied gauche qui se trouve placé en avant, porter le haut du corps en avant, ployer la jambe gauche et tendre la jambe droite, dé tendre vigoureusement le bras gauche directement en avant an moment où l’adversaire porte le coup de poing, il faut avoir soin de faire une légère opposition à gauche. L’adversaire, trompé dans son attaque, va au devant du coup d’arrêt qu’il ne peut éviter en parant. Ce coup d’arrêt s’exécute lacilement dans la fausse garde, le coup de poing étant porté du bras de devant. On peut aussi, après avoir exécuté le coup d’arrêt, le faire suivre d’un coup de poing de figure ou de flanc du bras droit, qui ne pourra manquer de réussir, étant porté aussitôt après le coup d’arrêt. Les trois exemples ci-dessus peuvent être combinés à l’infini. cours d’arrkt simples, coups d’arrêt doubles Leçon spéciale de coups d’arrêt 203. — Altaquc2-nioi d’un coup de pied bas; à ma riposte de coup de pied bas, esquivez la jambe et ripostez d’un coup de pied bas à ma riposte de coup de pied bas, coup d’arrêt bas et ripostez d’un coup de pied bas à ma riposte de coup de pied bas, coup d’arrêt de la jambe de devant et de la pointe du pied au creux de l’estomac; coup de pied bas; à ma riposte de coup de pied bas, esquivez la jambe et ripostez d’un coup de pied b direct; à ma riposte de coup de pied bas, esquivez la jambe et ripostez d’un coup de pied en tournant; coup de pied bas; coup de poing de figure du bras de devant en vous fendant; coup de pied bas; à ma riposte de coup de pied bas, esquivez la jambe et ripostez d’un coup de pied chassé-croisé en sautant coup de pied bas; coup de poing de figure du bras de devant en vous fendant; parez et ripostez d’un coup de poing de figure sur place. FIN DE LA CINatîlEME PARTIE SIXIÈME PARTIE BOXE ANGLAISE Exercices spéciaux tirés de la Boxe anglaise La sixiètue hartle cotnprend soîxanle-qinii:j; exercices Développements et exercices préparatoires 'I 204. — Observations, — Les cinq exercices suivants s’exé cutent dans lé vide et ensuite sur un plastron ou sur un ballon. La position du corps doit être celle de la garde à gauche. Après avoir porté chaque coup, ou chaque série de coups, il finit laisser deux ou trois secondes d’intervalle avant de recommencer. A moins d’indications contraires, tous les coups de poing sont directs. Chaque exercice doit ensuite s’exécuter dans la garde à droite. 1 “'^ Exercice 'Jfïî de figure du Exécuter dix fois successivement le coup de poing LA BOXE FkAS’ÇAlSE Kt successivement, dix fois le coup de poing de figure du 5 2oé. — Exécuter vingt fois successivement le coup de poing de figure du bras droit et du bras gauche, alternativement. 207. — Exécuter dix fois deux coups de poing de figure, du bras droit et du bras gauche, et dix fois deux coups de poing de figure du bras gauche et du bras droit. 208. — Exécuter cinq fois trois coups de poing de figure, du bras droit, du bras gauche et du bras droit, et cinq fois trois coups de poing de figure, du bras gauche, du bras droit et du 5 ‘-’ Exercice 5 209. — Exécuter cinq fois quatre coups de poing de figure, du bras droit, du bras gauche, du bras droit et du bras gauche. Et cinq fois quatre coups de poing de figure du bras gauche, du bras droit, du bras gauche et du bras droit. Coups et parades en décomposant (Ifxercices à deux ad vers.! ires) 210. — Ohst’rvafiori fiour les Les deux adversaires attaquent tour doit partir de la position de la garde tloii:;/ exercices suivanis. — à tour; celui qui attaque à gauche; celui qui pare, doit également avoir la même garde, mais il doit avoir les deux poings en avant, réunis au-dessus de la ceinture EXERCICES SPÉCIAUX TIRÉS DE LA BOXE ANGLAISE Chaque fois que fendre en avant, de l’on porte les coups de poing, la jambe de devant, (V'oir la il faut se i"" partie, pour le coup de poing direct en se fendant, 21.) Chaque exercice doit ensuite s’exécuter dans la garde adroite. 1^'“ Exercice ‘7 21 î. — Coup de poing de figure du bras droit. Parer du bras gauche. Coup de poing de figure du bras gauche. 212. — Deux coups de poing de figure du bras droit et du Parer du bras gauche et du bras droit. O Deux coups de poing de figure du bras gauche et du bras Parer du bras droit et du bras gauche. 213. — Trois coups de poing de figure du bras droit, du bras gauche et du bras droit. Trois coups de poing de figure du bras gauche, du bras droit et du bras gauche. 214. — Cinatrc coups de poing de figure du bras droit, du bras gauche, du bras droit et du bras gauche. Q.uau‘e coups de poing de figure du bras gauche, du bras droit, du bras gauche et du bras droit. Parer du bras droit, du bras gauche, du bras droit et du bras Ohsi’rvalhvi. — Il faut exécuter les cices, en remplaçant les coups de poing quatre précédents exerde figure par des coups de poing de flanc. C 21 ). — Un coup de poing de figure du bras droit, un coup de poing de flanc du bras gauche. Parer la figure du bras gauche et le flanc du bras droit. Un coup de poing de figure du bras gauche, un coup de poing de flanc du bras droit. Parer la figure du bras droit et le flanc du bras gauche. Un coup de poing de flanc du bras droit, un coup de poing de fisLirc du bras gauche, Zj Parer le flanc du bras gaucho et la figure du bras droit. Un coup de poing de flanc du bras gauche, un coup de poing de fitiure du bras droit. Parer le flanc du bras droit et la figure du bras gauche. 6 »= Exercice Ç 216. — Un coup de poing de figure du bras droit, un coup de poing de flanc du bras gauche, et un coup de poing de figure du bras droit. EXERCICES SPÉCIAUX TIHÉS DE LA BOXE ANGLAISE -I "V Un coup de poing de figure du bras gauche, un coup de poing de flanc du bras droit et un coup de poing de figure du Un coup de poing de flanc du bras droit, un coup de poing de figure du bras gauche et un coup de poing de flanc du bras Parer du bras gauche, du bras droit et du bras gauclie. Un coup de poing de flanc du bras gauche, un coup de poing de figure du bras droit et un coup de poing de flanc du bras Parer du bras droit, du bras gaiiclie et du bras droit, Ç 217. — Doux coups de poing de figure du bras droit et du bras gauche, un coup de poing de flanc du bras droit. Deux coups de poing de figure du bras gauche et du bras droit, un coup do poing de flanc du bras gauche. Un coup de poing de flanc du bras droit, deux coups de poing de figure du bras gauche et du bras droit. Un coup de poing de flanc du bras gauche, deux coups de poing de figure du bras droit et du bras gauche. Parer du bras droit, du bras gauclie et du bras droit. 218, — Deux coups de poing de fianc du bras droit et du bras gauche, un coup de poing de figure du bras droit. Deux coups de poing de flanc du bras gauche et du bras droit, uu coup de poing de figure du bras gauche. I jO Un coup de poing de figure du bras droit, deux coups de poing de flanc du bras gauche et du bras droit. Un coup de poing de figure du bras gauclic, deux coups de poing de flanc du bras droit et du bras gauche. 219. — Deux coups de poing de figure du bras droit et du bras gauche, deux coups de poing de flanc du bras droit et du Parer du bras gauclie, du bras droit, du bras gauche et du Deux coups de poing de figure du bras gauche et du bras droit, deux coups de poing de flanc du bras gauche et du bras Parer du bras droit, du bras gauche, du bras droit et du bras Deux coups de poing de flanc du bras droit et du bras gauche, deux coups de poing de figure du bras droit et du bras gauche. Deux coups de poing de flanc du bras gauche et du bras droit, deux coups de poing de figure du bras gauche et du bras Parer du bras droit, du bras gauche, du bras droit et du bras lo'-* Exercice 220. — Trois coups de poing de figure du bras droit, du bras gauche, du bras droit et uu coup de poing de flanc du bras Parer du bras gauche, du bras droit, du bras gauche et du bras EXERCICES SPÉCIAUX TIRÉS DE LA BOXE ANGLAISE ’ I 5 1 Trois coups de poing de figure du bras gauclic, du bras droit, du bras gauche, et un coup de poing de flanc du bras Parer du bras droit, du bras gauche, du bras droit et du bras Trois coups de poing de fiaiic du bras droit, du bras gauche, du bras droit, et un coup de poing de figure du bras gauche. Trois coups de poing de flanc du bras gauche, du bras droit, du bras gauche, et un coup de poing de figure du bras Parer du bras droit, du bras gauche, du bras droit et du bras Il*-' Exercice Ç 221. — Deux coups de poing de figure du bras droit et du bras gauclie, un coup de poing de flanc du bras droit et un coup de poing de figure du bras gauche. Deux coups de poing de figure du bras gauche et du bras droit, un coup de poing de flanc du bras gauche, et un coup de poing de figure du bras droit. Parer du bras droit, du bras gauche, du bras droit et du bras Un coup de poing de figure du bras droit, un coup de poing de flanc du bras gauche et deux coups de poing de figure du bras droit et du bras gauche. O Un coup de poing de figure du bras gauche, un coup de poing de flanc du bras droit et deux coups de poing de figure du bras gauche et du bras droit. Parer du bras droit, du bras gauche, du bras droit et du bras «rauche. LA boxe Ï RAN'ÇAISE I S2 222. — Un coup de poing de figure du bras droit, un coup de poing de flanc du bras gauche, un coup de poing de figure du bras droit et un coup de poing de flanc du bras gauche. Parer du bras gauche, du bras droit, du bras gauche et du bras Un coup de poing de figure du bras gauche, uu coup de poing de flanc du bras droit, un coup de poing de figure du bras gauche et un coup de poing de flanc du bras droit. Parer du bras droit, du bras gauche, du bras droit et du bras Un coup de poing de flanc du bras droit, un coup de poing de figure du bras gauche, un coup de poing de flanc du bras droit et uu coup de poing de figure du bras gauche. Un coup de poing de flanc du bras gauche, un coup de poing de figure du bras droit, un coup de poing de flanc du bras gauche et un coup de poing de figure du bras droit. Parer du bras droit, du bras gauclic, du bras droit et du bras 13'= Exercice 223. — Une feinte de coup de poing de ligure du bras droit, un coup de poing de figure du bras droit. Parer du bras gauche. Une feinte de coup de poing de figure du bras gauche, un coup de poing de figure du bras gauche. Parer du bras gauche un coup de poing de figure porté du bras droit, riposter d’un coup de poing de figure du bras Parer du bras droit un coup de poing de flanc porté du bras gauche, riposter d’un coup de poing de figure du bras droit. EXERCICES SPÉCIAUX TIRÉS DE LA BOXE ANGLAISE Observai ions sur les précédents exercices Le trcixième exercice peut se combiner avec Jes douze exer cices précédents, en le plaçant soit au commencement, soit à la fin de chacun d’eux, (\'oir les exemples suivants,) 224. — Exemple Faire une feinte et porter un coup de poing de figure du bras gauche, et un coup de poing de flanc du bras droit. Parer du bras droit et du bras gauche, 22). — 2'^ Exetnpk Un coup de poing de figure du bras gauche, un coup de poing de flanc du bras droit, fiiire une feinte et porter un coup de poing de figure du bras gauche. 226. — Exemple Un coup de poing de figure du bras gauche, un coup de poing de flanc du bras droit, faire une feinte et porter un coup de figure du bras gauche, et un coup de poing de flanc du bras droit. Parez du bras droit, du bras gauche, du bras droit et du bras 227. — 4‘ Exemple Faire une feinte et porter un coup de poing de figure du bras gauche. Parer et riposter du même bras (bras droit) et un coup de poing de figure du bras gauche. Faire une feinte et porter un coup de poing de figure du bras Parer et riposter du même bras (bras gauche) et un coup de poing de flanc du bras droit. ATTAQUES, PARADES, Rn>OSTES 228. — Obscrvalion. — Les cinquante-trois exercices qui suivent s’exécutent en se fendant de la partie de devant, comme il est prescrit pour le coup de poing direct en se fendant, Les attaques doivent toujours s’exécuter en commençant IS 4 par le bras placé en arriére, c’est-à-dire par le bras droit, dans la garde à gauche, et par le bras gauche, dans la garde à droite. Au cas contraire, le professeur prévient l’élève. Plus tard, on peut exécuter les attaques en commençant par le bras placé en avant. Pour les parades et les ripostes, c’esï le bras qui a ter miné le premier, soit de parer, soit de frapper, qui recom mence. Le professeur doit faire marcher ou rompre, suivant la dispo sition du terrain. Ces neuf exercices sont expliqués comme si le professeur parlait à l’élève. EXKRCICES Ç 229. — Marchez. Attaquez-moi d’un coup de poîng de figure du bras droit rompez, Attaquez-moi d’un coup de poing de figure, parez et ripostez d’un coup de poing de figure, rompez (ou marchez) un coup de poing de figure. (Voir Marchez. Attaquez-moi d’un coup de poing de figure du bras gauche, rompez. Attaquez-moi d’un coup de poing de figure, parez et ripostez d’un coup de poing de figure, rompez (ou marchez); un coup de poing de figure. 230. — Marchez, Attaquez-moi de deux coups de poing de figure, bras droit et bras gauche; rompez. Attaquez-moi de deux coups de poing de figure, parez et ripostez de deux coups EXERCICES SPÉCIAUX TIRÉS DE LA BOXE AXGLAISE I5S de poing de figure, rompez (ou marchez); deux coups de poing Marchez. Aîtaqucz-iuoi de deux coups de poing de figure, bras gauche et bras droit, rompez. Attaquez-moi de deux coups de poing de figure, parez et ripostez de deux coups de poing de figure, rompez (ou marchez); deux coups de poing de figure. Fig. 61* — Coup de poing Je figure piiré et riposté 231. — Marchez. Attaquez-moi de deux coups de poing de figure, rompez. Attaquez-moi de deux coups de poing de figure, parez un coup de poing de figure, ripostez de deux coups de poing de figure;-parez et ripostez de deux coups de poing de figure, rompez; deux coups de poing de figure. 5 252. — Marchez. Attaquez-moi de deux coups de poing de figure, rompez. Attaquez-moi de deux coups de poing de figure. Coup de poing de figure du bras gauche, coup de poing de LA liOXE l-RAN'ÇAISE flanc Ju bras droit, parez et ripostez de deux coups de poing de figure, rompez. Un coup de poing de figure du bras gauche, coup de poing de flanc du bras droit. Observalion. — On peut faire suivre le coup de poing de flanc du bras droit par un coup de poing de figure du bras 5'-’ Enkhcice Ç 25J, — Marchez. Attaquez-moi Je deu.x coups de poing de figure, rompez. Attaquez-moi de deux coups Je poing de figure. Coup de poing de figure du bras gauche, coup de poing de figure demi-circulaire horizontal du bras droit, parez et ripostez de deux coups de poing de figure, rompez. Un coup de poing de figure du bras gauche, un coup de poing de flanc demi-cir culaire horizontal du bras droit. OhservatioiK — On peut faire suivre le coup de poing de flanc demi-circulaire horizontal du bras droit, par un coup de poing de figure du bras gauche. 6“ Hxercich ^254. — Marchez, Attaquez-moi de deux coups de poing de figure, rompez. Attaquez-moi de deux coups de poing défiguré. Un coup de poing de figure du bras gauche, un coup de poing de flanc du bras droit et un coup de poing de figure du bras gauche, parez et ripostez de deux coups de poing de figure, rompez, l-aites une feinte de coup Je poing de figure du bras gauche, suivie d’un coup de poing de figure du même bras et de deux coups Je poing de figure, bras droit et bras gauche. 5 235. — Marchez. Atiaqucz-moi de deux coups de poing de figure, rompez. Attaquez-moi de deux coups de poing de figure. Faites une feinte de coup de poing de figure du bras KXEHCICES SPÉCIAUX TIRÉS DE LA BOXE ANGLAISE IS 7 gauche, suivie d’un coup de poing de figure du même bras, parez et ripostez d’un coup de poing de figure avec le même bras (bras droit) eu le faisant suivre d’un coup de poing de figure du bras gauche, parez et ripostez de deux coups de poing de figure, rompez, duatre coups de poing de figure. Fig* 65. Riposte du coup de poing de après parade du coup de poing de figure s*-’ Exercice 256. — Marchez. Atiaquez-moi de deux coups de poing de figure, rompez. Attaquez-moi de deux coups de poing de figure. Portez un coup de poing de figure, parez un coup de poing de figure et ripostez d’un coup de poing de flanc. Parez et ripostez de deux coups de poing de figure, rompez. Portez uu coup de poing de' figure, parez un coup de poing de figure et lîpostez d’un coup de poîiig de flanc. (\^oir fig. 63.) 9 ^= Exercice 237. — Sur place. Attaqiicz-moi de deux coups de poing de figure et d’un coup de poing de flanc. LA BOX1-; FRANÇAISE Iî8 Obseri'alio?t. — Il faut répéter six fois les trois coups précé dents en ajoutant chaque fois un des six mouvements indiqués i» Parez un coup de poing de figure, cola fiiit quatre mouve ments 2° Ripostez d’un coup de poing de figure, cela fait cinq mou vements 3° Parez un coup de poing de flanc, cela fait six mouvements q** Ripostez d’un coup de poing de flanc, cela fait sept mou vements 5° Parez deux coups de poing de figure cela fait neuf mou vements 6" Ripostez de deux coups de poing de figure, cela fait onze mouvements. EXERCICES DE PARADES, ESQUIVES par les mouvements de tète et de corps en arrière, à droite, à gauche, avec ripostes de coups de poing directs et horizontaux et coups de poing d'arrêt directs HSQL'IVHS StMPLliS Observation, — Exécuter dix fois chacun les treize exercices suivants Esquiver la tète à droite 238. — Si l’adversaire attaque d’un coup de poing de figure du bras gauche, il finit esquiver, en penchant la tète à droite, EXERCICES SPÉCIAUX TIRÉS DE LA llOXE ANGLAISE de manière que l’oreille soit rapprochée le plus possible de l’épaule droite. Observalion. — Dans toutes les esquives, les yeux doivent être constamment dirigés sur l’adversaire. 2« Hxercice Esquiver la tête à gauche J 239. — Si l’adversaire attaque d’un coup de poing de figure du bras droit, il faut esquiver en penchant la tête à gauche, de manière que l’oreille soit rapprochée le plus possible de l’épaule Esquiver le corps à droite 240. — Si l’adversaire attaque d’un coup de poing de figure du bras gauche, il faut esquiver, en penchant le haut du corps à droite, sans bouger les pieds et en facilitant ce mouvement par la flexion des hanches. Esquiver le corps à gauche 241. — Si l’adversaire attaque d’un coup de poing de figuredu bras droit, il faut esquiver en penchant le haut du corps à gauche, sans bouger les pieds, et en facilitant ce mouvement par la fiexion des hanches. Esquiver le corps eu arriére 242.— Si radversaire attaque d’un coup de poing de figure, soit du bras droit, soit du bras gauche, il faut esquiver en pen chant le haut du corps en arriére, en conservant le poids du i6o corps sur la Jambe droite en fléchissant la jambe gauche et en rapprochant le pied gauche du pied droit; la pointe du pied seule touchant le sol. La flexion des reins en arrière facilite beaucoup ce mouve 6 v Hxercice Esquiver obliquement en arriére à droite 243- — Si l’adversaire attaque d’un coup de poing de figure du bras gauche, il faut esquiver, en portant la jambe droite obliquement en arriére à droite et en penchant le haut du corps du même coté la jambe gauche reste tendue. Esquiver verticalement 244. — Si l’adversaire attaque d’un coup de poing de figure, soit du bras droit, soit du bras gauche, il faut esquiver en flé chissant le corps et les deu.x jambes verticalement, le haut du corps un peu penché vers la droite et en avant. 8 ^’ Exercice Esquiver à droite avec mouvement de jambes en avant 245. — Si l’adversaire attaque d’un coup de poing de figure du bras gauclic, il faut esquiver en portant la jambe gauche obliquement en avant à droite, en posant le pied à coté et en dehors du pied gauche de l’adversaire, le corps penché à droite, la jambe gauche ployée, la jambe droite tendue. Esquiver à qauche avec mouvement de jambes en avant 5 246. —Si l’adversaire attaque d’un coup de poing de figure, soit du bras droit, soit du bras gauche, il iaut esquiver en por- J-XtUClCES SPÉCIAUX TJUÉS DE LA BOXE FIIAN’ÇAISE tant la jambe gauche obliquement en avant à gauche, en posant le pied à côté et en dedans du pied gauclic de l’adversaire, le corps penché à gauclie, la jambe gauche ploj’êc et la jambe droite tendue. ro F.xkrcice Esquiver à droite avec double mouvement de jambes en avant r 247. — Si l’adversaire attaque d’un coup de poing de figure du bras gauche. Il huit esquiver en portant la jambe gauche obliquement en avant à droite, en posant le pied à côté et en dehors du pied gauche de l’adversaire, le corps penché à droite, aussitôt et en même temps pivoter vers ia gaiiclie sur le talon du pied gauche, en portant le pied droit à 50 centimètres en viron plus loin que le pied gauche, de manière à être placé obli quement en arriére du côté gauche de l’adversaire, et dans ia position de garde à gauche. Esquiver à gauche avec double mouvement de jambes en avant 248. — Si l’adversaire attaque d’un coup de poing de figure soit du bras droit, soit du bras gauche, il faut esquiver en portant la jambe gauche obliquement en avant à gauche, en posant le pied droit à côté et en dedans du pied gauche de l’adversaire, le corps penché à gauche* aussitôt et en même temps, pivoter vers la droite sur le talon du pied gauche, en portant le pied droit à 50 centimètres environ plus loin que le pied gauche, de manière à être placé obliquement en arrière du côté droit de radversaire et dans la position de garde à gauche. Esquiver par mouvements de jambes en arriére à droite 249. — Si radversaire attaque d’un coup de poing de figure du bras droit en marchant, ou du bras gauche eu se LA BOXE I UANÇAISE fciul*!!!!, il faut pivoter vers la droite sur le talon gauche eu portant le pied droit en arrière du pied gauche, c'està-dire décrire un quart de cercle à droite, de manière à être placé garde à gauche, face à la ligne D. Exekcice Esquiver en arriére et à droite par mouvements de jambes r 250. Si, acculé près d’un mur et ne pouvant ni reculer, ni changer de garde en arrière, l’adversaire porte un coup de poing de figure du bras droit en marchant on du bras gauche en se fendant, il faut rapporter le pied gauche en arrière, à côté du talon droit; aussitôt porter le pied droit latéralement à droite, à 50 ou 60 centimètres la gauche, sur le talon environ du pied gauche, en pivotant vers du pied droit, en même temps porter le pied gauche en arrière du pied droit, de garde à droite, lace à la ligne G. manière à être placé Ces trois mouvements de jambes doivent s’exécuter successi vement et avec la plus grande vitesse. nsauivizs AVIIC coups D’ARRÊTS DIlîLiCTS ET RIPOSTES DE COUPS DE POING DIRECTS ET HORIZONTAUX OhicriHiiion sur les coiilfs df poing hori:{ûttt(iiix en lournant Je corps S 2)1. — Ces coups ne s’exécutent pas comme le coup de poing demi-circulaire horizontal, expliqué dans la première Pour porter du bras droit le coup de poing circulaire horizon tal en tournant le corps, il faut ployer le bras horizontalcnient devant le corps, le coude en avant, le poing louchant à l’épaule gauche, le dessus de la main tourné en dessus, puis frapper horizontalement, en détendant vigoureusement le bras, en tournant le corps dans la direction indiquée pour le coup. EXI:RC1CE5 spéciaux tirés DK LA BOXE PRAXÇAISE Esquiver la tête à droite avec coup d'arrêt du bras de devant 252. — Si radvcrsaire attaque d’un coup de poinjr de Hj^ure du bras gauche, il faut esquiver en penchant la tête à droite, de manière que l’oreille soit rapprochée le plus possible de l’épaule droite; eu même temps exécuter un coup d’arrêt à la hgure, en tendant vigoureiiseiiient et directement le bras gauche en En mc'mc temps qu’on esquive et qu’on exécute le coup d’arrêt, il laut porter le haut du corps un peu en avant. Obsenutlion .— Dans toutes les esquives, les yeux doivent être constamment dirigés vers l’adversaire. Esquiver la tète à gauche avec coup d'arrêt du bras de derrière 5 255. — Si l’adversaire attaque d’un coup de poing de figure du bras droit, il faut esquiver en penchant la tête à gauche, de manière que l’oreille soit rapprochée le plus possible de l’épaule gauche; en même temps exécuter iin coup d’arrêt à la figure, en tendant vigoureusement et directement le bras droit en avant. d’arrêt, il faut porter le haut du corps un peu en avant. On peut encore et avec beaucoup de succès exécuter le coup d’arrêt avec le bras gauche, sans avoir besoin d’esquiver la tête. I.A HOXK l'UANÇAISI- J*-' EXEHClCli: Esquiver le corps à droite avec coup d’arrêt du bras de devant j 2).). Si l’adversaire attaque d’uii coup de poing de figure du bras gaucho, il huit esquiver en penchant le haut du corps à droite, sans bouger les pieds et en facilitant ce niouvement par la Hexion des hanches; en même temps, exécuter un coup d’arrêt à la figure, en tendant vigoureusement et directement le bras gauche en avant. d’arrêt, il faut porter le haut du corps foriemein en avant, en plovant la janihe de devant et en tendant la jambe de derrière. E.vkrcice Esquiver le corps à gauche avec coup d’arrêt du bras de derrière 255. — Si l’adversaire attaque d’un coup de poing de figure du bras droit, il faut esquiver en penchant le haut du corps à gauche, sans bouger les pieds et en facilitant ce mouvement par la flexion des hanches, en même temps exécuter un coup d’arrêt au Hanc en tendant vigoureusement et directement le bras droit en avant et diriger le coup au creux de l’estomac. d’arrêt, il faut porter le haut du corps lortement en avant en plovant la jambe de devant et eu tendant la jambe de derrière. Esquiver verticalement avec coup d'arrêt du bras de devant 5 256. Si l’adversaire attaque d’un coup de poing de figure, soit du bras droit, soit du bras gauche, il faut esquiver en flé chissant le corps et les deux jambes verticalement, le haut du corps im peu penché vers la droite et en avant, en même temps, EXERCICES SPÉCIAUX TIRÉS DE LA lîOXE KRANÇAISB cxécLitei' un coup J’arrèl lui flanc en tendant vigoureusement et directement le bras gauche en avant et diriger le coup au creux de l’estomac. Par ce mouvement, le coup de poing do l’adversaire passe par-dessus la tète. Fig. 64. — Fsqiiive ;i droite .ivcc moiivcinciits de j.imbes cii avant avec coup d’arret du liras de devant 6 '= Exercice Esquiver à droite avec mouvements de jambes en avant avec coup d'arrêt du bras de devant J 2>7. Si l’adversaire attaque d’un coup de poing de hgurc du bras gauche, îl tant esquiver en portant la jambe gauche obli quement en avant à droite, en posant le pied à côté et en dehors du pied gauche de l’adversaire; en meme temps, exécuter un coup d’arrêt à la figure en tendant vigoureusement et direc tement le bras gauche en avant. (Voir fig. 64.) d’arrêt, il huit porter le haut du corps fortement en avant et à droite, et ployer la jambe gauche en tendant la jambe l.A BOX1-: l-RAN'ÇAISK On peut lairc suivre le coup d’arrêt d’un deuxième coup, en portant du bras droit un coup de püin<> horizontal à la figure eu tournaiu le corps à droite. On peut .aussi supprimer le coup d’arrêt et ne porter que le coup de poing horizontal du bras droit à la figure ou au fianc, si l’adversaire porte son coup de poing du bras droit en marchant, (Voir fig. 6j.) PiG. fij. — Coup Je poing liorixüiital à droite, p.ir moiivemcnt oblique à droite 7 ‘^ Exercice Esquiver à gauche avec mouvements de jambes en avant, avec coup d'arrêt du bras de derrière 258, — Si l’adversaire attaque d’un coup de poing de figure, soit du bras droit, soit du bras gauche, il finit esquiver eu por tant la jambe gauche obliqiicmcni eu avant à gauche, en posant le pied à côté et eu dedans du pied gauche de radversaire; en même temps, exécuter un coup de poing d’arrêt au llauc en tendant vigoureusement et directement le bras droit en avant et diriger le coup au creux de l’estomac, (\’üir fig. 66.) En mémo temps qu’on esquive et qu’on exécute le coup EXERCICES SPÉCIAUX TIRÉS DE lA BOXE FRANÇAISE d’arrêt, Il faut porterie haut du corps fortement en avant et à gauche, et ployer la jambe gauche en tendant la jambe droite. bonds). 16"^ Exercice ’l 278. — Un coup de poing de figure doublé du bras droit. Un coup de poing de figure du bras gaiiclie, et un coup de poing de figure doublé du bras droit (5 bonds). 17*-' Exercice Un coup de poing de figure triplé du 18' Exercice 280. — Un coup de poing de figure triplé du bras droit (5 bonds). I.A BOXE l’RAXÇAISE OUSEKVATIONS GÊNI-KALES SUR LA SIXIÈME PARTIE ^281. — Lorsque les élèves seront bien exercés sur ce qui précédé, on leur fera exécuter les exercices de boxe anglaise contenus dans les 210 ’à 227 de la sixième partie de la manière suivante lis seront placés deux par deux, et s’attaqueront tour à tour en marchant soit â droite, soit à gauche, ou en rompant; en un mot, ils chercheront à se surprendre pour porter leurs coups, ensuite ils pourront ajouter à tous les paragraphes indiqués cidessus des exercices de ripostes, 282. — t'-’*' llxenipk L’adversaire numéro i attaque par surprise le numéro 2 d’un coup de poing de figure du bras droit le numéro 2 doit parer avec son bras gauche et à son tour il attaquera par surprise le numéro i d’un coup de poing de figure du bras droit que celui-ci devra, à son tour, parer avec son bras ijaLichc et ainsi de suite. 28^. — 2*-‘ Exemple L’adversaire numéro t attaque par sur prise le numéro 2 d’un coup de poing de figure du bras droit; le numéro 2 doit parer avec son bras gauche et riposter d’un coup de poing de figure du bras droit que le numéro i devra parer du bras gauche; à son tour, le numéro 2 attaquera par surprise le numéro l d’un coup de poing de figure du bras droit que celuici parera du bras gauche et ripostera d’un coup de poing de figure du bras droit que le numéro 2 devra parer avec sou bras gauche. Lt ainsi de suite pour tous les paragraphes, depuis 2n jus C^u pourra aussi ajouter les esquives, sans coup d’arrêt d’abord* Les élèves doivent convenir à l’avance de la leçon qu’ils exé cuteront. Cette manière de procéder prépare graduellement les élèves à taire assaut. MX DE LA SIXIEME PARTIE SEPTIEME PARTIE Exercices préparatoires à l’assaut.—Coups particuliers Moyens de défense dans les corps à corps 28.1. Ûht’rviilions. — PciuUint toutes les leçons trassaut, les coups d’arrêt de poing ou de pied sont supprimés, de ma nière à ne pas paralyser les attaques ou les ripostes, qui, dans ce cas, ne se feraient pas franchement, étant donnée riiésitation que chacun y mettrait, dans la crainte des coups d’arrêt. Les coups d’arrêt ne doivent s’exécuter que lorsqu’on sait bien attaquer, riposter, parer et esquiver les coups. Pour les bien exécuter, il faut les bien préparer et ne les taire qu’avec la plus grande précision, le plus grand à-propos, sinon on tait coup double cl par conséquent le résultat est négatif pour les deux adversaires, puisqu’ils seraient touchés tous deux. Dans les assauts, il ne faut pas en abuser; les tireurs qui en abusent, généralement ne savent pas les exécuter convenable ment, et provoquent des corps-à-corps qui ne témoignent pas che;' eux d’un grand savoir, ni d’un grand sang-froid. Avant de faire faire assaut aux élèves, il faut bien s’assurer qu'ils exécutent correctement leurs leçons et que leurs membres obéissent tacilemeiit, et pour ainsi dire d’iine manière mécanique, à leur volonté, car, dans l’assaut, c’est la tète qui travaille et dirige le combat. A cet effet, nous recommandons aux élèves de se donner la leçon niuinellement, ce qui est un moyen sûr d’arriver à la perfection des mouvements. Nous avons remarqué que, dans toutes les escrimes, la parade LA BOX K rHAXÇAISK est sacrifiée ;iii bénéfice de ratt:u]uc. C’est nu grand tort, il vaut mieux être fort pareur L]ue fort attaqneur; car dans un combat, lorsqu’on est touciré, on est plus ou moins compromis et en conséquence on peut être mis hors d’état de se défendre. Aussi nous engageons nos élèves à laîre beaucoup de leçons de parades et d’esquives. lin résumé, un assaut doit être dirigé comme une partie d’échecs; tout doit y être raîsoivné de la même manière coups d’attaques ou de ripostes, parades, esquives, tous les mouve ments et moyens contenus dans la théorie doivent être prêts à servir de pièces pour combattre et se défendre. Quand un tireur est en garde depuis quelques instants devant son adversaire, il doit être fixé sur les qualités et les déiauts de celui-ci et doit connaître les movens pratiques de le combattre. C’est alors que la tête dirige la défense par le calcul et le raisonnement; la décision devient prompte et amène des résul tats satisfaisants. Un tireur qui ne s’inspirerait pas de ces observations reste rait toujours un tireur médiocre. LEÇONS D’ASSAUT 285, — Pour toutes les leçons d’assaut, on procédera de la manière suivante on placera les élèves deux à deux et on leur fera exécuter toutes les leçons couteiiucs dans la théorie, en commençant par les plus simples et en continuant jusqu’aux plus compliquées. Les adversaires devront s’attaquer tour à tour par un coup ou une leçon composée, mais déterminée à l’avance; ils pourront marcher, rompre, sc jeter à droite ou à gauche, en cherchant le moment propice pour surprendre l’adversaire ou, pour parer ou éviter ses coups. % 286. — Iixenipk L’adversaire numéro i attaque par surprise le numéro 2 par un coup de pied bas, que ce dernier EXERCICES PRÉPARATOIRES A l’aSSAUT doit esquiver. Le numéro 2 attaquera à son tour le numéro i qui esquivera, et ainsi de suite pour les autres leçons. 287.— 2*^ Exemple L’adversaire numéro i attaque d’un coup de pied bas, le numéro 2 esquive et riposte d’un coup de pied bas que le numéro i doit aussi esquiver. 288. 7*= Exemple 1 /adversaire numéro i attaque d’un coup de pied bas, le numéro 2 esquive et riposte d’un coup de pied bas que le numéro i doit esquiver et riposter ensuite d’un coup de pied bas. 289. —; 4 ‘^ Exemple Le numéro i attaque d’un coup de pied de flanc, le numéro 2 parc. 5 290. “ J'-' Elxemple Le numéro 1 attaque d’un coup de pied de flanc, le numéro 2 parc et riposte d’un coup de pied de flanc. 5 291. Exemple Le numéro i attaque d’un coup de pied de flanc, le numéro 2 pare et riposte d’un coup de pied de flanc, le numéro i parc et riposte à son tour d’un coup de pied de flanc. Observai ions. Lorsque les élèves auront épuisé la série des coups simples, en ripostant par le même coup que celui de l’attaque, ils devront varier en ripostant par un antre coup que celui de l’attaque; on peut aussi riposter par des coups composés. 11 est bien entendu que pour les leçons d’assaut de bo.xe fran çaise on peut attaquer et riposter par des coups de poing ou des coups de pied indifléremment, il suflît que la leçon soit dé terminée à l’avance entre les deux élèves. HXli\tPLl:S J 29J. — Exoïiple Le numéro î attaque d’un coup de pied bas, le numéro 2 esquive et riposte d’un coup de poing de ligure ou de flanc. 5 294. — 2^ Exemple Le numéro i attaque d’iin coup de pied de flanc, de poitrine ou de figure, le numéro 2 pare et riposte d’un coup de pied bas ou d’un coup de poing de figure ou de flanc. I.A liÜXE J-’KANÇAtSE 29$. — 7''' lixcmpîe Le numéro i attaque d’un coup de pied de tlanc, le numéro 2 p*are et riposte d’un coup de pied de poitrine que le numéro i pare, et riposte ensuite d’un coup de pied de figure le numéro 2 parc ce dernier coup. 296. — 4*-' Exeifipk Le numéro i attaque d’un coup de pied bas, le numéro 2 esquive et riposte d’un coup de pied chassé-croisé en sautant, le numéro i prend la parade en dehors et riposte d’un coup de poing à la nuque, aux reins, etc, 297. — ’ Exemple Le numéro i attaque d’un coup de pied bas, le numéro 2 esquive et riposte d’un coup de pied direct, le numéro 1 pare et riposte d’un coup de pied bas ou d’un coup de poing de figure, ou de flanc. 3 298. — 6 Exemple Le numéro r attaque d’un coup de poing de figure, le numéro 2 pare et riposte d’un coup de pied bas, le numéro i esquive et riposte d’un coup de pied en tour nant, soit à la jambe, soit au creux de l’estomac. Ohservalion. — .'\insi on peut varier à l’infini et combiner les leçons d’une manière tellement compliquée, qu’on arrive gra duellement à rassaut, sans pour ainsi dire s’en apercevoir. COUPS PARTICULIERS 299. — i'» Coup de pied bas porté en dehors, sur l’attaque d’un coup de poing porté en sc fendant. Le même coup se porte aussi sur le coup de poing en mar chant, mais il huit être placé en fausse garde, 5 300, — 2 Esquiver le coup de pied bas en portant en même temps un coup Je poing de figure, ou de flanc du bras de devant. On esquive de côté en portant la jambe en dehors et en 501.—- 3“ Attaquer d’un coup de pied de figure ou de flanc, et avant de reposer le pied à terre, porter un coup de pied d’arrêt sur la jambe de l’adversaire qui riposte d’un coup de pied bas. j:xi;RCici:s riîÉrARATorREs a l assaut 302. — 4" Attaquer J’un coup Je pied chassé-croisé sur la le l’adversaire, et avant de reposer le pied à terre, porter un coup de pied de Rauc ou de figure, ï^Attaquer d’un coup de pied chassé-croisé haut et avant de reposer le pied à terre, porter un coup de pied d’arrêt sur la jambe de l’adversaire qui riposte d’un coup de r pied bas. 304, — 6 Attaquer d’un coup de pied eu tournant haut et direct, et avant de reposer le pied à terre, porter un coup de pied d’arrêt chassé-croisé sur la jambe de l’adversaire qui riposte d’un coup de pied bas. 305. — 7“ Attaquer d’un coup de pied en tournant, bas et direct, et avant de reposer le pied à terre, porter un coup de pied de flanc ou de figure. 306, — 8** Etant placé fausse garde à gauche, si l adversaire porte le poids du corps sur la ianibc de devant, porter un coup de pied en tournant bas et en dehors en fauchant, de manière à frapper la jambe de radversaire au-dessous du mollet et le faire tomber. 307. — g'’ Feinte d’un coup de pied bas de la jambe droite, immédiatement coup de pied bas Je la jambe gauche, (^’oir le coup de pied bas en marchant, partie, 38.) 508. — 10'* Coup de pied bas de la jambe droite, immédia tement coup de pied bas de la même jambe. C 309. — II” Tendre le bras gauche on avant sur l’attaque d’un coup Je poing de figure porté du bras droit par l’adver r t 12° Ecart du bras de devant, étant placé garde à Afin d’éviter d’être arrêté par le bras gauche de l’adversaire, au moment de l’attaque J’im coup de poing de figure du bras gauche, il faut écarter son bras gauche avec votre bras droit et porter ininiédiatemeni votre coup de poing de figure du bras 511. — 15” Coup d’arrêt sur le coup de pied bas, parle coup (. Lorsque radversaire porte son coup de pied bas, portez le i8o LA BOXE l'RAXÇAlSE votre en même temps à toute vitesse^ en frappant un peu haut. Ce coup s’exécute en vraie et en fausse garde. — 140 Contre-coup d’arrêt sur !e coup d’arrêt, chassécroisé porté sur le coup de pied bas, par le coup de pied bas porté haut. Sur un adversaire qui porte le coup d’arrêt sur le coup de pied bas, portez le coup de pied bas à toute vitesse, en frappant un peu haut. J 513. — i)” Double coup de pied en tournant. Après avoir porté le premier coup, si l’adversaire se porte en avant, porter immédiatement un deuxième coup de pied en tournant, niais sans reposer le pied â terre après le premier coup. EXERCICES DE DÉFENSE SUR LES PRISES DE CORPS J 514, — II peut arriver qu’oubliant un moment les régies de notre méthode, ou pour un motif quelconque, un élève soit surpris à bras-le-corps par un adversaire d’une grande tbree musculaire. Pour ce cas, nous indiquons ci-dessous plusieurs coups dont les résultats sont toujours certains. Ce qu'ûii doit faire dans un combat, lorsqu'on a saisi la jambe de son adversaire, pour l'empêcher de la faire lâcher et qu’il ne puisse frapper avec l’aulre jambe. 315. — Supposons que la jambe droite soit tenue ainsi la main droite sous le talon, la maîn gauche sur le cou-de-pied i" Il faut de suite élever la jambe prise le plus haut possible, en poussant en avant. Ce mouvement suffit généralement pour faire tomber en arriére. Il est plus pratique que celui de tirer la jambe à soi, qui peut amener l’adversaire à se rattraper après vous; 2“ Si l’adversaire veut tourner à gauche pour poser les mains à terre et frapper avec l’autre jambe pour se dégager, il faut, avec les deux mains ensemble, tordre la jambe avec force, en la tournant à gauche. l'XERCICKS l>KÈI‘AKATOIHKS A l’ASSAUT iSl 316. — 1° Si un adversaire vous a saisi à bras-le-corps, à hauteur de la ceinture, et que vos Jeux bras soient restés libres au-dessus des siens, placez immédiatement vos deux avant-bras sous son menton, et appU3'ez avec force sur sa gorge, de ma nière à lui renverser la Tête en arrière; mouvement qui Poblige à l;kher prise. Ce mouvement doit être exécuté brusquement. 317. — 2° Dans ce même cas de prise de corps, pour se débarrasser, Il suffit aussi de placer une main, ou les deux mains, à plat sur le front de votre adversaire, et d’imprimer une violente secousse, de manière à lui renverser la tête en arrière. Ce mouvement l’oblige à lâcher prise immédiatement. ^318. — 3° Dans ce ntcnie cas encore, il faut passer la main gauche devant la figure de l’adversaire et la placer à plat sur le côté gauche en même temps passer la main droite derrière la tête et la placer à plat sur le côté droit dans cette position il faut imprimer à la têic un brusque mouvement de rotation de itauche à droite avec la main saiiche et de droite à trauclie avec “ CTP C5 la main droite. — 4° On p>eut encore, si un des deux bras est resté libre, passer la main derrière la tête de l’adversaire et l’attirer avec force en avant, et en même temps llécliir la tête en avant. Par ce moyen l’adversaire vient forcément heurter son visage en plein sur le dessus de votre tête. 520. — 5° Dans le cas où l’adversaire vous aurait saisi à bras-le-corps par devant, mais les bras passés par dessus les vôtres, portez-lui un vigoureux coup de genou dans le basventre, en frappant eu remontant, ou bien un violent coup de talon sur la pointe des pieds, 321. 6 Si, au contraire, radversaire vous a saisi par derrière, portez-lùi un coup de talon sur la pointe des pieds, ou bien encore un coup de talon en arrière dans le bas-ventre. Ç, T Q OBSHRVAriOXS SUR LKS PlUSES DU CORPS 322. — Nous nous étendrions à Pinfint si nous voulions expliquer tout ce que l’expérience et l’étude nous ont appris, mais nous pensons avoir indiqué un nombre suffisant de moyens LA HOXE rilAXÇAlSK Je défense. Pour ccuxcjui restent, nous sommes à ht disposition de nos élèves. Nous conseillons d’éviter les corps-â*corps dans un combat sérieux. Nos exercices de boxe, en perfectionnant le travail des bras et des jambes, suffisent amplement à une défense bien conibinée. Si nous avons enseigné les exercices de prises de corps, c’est afin de démontrer qu’en toute circonstance, même quand on est surpris, notre théorie fournit les mov^ens de se débarrasser d’un adversaire et de n’étre jamais pris au dépourvu. Nous insistons et nous le répétons: la meilleure défense, c’est le combat à distance, à coups de pied et à coups de poing. J L’assaut est la mise en pratique de toutes les leçons. Dans ce semblant de combat, chaque tireur, livré à lui-nièmc, use de l’ensemble des moyens de défense contenus dans la théorie, tout en observant strictement les régies et les principes qui y sont exposés. II doit raisonner tous ses coups et les porter à propos, ainsi que scs ripostes. Dans l’assaut et dans les combats, la position est à peu prés la même que dans la théorie les yeux doivent être constamment fixés sur ceux de l’adversaire; le corps conservera ainsi son équilibre et il sera souvent fitcile de deviner et, par suite, d’éviter certains coups que l’advcrsaîre porterait, en regardant d’avance la partie du corps qu’il désire attaquer. Quatre qualités sont essentielles dans l’assaut le coup d'a’il, le saug-Jroid, rfj^////cet Vadressf. Le coup d’œil a une importance supérieure. En efiet, par lui, iSî la pensée, mise immédiatement en éveil, dicte aux organes les moyens d’exécution. Aussi la vivacité des mouvements est-elle en raison directe de la vivacité du coup d’œîl. Le coii^ irœi} donne Tà-propos, mais il est plutôt un don de la nature que le résultat de la pratique. Le sang-froid s’acquiert généralement par la pratique un cer tain nombre de personnes ne peuvent cependant jamais le pos séder à cause de leur tempérament. L'agililé s’obtient par les exercices. On doit en raisonner l’emploi, l’appliquer selon les circonstances. Vadresse est le résultat des exercices raisonnés. Les personnes qui acquiérent toutes ces qualités forment rexceplion leurs progrès sont rapides et leur supériorité incontestable, La moyenne des cléves atteint un degré passable, mais grâce à des exercices réguliers et persévérants. duant à la catégorie de ceux qui ne sont point favorisés, ils ne peuvent réellement arriver qu’à une force médiocre et encore leur faut-il une très grande habitude et beaucoup d’application constante. P Evidemment, l’expérience prouve que par une théorie sagement raisonnée, il est possible d’apporter une grande amélioration aux dispositions naturellement ingrates des élèves, JB Evidemment aussi, un habile professeur arrive à compenser les déiauts des élèves en développant leurs qualités, par l’étude des qualités et des défauts. D’ailleurs, tel est au fond le but que nous nous sommes proposé. Et qu’on nous pardonne notre affirmation, mais nous déclarons que par notre méthode, nous mettons nos élèves à même de faire face à tout agresseur, à tout tireur de telle ou telle méthode. Pour cela il y a à tenir compte des différences de taille et de poids. Les meilleurs tireurs, les plus lestes et les mieux disposés pour ce genre d’exercice sont ceux qui mesurent i m. 65 à t ui, 70 et qui pèsent de 7c à 75 kilos. Les tireurs dépassant cette taille et ce poids perdent en vitesse, mais ils ont l’avantage de l’attaque. Ceux au-dessous de cette taille n’ont pas l’avantage de l’attaque, mais ils ont celui de la riposte vu leur vitesse, et celui de la parade, car ils présentent aux coups de l’adversaire une ].A BOX]-: i-iïAXç.vtSî-; surHicc plus petite eu hauteur coinnie en largeur et leurs luentbres étant plus rapprochés les uns Ucs autres, ils peuvent combiner plus facilement la défensive. Les premiers ont aussi l’avantage des coups d’arrêt. Les derniers doivent s^en défier. Il n’est pas dit pour cela qu’un éléve mesurant plus ou moins de I m. 70 ou pesant plus de 75 kilos ne puisse tirer un grand avantage de sa corpulence, Xous l’avons dit plus haut, un professeur habile, savant, peut donner à ses éléves des ressources infaillibles, quels que soient leur âge et leurs dispositions. Il y a dans notre méthode des exercices spéciaux classés pour tous. Aux éléves jeunes et dispos, nous ferons suivre le plus long temps possible les deuxième, troisième et quatrième parties, lesquelles, bien qu’esscnlicllemcnt»gymnastique»,n’en sont pas moins sérieuses au point de vue de la défense; ensuite ils conti nueront par les cinquième et sixième parties, c’est-à-dire tous les exercices contenus dans la théorie. Tandis que les personnes âgées et mal disposées ne pourront suivre avec succès que les cinquième et sixième parties, qui constituent la partie la plus sérieuse de la théorie et dont l’exé cution est des plus faciles. Ainsi pour les hommes âgés, gros et courts ou peu favorisées au point de vue de la souplesse et de l’agilité, les coups de pied bas, les coups d’arrêt contenus dans la cinquième partie, ainsi que les exercices spéciaux de boxe anglaise contenus dans la sixième partie, constituent un système de défense des plus efficaces. Nous avons déjà démontré dans les observations de la quatrième partie, qu’un tireur doit toujours être placé devant son adversaire à une distance telle que ce dernier ne puisse le frapper sans se rapprocher. Néanmoins, nous croyons préfé rable de se rapprocher le plus possible et surtout d’éviter de s’éloigner sans raison en se sauvant sans parer et de se laisser acculer. Cette régie facilite la riposte que l’on ne pourrait exé cuter si l’on est trop éloigné de son adversaire. Pour observer ce principe, il faut tenir compte de la taille de son adversaire. DI-: I. ASSAUT se tenir plus éloigné de lui s’il est d’une grande taille, et plus rapproché s’il est d’uiie petite. Pour remédier à ce défaut, nous recommandons à nos élèves d’exécuter souvent les leçons de parades de la troisième partie. On peut aussi éviter des coups en exécutant des changements de garde en arriére, mais sans abuser de ce moyen si l’on a peu d’espace. Ce serait une faute, car il priverait de la riposte, étant trop éloigné, et l’équilibre serait rompu si l’adversaire vous pour suivait. Il s’ensuivrait donc de fâcheux résultats dans le cas, par exemple où, étant lance contre un mur ou un objet quel conque, le coup de l’adversaire produirait un contre-conp. Il faut éviter de se faire serrer près des murs et conserver le plus possible la liberté de ses mouvements. On ne doit jamais attaquer franchement son adversaire qu’a prés l’avoir étudié par uu grand nombre de feintes, de fausses attaques, qui vous révèlent ses côtés faibles, ses défauts. Soit que l’on se tienne sur la défensive, soit qu’on attaque vigoureusement, dans les circonstances favorables, il faut tenir sévèrement compte des régies de la prudence. Les feintes, ou autrement dit, les fausses attaques sont des coups portés avec intention de ne pas toucher. Ils servent à tromper radversaire, en cachant une combinaison la vraie attaque. Tous les coups coiuenus dans la théorie peuvent être employés comme feintes. Chaque fois qu’on veut diriger une attaque, il faut étudier la position de l’adversaire et porter le coup qut paraît offrir le pins de chances de réussite, tout en sc tenant prêt à la parade, au cas où l’adversaire exécuterait le coup d’arrêt qui est un moyen fré quent d’empécher l’attaque. Le coup d’arrêt s’exécute toujours sur la marche en avant de l’adversaire. Un tireur sérieux et consommé, dans tons les exercices de notre théorie, peut, par la grande habitude acquise, apprécier à un centimètre près la distance qui le sépare de son adversaire aussi il frappera toujours juste et rencontrera le corps de son adversaire. Il est toujours dangereux de frapper dans le vide, car, trompé par la distance, la jambe tombe en avant, le corps est déplacé et livré à la riposte Je l’adversaire. f; h LA BOXE 1 JiANÇAIi>K Les coups de pied les plus sérieux sont ceux ne dépassant pas la poitrine. Les coups de poing sont ceux portés au creux de l’estomac, au flanc et à la figure. Les coups de pied haut sont dangereux pour celui qui les porte, s’il n’a pas une grande facilité* dans scs mouvemenis et s’il est de petite taille, car il déplace le centre de gravité, et il se livre à la riposte de son adversaire. DHS RKGLES GÉNÉRALES 524. — La boxe française est secondairement un exercice gymnastique, elle a avant tout pour raison d’être la défense. C’est là ce que nous voulons nous attacher à préciser, en déter minant les règles à observer dans un assaut. Nous avons remarqué que chaque prolesseur a ses régies par ticulières, qui n’ont pour la plupart rien de commun avec la boxe proprement dite. Or, comme ces régies individuelles s’écartent des principes qui sont la base fondamentale de la boxe, il s’ensuit qu’elles donnent lieu à de pures discussions de fantaisie. Ceux-ci inicrdiscni les coups de pied portés derrière la tête; ceux-là les coups portés sur le dos ou sur les jambes; d’autres les coups du genou à la ceinture ou à la figure, d’autres aussi les coups à la figure, etc. A ce compte, il ne resterait de la boxe française qu’un pur exercice de signes télégrapliiques et rien de ce qui a trait à la défense. Pour nous, nous nous inspirons ici des coutumes des meilleurs professeurs de boxe française, les règles que nous éiahlissons sont le fruit de l’ense-ignement de maîtres expérimentes et consciencieux. En effet, que dirait-on, si, attaqué dans la rue par un indi vidu, et au moment où vous vous préparez à lui porter un coup, votre adversaire vous disait Monsieur, je défends tout le der rière du corps depuis les pieds jusqu’à la tête et qu’il vous tournât constamment le dos? Hst-ce qu’un coup dans le dos n’est î pas aussi à craindre que les coups portés par devant le corps ? Ou bien encore supposez qu’au moment où vous le tenez par une jambe ou toute autre partie du corps, et prêt à le lancer à terre, il vous dise Monsieur, on ne doit pas prendre les jambes. V'ovez-vous un malfaiteur s’élançant sur vous, vous lui portez un coup d’arrêt qui le lance à terre il se relève tout penaud et vous dit Monsieur, on ne doit pas faire de coup d'arrêt. Tout cela ne serait ni plus ni moins que ridicule. Nous le répétons, la boxe française est un exercice de défense naturelle avant tout, et pour lequel on doit employer toutes les ressources que peut fournir le corps, aidé par l’imagination et par l’étude approfondie de la théorie, qui nous procure, en meme temps que lui, et la précision, l’adresse et la force nécessaires à la défense. Dans un combat dans la rue, il ii’y a pas de règle, chacun use de ses moyens pour vaincre sou adversaire, et la victoire donne raison aux moyens. (La fin justifie les moyens.) Pour cette circonstance, nous nous résumons, il suffit de mettre à profit les leçons de la théorie, jointes aux qualités dont nous avons parlé plus haut, savoir ]e coup d’œil, le sang-froid, l’adresse et l’agilitc, puis frappera propos, l'ile et fort. Quant aux régies de l’assaut, elles difi'êrcnt peu de celles du combat. Les tireurs sont munis de gants de peau rembourrés et de bottines légères en peau, garnies de semelles de bulTlc, afin d’éviter autant que possible les coups qui pourraient faire mal. ASSAUT DE BOXE FRANÇAISE RI-ÜLES — Dans un assaut, une des principales règles que doivent observer les tireurs, c’est la courtoisie et la lovauté, J 26. — Article premier, Les tireurs se servent des bras et des jambes, des poings et des pieds, pour frapper. Art, 2. — Tous les coups de pied portés soit à l’attaque ou r y i à la riposte, depuis le dessus du pied jusqu’au sommet de la tête, soit devant ou par derrière le corps, comptent. Akt, î. — Les coups d’arrêt comptent Art. 4. — Les coups portés sur les bras et les avant-bras, lorsque ceux-ci sont écartés, ne comptent pas, mais lorsqu’ils touchent le corps, le coup compte. Art. 5 — Les coups doubles sont annulés lorqu’il y a ma tière à discussion et qu’on ne peut préciser quel est l’attaquant. Art. 6. — Les coups de poing portés soit à l’attaque ou à la riposte, depuis la ceinture jusqu’au sommet de la tête, soit devant ou par derrière le corps, comptent. Art, 7. Pour le sixième article, il faut s’inspirer des troi sième, quatrième et cinquième articles des coups de pied. Art. 8. — Pour éviter toute confusion, les séries de coups ne sont pas admises dans un assaut où on compte les points. Art. 9. Lorsqu’un tireur est touché, Î 1 doit s’arrêter et annoncer le coup; il ne peut pas riposter, il ne peut attaquer ensuite qu’aprèsla remise eu garde de son adversaire. Art. ro. — Les prises de jambes, les prises de corps, ou coups de lutte peuvent être supprimés, en vertu de conventions arrêtées à l’avance. Au cas où ces prises seraient admises, elles compteraient pour un point, si l’adversaire se trouvait, pendant l’espace de quelques secondes, dans l’impuissance de se dé gager. Art. II. — Les coups portés sur les parties viriles sont sévèrement défendus; le tireur qui manquerait à cette régie serait mis hors concours et expulsé de la salle. ASSAUT DE BOXE ANGLAISE 327. — Observations. — La boxe anglai-se telle qu’on la pratique en Angleterre n’est pas soumise dans les assauts aux mêmes règles que la boxe trançaisc; elle est plutôt une boxe de résistance qu’un exercice d’adresse. On ne compte pas les coups; le boxeur qui les supporte le plus longtemps de la part de sou adversaire est presque toujours le vainqueur. (\’oir ht préface.) P- î DK L ASSAUT M A J. A ccuN de nos élèves qui ne se soucient p.is, et avec raison selon nous, de se faire briser les côtes, nous exposerons des régies à observer en assaut. lîlîGE.HS uS. — Artici.î; premier. Les tireurs se servent seulement des bras et des poings pour Irapper. Art. 2 — Ils clioisissent la position, ou plutôt la garde qu’ils préfèrent; ils peuvent marcher en avant, à droite, à gauche, rompre comme ils le désirent. Art. 5. — Tous les coups de poing portés depuis la cein ture jusqu’au sommet de la tête, soit par devant ou par derrière le corps, soit à l’attaque ou à la riposte, comptent. Art. 4. — II faut s’inspirer des articles 3, 4, 5, 8, 9 et 10 des règles de la boxe française. d DU SALUT 329, — Nous ne sommes pas partisans du salut dans les assauts de boxe, du moins, comme on le pratiquait autrefois dans l’armée cela nous paraît grotesque et sans utilité. Une poignée de main au commcnccnicnt de l’assaut, témoignant que sans haine, les deux adversaires vont combattre avec courage, loyauté et courtoisie, puis une autre poignée de main à lafm de l’assaut, renouvelant les sentiments sympathiques des deux tireurs, cela nous semble suffisant et plus correct. Néanmoins, nous verrions avec intérêt exécuter des fantaisies composées d’exercices de boxe, par exemple, des combats re présentés par un grand nombre d’élèves, etc. Ainsi dans les sociétés de gymnastique et les lycées, ce serait un moyen d’ap prendre à combattre tout en s’amusant. A propos du salut de la boxe dans rarméc, il nous souvient qu’en 1860-1861, nous avons vu exécuter par des maîtres des régiments de la garde impériale, un salut composé de coups de pied et de moulinets télégraphiques, voulant représenter des LA EOXE I RAXÇAiSB coups de poing, A un moment donné, un des exécutants faisait le sîmubcrc de saisir son adversaire aux extrémités du corps, avec les deux mains, de le lever en travers au-dessus de sa tête, de le casser en deux morceaux sur son genou, comme l’on ferait d’un faible bâton, et en jeter ensuite les morceaux au vent. 11 n’est pas moins vrai que le plus grand nombre des assis tants devaient tressaillir à la pensée qu’un homme sachant la boxe pouvait briser comme verre un adversaire assez auda cieux pour se frotter à lui. Nous avouerons avoir été nous- même émotionne, â la vue de ce prodige. Notre ignorance était d’ailleurs notre excuse, car, à cette époque, nous commencions â peine à faire de la boxe, et c’étaient les premiers assauts aux quels nous assistions, l^eu de temps après, nous jugions que c’était purement comique et grotesque. Dans la série de saluts de ce genre, il y avait aussi le coup de fourchette, qui faisait partie d’une leçon prise dans la théorie des maîtres de cette époquc-là. Il consistait en ceci après avoir porté un coup de pied bas en marchant de la jambe droite, au inonicm de poser le pied à terre en avant, il fallait lancer la main droite, les deux doigts écartés, l’index et le médius, dans les deux yeux de l’adversaire. Il y aurait eu de quoi frémir, si l’on n’eût pas eu recours à la parade de ce terrible coup, en portant la main verticalement devant la figure, le petit doigt en avant, le pouce prés du nez, tout comme si l’on faisait un pied de nez, de manière à ce que les deux doigts de l’adversaire formant la fourche viennent s’arrêter en passant de chaque côté et sur la main. II V avait aussi, dans un autre salut, le coup de pied en sur saut, qui devait porter sous le menton, et vous enlever la tête comme si elle eût été irancbéc par un bourreau japonais. Un autre saint consistait à faire la roue et à lancer les deux pieds dans la poitrine de son adversaire qui devait être foudroyé et par conséquent hors de combat. Dans un autre, il fallait faire le grand écart. On voit d'ici tous les dangers qu’il y avait à se trouver en face de tels adversaires. Le plus pacifique de tous et qui ressemblait le mieux à un DH l'assaut salut ctait celui-ci après avoir porté un coup de pied bas en avant, et un chassé-croisé en arrière de la jambe droite, on lais sait descendre la jambe à terre en arrière, ie corps restant face i en avant, aussitéit on fléchissait la jambe gauche en avant et on saluait militairement de la main droite dans cette position, on se trouvait placé comme pour le salut militaire au passage du Saint Sacrement. Tous CCS saints dérivant de la théorie du chausson marseillais étaient ridicules. DE DA PRÉSIDENCE D'UN ASSAUT Nous avons remarqué que dans la plupart des assauts publics ou privés, alors qu’on ne comptait pas les points, la personne chargée de présider voulant faire cesser l’assaut entre deux tireurs, s’adressait à ceux-ci en ces termes: Messieurs, faites ht hi’Ue Cette phrase est impropre et peut donner matière à coiilusion. La belle ne se fait que dans un assaut où l’on compte les points et lorsque les deux tireurs en présence en ont obtenu le même nombre; c’est alors qu’on ordonne la belle en un, deux ou trois points. La supériorité appartient à celui des deux tireurs qui a gagné la belle. S’il en était autrement, il suftirail qu’un tireur qui, dans le cours de l’assaut, aurait touché moins sou vent que son adversaire, mais qui aurait touché le dernier coup, passât, aux yeux de personnes inexpérimentées, pour être supé rieur à l’autre tireur. Ce serait un tort, et cependant nous avons vu des comptes rendus de la presse apprécier en ce sens des assauts. Lorsque la personne qui préside veut faire cesser un assaut dans lequel on ne compte pas les points, elle s’adresse aux deux tireurs en ces termes Messieurs, veuillez cesser. .\lors, aussitôt qu’un des deux adversaires aura été touché, les deux tireurs s’arrêteront et l’assaut sera terminé. Nous nous j'ésumons Dans tous les jeux où l’on compte le nombre de points ou de parties, il faut, pour faire la belle, que les joueurs aient, run comme l’autre, le même nombre départies N fi r I vD I a LA BOXE ERAN'ÇAlSE OU de points. Dans ce cas, celui qui gagne la belle est cons'h (Ici'é comme vainqueur. C’est avec intention que nous soulignons le mot considéré, car il arrive quelquefois qu’un tireur, qui a touché le plus grand nombre de fois son adversaire, lui est inférieur. Ceci tient à un moment de mauvaises dispositions. CONSEILS AUX ÉLÈVES — Nous croyons qu’il est préférable de prendre pour professeur un spécialiste pouvant donner tout son temps à l’enseisinement d’un seul exercice. notre avis, il doit être plus savant que tout autre qui par tagerait son temps entre plusieurs exercices. Nous faisons exception pour les professeurs de boxe qui enseignent la canne ce sont deux exercices qui se complètent Tun par l’autre, et qui ont tous deux pour but la défense immé diate. 11 en est de même pour ceux qui enseignent répée et le sabre. \u point de vue du développement physique et musculaire, la leçon doit être prise tous les jours sa durée doit être d’une heure. 11 en est de même pour les personnes ayant des prédis positions à rembonpoint, et aussi pour celles qui désirent apprendre la boxe dans le seul but de se défendre. Dans ce der nier cas, le minimum doit être d’une leçon tous les deux jours. Pour une bonne hj'giènc, une leçon d’une demi-heure tous les jours est suffisante. Les heures préférables pour prendre les leçons sont le malin, et dans tous les cas, avant les repas. Une douche d’eau froide est le complément d’une bonne leçoti, elle rafraîchit et repose, elle habitue le corps aux varia tions de la température, elle est un préventif contre les refroi dissements; c’est, en un mot, une mesure d’hygiène excellente. A défaut d’appareil pour prendre la douche, on peut le rem placer par une grande bassine plate, en zinc, appelée (iib^ dans laquelle on se place; puis, avec une grosse éponge imbibée d’eau I9Î froide et qu’on presse au-dessus de soi, on prend ainsi sa douche. AVIS A MM. LES INSTRUCTEURS J31. — Nous informons Messieurs les professeurs, instruc teurs, moniteurs de l’armée, des lycées, pensionnats et des sociétés de gymnastique, qu’avec notre méthode, ils peuvent exercer un grand nombre d’éléves à la fois. La première partie peut s’exécuter par peloton de dix élèves. La deuxième par peloton plus nombreux et sur plusieurs rangs. Pour la régularité des exercices par peloton, dans la deuxième partie, et à partir du septième exercice, si après avoir exécuté une leçon en marchant, les élèves se trouvent placés garde à gauche, il faut leur faire faire face en arriére en pivotant à droite sur les deux talons: ils se trouveront ainsi placés garde à droite; ils pourront alors exécuter la même leçon inversement. Si au contraire, après avoir exécuté une leçon en marchant. les élèves se trouvent placés garde à droite, il faut leur faire exécuter un changement de garde en avant et ensuite face on arriére en exécutant comme ci-dessus. Pour les six premiers exercices de la deuxième partie, en marchant et en rompant, les élèves restent face en avant. Pour toutes les autres parties, on peut les faire exécuter par autant de groupes de deux élèves qu’on le désire, sous la sur veillance d’un professeur qui indiquera chaque exercice. DU COSTUME 332. — Le vêtement le plus commode et le plus confortable est celui-ci Pantalon et chemise de flanelle, ou le maillot de laine eu rem placement de la chemise. Ces vêtements absorbent la transpira tion et ne refroidissent pas. Le pantalon doit être large des fambes, fermé par des boutons à partir du milieu du mollet, et LA BOXK FKAXÇAISK serre autour de la jambe de manière à pouvoir entrer un peu dans la bottine. .Une ceinture en tissu de caoutchouc, de cinq centimètres environ de largeur, a pour but de compléter le costume et de tenir le pantalon auquel sont adaptées des agrafes disposées à cet effet. Toutes les ceintures larges ou raîdes qui nuisent à la souplesse des mouvements doivent être supprimées elles déterminent souvent de graves accidents herniaires (surtout chez les enfants). Les bottines seront lacées, en peau glacée (dite peau de chien, ou chèvre du Cap), semelles légères plates et non cambrées, en cuir de buffle ou en caoutchouc mince. Cette chaussure est la seule qui convienne pour la boxe française. Le pied est bien maintenu et à plat, il ne peut glisser et la bottine ne peut s’échapper du pied, comme il arrive souvent avec les autres chaussures. Les gants seront à manchettes, rembourrés en crin de pre mière qualité, également en peau comme les bottines. Ce sont les seuls réellement pratiques à l’usage. Grâce à leur épais capi tonnage, les coups ne sont pas à craindre, les doigts sont ga rantis des foulures produites par les coups de pied. La peau de mouton cliamoîsée étant adhérente à la peau moite de la figure, et la déchirant facilement, il faudra l’exclure, II en sera de même des cants rembourrés en varech ou avec des O raclures de baleine qui deviennent bîciilôt très durs et paraissent être rembourrés avec des noix. Les jambières sont nécessaires pour garantir les jambes aux tibias. Les plus confortables sont celles fabriquées en lames de jonc, recouvertes de peau, comme celles dont on se sert pour jouer au foot-ball. DES ACCESSOIRES 33^. — Aux élèves qui auraient assez de volonté pour s’exercer seuls chez eux, nous conseillons l’usage du plastron à ressorts métalliques, ou le ballon en caoutchouc. Le plastron sert à exercer les bras et les jambes sur un corps fixe, à apprendre à bien assurer ses coups Je poing et ses coups de pied, et en même temps à exercer l’œil à l’appréciation de la distance. Le plastron est tout simplement un petit sommier élastique de 90 centimètres de haut sur 45 de large, recouvert de peau, qu’on applique au mur, la partie supérieure placée à la hauteur de I mètre 70. Au dessous et pour représenter les Jambes, on ap plique également au mur deux planches de 90 centimètres sur 12, fortement rembourrées sur les côtés et sur la face extérieure et recouvertes de peau. On laisse entre elles une distance de 20 cen timètres. On peut d’ailleurs lui donner là forme que l’on veut, et le proportionner à la taille des élèves qui doivent s’en servir. Les mesures ci-dessus sont pour hommes de i mètre 70. Le ballon en caoutchouc sert plus particuliérement à s’exercer aux coups de poing sur un corps mobile (c’est une difficulté), il sert ;i apprendre à exécuter les retraites de corps et les esquives. 11 peut aussi servir à s’exercer aux coups de pied et apprendre à frapper sur un corps mobile, tout en maintenant son équilibre. Le ballon, recouvert de peau de veau, doit être ovale et avoir 32 centimètres sur 22 de diamètre. A un anneau fixé à chaque extrémité du ballon, est également fixé un boudin en caout chouc roulé de 20 millimètres de diamètre, sur 45 centimètres de longueur. A ces deux caoutchoucs est ajoutée une longueur Je corde ou Je courroie de cuir proportionnée à la distance qu’il y a entre le parquet et le plafond auxquels les deux extré mités de la corde doivent être fixées. Les courroies de cuir sont plus commodes pour le fonction- nement. I-'IX DE LA THEORIE POSTFACE En écrivant ce livre nous n’avons en aucune façon la pré tention d’avoir dit le dernier mot sur la boxe française. — Nous croyons, au contraire, avoir laissé beaucoup à faire à ceux qui viendront après nous. II y a certainement des lacunes à combler, mais nous laissons ce soin aux générations futures, car dans l’étude de la boxe, clics trouveront à exercer ample ment leur esprit et leur corps. Ce livre n’est qu’un canevas, sur lequel le professeur peut broder à l’infini, exercer son initiative et donner libre cours à son intelligence. Il y a toujours à apprendre et à créer pour arriver à la per fection; les plus savants n’ont pas encore pu l’atteindre. Aussi disons-nous aux jeunes Bon courage ! travaillez la boxe avec ardeur et persévérance; plus vous la pratiquerez, plus elle vous intéressera et vous finirez par trouver en elle un véritable charme. C’est pour nous un plaisir, que nous considérons comme un devoir, de planter ces quelques jalons d’après lesquels nos successeurs pourront marcher plus facilement dans la voie du progrès. Ils aideront à faire mieux connaître et à propager ce magnifique exercice, la boxe française, qui est sans contredit le plus beau et le plus utile, Si nous n’avons pas réussi dans la tâche que nous nous sommes imposée, nous aurons du moins la satisfaction d’avoir rempli notre devoir, en facilitant aux iiou%x‘au-venus le moyen de faire le leur. NOTICE HISTORIQUE SUR LA CANNE La canne a toujours été considérée comme un instrument de défcnsCj d’appui^ ou de parade elle a une origine tellement loin taine, qu’elle apparait, jouant les rôles les plus divers dans l’Iiistoire anecdotique de toutes les civilisations, empruntant toutes sortes de noms simple roseau ici; jonc droit Cl lermc là; tantôt bâton noueux et grossier; tantôt bois travaillé, ivoire façonne, métal ciselé, etc. Écrire une monographie complète de la canne est chose difficile, pour ne pas dire impossible; l’entreprendre ici serait d’aîlleurs s’exposer à répéter certaine particularité rela tive au bâton. La canne et le bâton se ressemblent à première vue, comme deux jumeaux, mais qui, en y réfléchissant, ne sont pour ainsi dire que cousins à la mode de Bretagne. Un exemple vaudra mieux que toutes les démonstrations on donne du bâton à un valet, on frappe de sa canne son égal. Le bâton est un rustre, la canne vous a des airs de raffiné. Il y a pourtant canne et canne, et plus d’une canne pompeusement parée de ce nom ii’esi qu’un bâton mécontent de sa condition et désireux de paraître. La canne a remplacé l’épée que ceignaient nos aïeux; nous parlons, bien entendu, de la canne qui se porte à la promenade, embellie et façonnée, non pas selon le mérite de son possesseur. M. Prudhomme l’enrichit d’une pomme d’or, rélcgant y enchâsse des pierres fines, le tapageur y introduit un fleuret, le vieillard la dote d’un bec à corbin, le gandin lui met (i) P* Larousse, LA CANXK FKAXÇAISF. une bague d’argent, le rentier la coiffe de corne noire, et le bra vache d’un chapeau de plomb pour en assommer quiconque Irôlera ses moustaches. La canne, qui ne daterait chez nous, si l’on en croit certains auteurs, assurément mal informés, que de l’usage qu’on a fait du jonc de l’Inde, est tort ancienne,disent les savants. Les Hé breux la nommait A’rtMc/2, qui signifie également un roseau et une certaine mesure. D’où cette conclusion que les Hébreux se ser vaient de la canne. Pourquoi pas ? Ces verges de peuplier, de coudrier et de châtaignier que la Bible met aux mains de Jacob, la baguette de Moïse, qui devînt un serpent et qui redevint baguette pour opérer des prodiges, ne sont à vrai dire que des cannes, insignes d’autorité le plus souvent, quoiqu’elles fussent moins travaillées que celles de nos compagnons du tour de France, de nos suisses d’église et de nos tambours-majors. Les Denon et les Cliampollioii nous montrent la canne, plus ou moins symbolique, entre les mains des personnages égyptiens tracés sur les papyrus et parmi les hiéroglyphes des monuments du Nil. Dans l’énigme présentée par le Sphinx à Œdipe, la canne joue son rôle. Mais quoi? Homère, le divin Homère qui n’avait qu’un bâton pour appuyer sa main tremblante, place dans celle de ses héros des cannes magnifiques, qu’il décrit sous le nom poétique de sceptres il a beau orner son splendide langage, le sceptre d’Ulysse, ce sceptre qui châtie les niilleries du satyrique Tliersitc, n’est autre chose qu’une canne, une vraie canne qui servait de point d’appui et qui aidait à compléter ces nobles attitudes que les Grecs savaient si merveilleusement prendre; l’extrémité supérieure de celte canne héroïque portait à son sommet l’image d’une divinité, emblème du pouvoir. Et qn’est-ce donc que le caducée de Mercure ? Diogène, dont le mobilier était des plus succincts, possédait, outre sa lanterne tradition nelle, une canne sans laquelle il ne marchait jamais; mais cette N’OTICE H ISTORlaU L'an ne éuiil moins l ichemont montée que celle Je tel philosophe moderne prenant le chemin de rinsthut, le nez enchâssé dans des lunettes d’or: ce n’étaît qu’un roseau. Nous nous rappelons avoir lu quelque part ce fitit intéressant que tous les débris des monuments assyriens présentent des personnages armés d’une canne à tête recourbée, assez sembjable à une de nos variétés de sticks. On assure également que c’est avec sa canne que le pro consul Papiliustraça, 170 ans avant Jésus-Christ, autour d’Antiochus-Epiphaiie, roi de Syrie, le cercle resté proverbial. On dit encore que lescytalc, ou bâton de commandement, dont le Spar tiate Eurybîade voulait frapper Thémistocle, qui présentait le dos en disant Trappe, mais écoute n’était aussi qu’une canne, la canne des chefs grecs, dont le bâton du maréchal de France ne serait aujourd’hui que la tradition modifiée. Mais les savants ne doutent de rîen, et ils vous décriront quand vous voudrez la canne de Jésus-Christ. \’e remontons pas si haut et restons en France. La canne n’a repris véritablement que dans les temps mo dernes ses anciennes lettres de noblesse, dit le rédacteur de VArl dit dix-neuvième siècle. A la cour de Louis XII, le gentil homme commença à déposer sa vaillante épée sur l’autel frivole de l’Amour pour la première fois, il se promena la canne à la main, dans les riantes avenues plantées par Marie de Médicis cependant cette canne était encore une arme de guerre, on l’ap pelait sarbacane; et, à l’aide de son tuyau creux, on s’en servait pour lancer aux dames des dragées entourées de devises néan moins comme cette mode, vite adoptée par les muguets de la place Royale et du cours la Reine, n’était pas sans dangers pour les yeux des belles, qu'on mitraillait de cette façon, l’usage de la canne creuse fut défendu. Ce fut le roi Louis XIII qui, le pre mier, osa franchement retourner son sceptre vers la terre, et le convertir ainsi en une modeste canne en ébène, sans autre orne- ment qu’une pomme d’ivoire, d’une configuration des plus simples et dont la monture l'craîl honte aujourd’hui au dernier de nos ouvriers. La canne de Louis XIV, plus historiée, plus fastueuse, était aussi d’ébéne, comme celle des Condé, des Villars, des Luxembourg et des Créqui, ses illustres courtisans la canne de Louis XIV appartient à l’histoire comme sa per ruque. Celle du maréchal de Richelieu se distingua par sa splen dide ornementation c’était une canne sans pareille, qui excita, dès qu’elle parut, l’envie de tous; ce fut le signal d’une révolu tion dans la fabrication de cet appendice du costume, devenu d’une nécessité absolue; les fermiers généraux, les financiers rivalisèrent de luxe à cet égard, et l’on vit les cannes de La Popeliniérc et de Samuel Bernard valoir jusqu’à dix mille écus. In crustées de pierres précieuses, sculptées, ciselées, travaillées avec un soin exquis, elles restèrent aux mains des grands et des riches le peuple osait à peine porter un bâton grossier, La canne indiquait, sinon la fortune, au moins l’aisance, et se promener la canne à la main, était le privilège d’un bon bour geois de Paris. Mais les femmes ne voulurent pas laisser aux hommes le monopole de la canne; nous voyons les femmes de la Fronde, la duchesse de Montpensier en tète, se plaire à se servir d’une canne pour compléter leurs pittoresques et mar tiales allures. La canne de Mademoiselle est historique elle était courte, sa tête était ornée de rubans aux couleurs de la Fronde elle s’en servît pour donner le signal aux canons de la Bastille, qui tirèrent sur les troupes royales. Une gravure du même temps, représentant une scène de la tragédie de Mirante, nous montre un des héros armé d’une canne, ni plus ni moins qu’un seigneur de la cour. C’est d’ail leurs en costume de cour que furent joués le Cid, Chtua, et toutes les tragédies de Corneille les femmes, montées sur leurs hauts talons, plus grandes que les hommes, le buste rejeté en arrière, les cheveux crêpes et bouffants ou retombant en boucles sur la poitrine nue, s’avancent majestueuses et souriantes comme des déesses. Les hommes les attendent, appuyés sur leurs grandes cannes, campés fièrement, les jambes en dehors, le jarret tendu, les souliers couverts de nœuds éclatants, Quand NOTlGB HISTORIQ.ÜF. je me représente La Rochois, cette petite femme qui irétait plus jeune, coiffée en cheveux noirs, armée d’une canne noire, avec un ruban couleur de feu, s’agitant sur un grand théâtre, qu’elle remplissait presque toute seule, et tirant des éclats de voix mer veilleux, je vous assure que je frissonne encore dit un des secrétaires de Lulli dans une Histoire de racadémie de musique. Les Mémoires de Saint-Simon sont là pour nous attester que le matériel des cannes, dans le grand monde de Louis XIV aussi bien qu’au théâtre, était nombreux. Le duc du Maine succomba un jour à un coupable emporte ment. Comme il sortait de table, à Marly, avec des dames et des courtisans, il aperçut un valet gourmand qui, en desservant, glissait fruits et biscuits dans sa poche à l’instant il courut sur ce valet, et oubliant toute dignité, le frappa de sa canne, qu’il lui cassa sur les épaules. A la vérité, quelques coups avaient suffi pour la mettre en morceaux, car elle consistait en une très mîncc baguette. La canne joua donc un grand rôle dans l’histoire du costume sous rancienne monarchie mais il était réservé à l’époque du Directoire de voir se produire la canne des incroyables, affreux gourdin tourné en spirale, noueux, raboteux, aussi laid à voir qu’à porter, mais que l’homme à la mode ne pouvait se dispenser de faire élégamment tournoyer dans sa main, en marchant. Depuis l’Empire, où la canne en jonc et la badine jouirent de l’engouement de la mode, les cannes ont perdu de leur physionomie particulière. Chacun la porte suivant son goût ou sa fantaisie. Seul, Balzac se distingua par une canne énorme, dont la pomme, d’une gros seur démesurée, attirait le regard. Cette canne semblait être rivée à la main du grand écrivain, car il ne s’en séparait jamais. ly La canne est un des principaux attributs du compagnonnage. La plus grande injure que l’on puisse faire à un compagnon, c’est de lui arraclier sa canne. Certaines sociétés de compagnon- nage portent des cannes courtes; d’autres au contraire les ont fort longues les premières sont pacifiques les secondes, garnies de fer et de cuivre, sont guerrières on les pare les Jours de cérémonie. Le compagnon qui, en se battant contre un autre compagnon, est parvenu à lui prendre sa canne est aussi fier de sa prouesse que l’est le soldat qui a pu s’emparer d’un drapeau. Dans la cérémonie du mariage ou,du décès d’un compagnon, la canne joue un rôle important tantôt on la place à terre d’une certaine façon, tantôt on la tient haut. Au moment du départ d’un compagnon pour son tour de France, la canne est portée par le rouleur, sur l’épaule, et tous les autres compagnons la portent, la main haute, de manière à marcher avec cette canne est alors élégamment enrubannée aux couleurs de la société. L’adoption de la canne dans le compagnonnage a pour principe un hommage rendu à l’un des trois fondateurs, maître Jacques, qui fut assassiné 989 ans avant Jésus-Christ, et auprès duquel on trouva, après sa mort, un jonc comme moyen de défense. La canne peut aussi être considérée comme une arme, un instrument de combat la constitution de Charlemagne, insérée dans la loi des Lombards, ne permettait le due! qu’avec la canne; plus tard, la féodalité lui a substitué le fer; les gentils hommes combattaient alors avec leurs armes, les vilains avec la canne. On appelait jeu de canues, au temps des croisades, une espèce de tournoi où l’on se servait, au lieu de lances, de bâtons légers ou de cannes de jonc. Les coups de canne étaient sévèrement punis par nos anciennes lois. Une ordonnance des maréchaux de France de 1653 punit d’une année de prison un coup de canne, ou de 3,000 livres applicables à l’hôpital voisin, outre le pardon demandé à genoux par l’agresseur. La loi des Frisons ne donnait qu’un demi-sou de composition à celui qui avait reçu l’oiitrage, La loi salique accordait, en pareil cas, trois sous, et quinze si le sang avait coulé. Chez les Chinois et chez les Turcs, la canne est un instru ment de supplice. Eu Angleterre, en Autriche, en Prusse, c’est encore, de nos jours, la régulatrice de la discipline militaire. Le sergent allemand ne se fait pas faute de donner des coups de canne aux conscrits dont la tête est trop rebelle aux beautés de XOTICE HI'iTORlQ.UK la théorie et aux splendeurs de la charge en douze temps. Le fusil à aiguille détrônera-t-il le jonc instructeur? Nous le sou haitons. On sait quel rôle jouait la canne du grand Frédéric sur les épaules de ses valets et de ses pages. Autrefois, les gardes de nuit de Londres, u’alchnien, étaient armés d’une énorme canne, appelée club. Dans Roméo el fiiUelte, Shakespeare met le cri Club, club! y) dans la bouche des citoyens attirés par la querelle des valets des Capuicts et des iMoniaigus. Aujourd’hui, les policemen de Londres sont armés d’un bâton assez court, dont ils louchent ceux qu’ils veulent arrêter. Dans les émeutes, ce diminutif de l’ancien club se trans forme souvent en casse-tête, Fn .\mérique, il paraît que la canne impose le respect. C’est le châtiment des hommes libres la cravache est réservée aux esclaves. Dans l’Etat de New-York, une volée de coups de canne est considérée comme assuult aud batlery, passible de ramendc et de la prison, tandis qu’une volée de coups de cravache n’est punie que d’une amende d’un schelling. En France, la canne a été frappée d’une servitude honteuse à la porte des théâtres, des musées, des expositions publiques, et c’est là un abus contre lequel on ne saurait trop s’élever. Si l’on oblige le bourgeois à déposer sa canne au vestiaire, que n’obligcî-on aussi le soldat à y laisser son sabre et son épée, armes bien plus dangereuses que ne peuvent l’être nos humbles et faibles badines? En effet, si l’on vit, à l’orageuse soirée du 22 mars 1817, que les faiseurs de calembours surnommèrent la hataiîle des catiues, joncs, bambous et rotins se lever pour ou contre l’auteur de Genimuicus, on vit aussi briller des sabres. Or, de puis ce temps, les sabres continuent de pénétrer dans beau coup de lieux publics, d'où les cannes ont été bannies impi toyablement. Le premier bureau des cannes fut concédé à la mère des Seveste; on sait combien d’établissements de ce genre, pré- Icvent maintenant sur nos porte-monnaie la dîme inévitable et cet impôt, que souvent aucun danger sérieux ne justifie, atteint riches et pauvres, car tous, nous portons la canne les dames même, depuis quelques années, cherchent à en faire revenir Tusagc parmi elles, comme cela avait déjà été vu sous rancien régime. Les baigneuses de Trouville, les dames touristes, les dames du monde ou du demi-monde que Spa attire ou qui courent à Vichv dans la saison des bains, achèvent ainsi de se donner ces allures masculines qui ne vaudront jamais, aux yeux des honnêtes gens, les chastes manières de la femme épouse et mère. Un des magasins de Paris les plus en renom, montrait récemment une canne destinée à une des excursionnistes les plus connues de la société parisienne et dont le prix, 750 francs, aurait fait vivre pendant une année le ménage utile d’un paysan. Beaucoup moins remarquable toutefois par ce prix important que par le fini de son travail, cette canne était ornée de pierres fines enchâssées, groupées, assorties comme elles pourraient l’être dans un bijou, et de l’intérieur du tube jail lissait au besoin, à raide d’un ressort, une lame aiguë et forte, qui donnait à cette canne l’importance d’une arme puissante. Il n’y a qu’une amazone qui puisse porter un pareil instrument, une jolie créature ni mâle ni femelle. Nous ignorons si c’est à ce renfort inattendu des belles dames, que l’industrie des cannes doit d’être entrée récemment dans une période de pros périté relative. Nous ne parlons pas seulement des cannes qui se cotent 750 francs; ni de celles qui coûtent jusqu’à 2 ou 3,000 francs, sans ornement et par la valeur intrinsèque de la matière. On compte â Paris, s’il faut en croire le Sport, 250 mar chands de cannes, y compris ceux qui vendent des fouets et ceux dont la spécialité est de garnir les cannes. Le chifiVe de leur production et de leur vente s’est accru de près d’un tiers de 1863 à 1864, notamment pendant l’époque des bains de mer, où la plus belle moitié du genre humain, s’appliquant de plus en plus â imiter la plus laide, commença par porter le jonc. Les marchands de cannes se divisent en deux catégories les détaillants et les marchands en gros, qui fabriquent ou pré parent la matière première et s’occupent d’exportation. On NOTICE HISTOKIQUE trouve ceux-ci groupés dans les rues Saint-Martin, Saint-Denis et Saint-Sauveur. Celte industrie, dit M. Chapus, est l’une de celles dans lesquelles Paris reste sans rival. La supériorité du travail parisien dans l’art de façonner une canne est tout à tait hors ligne. Il y a des cannes françaises dans tous les pays. Un de nos amis, célèbre touriste qui, comme Saint-.Vmand, a tra versé deux fois le continent américain dans sa plus grande lar geur, tant à pied qu’à cheval, a rencontré un Peau-Rouge por teur d’une canne de Paris, dont ü était fort jaloux. D’où lui venait-elle ? Avait-il mangé le propriétaire de cette canne ? L’avait-il eu en présent ? Notre ami n’a jamais osé approfondir [a chose. Il existe une grande variété de cannes. Les principales sont le rotin, sorte de jonc à noeuds; le bambou, dont les nœuds constituent la principale beauté la canne de jonc, jonc verni et jonc naturel on en fait en baleine, en chêne d’Afrique, en ébène, en ivoire, en buis, en églantier, en noyer, en épine sauvageot, en côte de palmier, en bois de fer, en bois des îles, en cornouiller, en bambou roulette, en olivier, oranger, gre nadier, en nerf de bœuf, en cachalot, eu raie de requin (épine dorsale), etc. Il va sans dire que leurs formes, aussi bien que leurs façons, se modifient à l’infini et selon Tusage qu’on veut en faire. Il v a la canne bec à corbin, la canne à crochet chiffonnier, la canne à croche cintrée, la canne plombée, la canne à poignard, la canne à épée, la canne à lance, la canne ombrelle, la canne parapluie, la canne major, la canne hallebardiére, la canne compagnon, la canne ferrée à glace, pour les montagnes, et aussi la canne dont se servent actuellement les dames émancipées et à laquelle manque encore une dénomination pittoresque. Elle se fait actuellement eu sauvageot et porte i mètre 20 de hauteur. Considérée comme objet de luxe, de mode et d’élégance, nous avouons, écrit le rédacteur en chef du Spori, M. Chapus, nous avouons ne pas faire grand cas de la canne. Nous la répudions complètement pour l’usage de la femme, parce que la canne est un maintien et que les femmes ne devraient jamais en chercher d’antres que dans les harmonies spontanées de leur personne. Qu’un monsieur porte une canne lorsqu’il 11c sait que faire de f LA CAKNL I-RA\ÇAISE SCS bras cl de scs mains, cela se conçoit la canne est pour lui ce qu'est le cigare à ses lèvres une contenance. Cela le sauve parfois d’une gaucherie que souvent la prétention augmente. La femme, au contraire, pour être charmante de tenue, n’a besoin d’aucun auxiliaire. Hllc doit seulement éviter de se préoccuper de l’effet qu’elle va produire; la nature fera alors tous les frais de sa tenue; elle .sera toujours gracieuse, à la condition d’être elle-même. Comme moyen de défense, le maniement de la canne est de venu un art. 11 est difficile de douter de la puissante efficacité d’un mode de défense à l’aide duquel un homme habile parvient à distribuer autour de lui de cent-soi.santc à cenî-quatre-vingts coups de canne en quarante secondes. Un bâtoiuiisic armé de sa canne n’est en danger que devant le projectile d’une arme à feu; ni l’épée, ni la baïonnette, ni même l’espadon ne saurait l’arrêter. La science de la canne se professe dans les cours où Ton apprend à exécuter les voltiges, c’est-à-dire les coups donnés en marchant; la rose couverte, c’est-à-dire un mouvement de rotation tellement rapide, imprimé à la canne, autour de la tête, que cette partie du corps se trouve abritée sous un casque impénétrable. Parmi les plus éminents professeurs de canne, il faut citer Lecour, Leboucher, Loze, Michel Pisseux, Jacou, Trencart, Vigneron, etc., qui ont joint à cette démonstration celle de la boxe et du bâton. La première canne à pêche du premier homme a du être son bras étendu; mais, en sa qualité d’animal raisonnant, l’homme a dû bien vite remarquer que l’hameçou d’épine dont il se ser vait, tombait trop prés du bord. Peut-être aura-t-il voulu faire parvenir cet hameçon au delà d’une bordure de roseaux, voi sine de la rive, et pour cela, aura-t-il attaché la ligne à l’extréniilé d’une branche d’arbre. De cette canne primitive à la canne actuelle, la forme ii’a pas changé r la matière seule a subi NOTICE HISTOlîiaUE lies choix judicieux qui Pont rapprochée de la perfection. Le but cependant était si près d’étre atteint.du premier coup, par le choix d’une jeune pousse de saule ou de coudrier, que cette canne primitive est de beaucoup la plus employée. Un des plus grands progrès obtenus consiste en la substitu tion du roseau d’abord, aux cannes pleines, puis des bambous aux roseaux. On a importé d’Amérique le noyer bhinc ou lùckory qui jouit d’unegrande élasticité, mais malheureusement présente trop de poids, ce qui le rapproche beaucoup de nos bois flexibles indigènes le noyer, rorme, le frêne et même le cou drier pour les cannes longues. La difficulté de serrer dans les maisons de ville les grandes cannes à pèche faites d’une seule pièce, a conduit à inventer les cannes à plusieurs sections s’adaptant les unes aux autres par des viroles en cuivre, .-\insi coupée en cinq ou six mor ceaux, une canne cesse d’être embarrassante; mais l’ajustage de ces raccords demande à être fait avec d’autant plus de soin que les mouvements auxquels on soumettra rinstrument sont plus violents, ainsi qu’il arrive, par exemple, dans la pèclie à la mouche. La plupart des cannes actuelles sont construites en roseau mais cette matière ayant le défaut de se fendre sous l’influence de la chaleur et de rhumidité, on prend soin d’exécuter, entre chaque nœud naturel, une ligature en fil de fouet ou de soie fortement enduit de poix et recouvert de peinture à l’huile ou de vernis. On a même imaginé, avec succès, de recouvrir toute la canne d’un ruban de fil tourné en spirales jointives, puis de la peindre et de la vernir. On a obtenu, de cette manière, de très bons et très solides insti'umcnts. La partie de la canne à pèche, la plus délicate cl la plus diffi cile à bien fitire, est le scion. On se sert aussi pour la pêche, tant en mer qu’en eau douce, d’un instrument auquel on a donné le nom de canne fixe. La méthode employée consiste à poser sur le rivage un certain nombre de cannes, portant immergées des lignes 'que l’on sur veille touies à la fois. En mer, cette pêche peut s’exécuter du haut des roches suiploiiibantes; en eau douce, dans les endroits LA CANNK FRANÇAISE OÙ l’eau est dormante et tranquille, L’avantage de placer en même temps plusieurs cannes augmente naturellement les chances de prises, mais charge le pêcheur d’un bagage plus embarrassant. Cette pèche doit être rangée dans la catégorie de celles dites de fond, qu’on ne peut exercer qu’en payant une licence, dans les endroits affermés. Elle sert à prendre les plus gros poissons. Chaque canne est soutenue par une petite fourche sur laquelle elle repose, tandis qu’un crochet, également enfoncé en terre, et passant sur la canne, près du talus, l’empêche de basculer et maintient sa pointe suffisamment relevée. Les curieux qui collectionnent tout, jusqu’à des boutons de «uctres, devaient naturellement sontrer à collectionner des cannes, principalement des cannes ayant appartenu à d’illustres personnages. Henri lîecr, frère du grand maestro Meyerbeer, celui-là même qui avait accumulé des affiches de spectacle et de concert de Berlin, avait une collection de cannes, rivale du petit musée des curieux de l’Anglais Steer. Disons tout bas que le pauvre Henri Becr est mort fou et ruiné, une canne dans chaque main. Parmi les reliques de ce genre, on cite la canne de Vol taire, celle du grand Frédéric, celle de Washington qui atteignit aux enchères la somme de mille dollars (5,000 francs). On sait que la c«annc du patriarche de Ferney a été tirée à plusieurs mil liers d’exemplaires, et que chacun des amateurs qui ont pu se procurer un de ces exemplaires, est intimement persuadé qu’il possède la vraie. Quant à la canne de Balzac, rendue célèbre par le récit de de Girardin, et dont on s’est beaucoup entre tenu jadis, nous ne pourrions dire si quelque Henri Bcer heu reux la possède sur scs étagères, La canne de M. de Balzac, roman par Émile de Girardin (Paris 1S56). M Émile de Girardin s’est plu, on le sait, à re tourner dans tous les sens, en vers et prose, et toujours avec la S’OTECE HiSTORIQUr; grûcc et l’espi'it qu’on lui connaît, ccs deux propositions Le bonheur li’êlre belle el h malheur d'éire beau. Quel bonheur d'étre belle alors qu’on est aimée! Autrefois de mes yeu^c je n’étais pas charmée Je les croyais sans feu* sans douceur, sans regard; Je me trouvais jolie, un moment^ par hasard. Mainienaiit ma beauté me paraît admirable; Je m’aime de lui plaire et je me croîs aimable..** Dans cc roman, c^esl le iiialheitr d'élrc beau qu’elle s’attache à démontrer. Tancrède, le héros, est doué de toutes les grâces corporelles, et il vient avec son regard splendide, son charmant sourire demander Au banquet de la vie intorluné convive, une petite place, si petite qu’elle soit. En d’autres termes, il cherche un emploi. Vraiment, mon cher, je serais charmé de vous offrir une petite place dans ma maison, dit un banquier, mais vous êtes trop beau garçon. J’aî certaine fille romanesque et dont le cœur commence à prendre des ailes; vous me faites peur. Adressez-vous a mon voisin. — Ah! monsieur, dit l’autre, vous feriez bien mon affaire, mais ma femme m’a défendu de vous rendre service. Et une autre personne de la maison, qui a beaucoup d’influence sur k dame, et qui n’est pas le mari, dit tout bas aussi Vous me faites peur; adressez-vous au voisin, a Et, de voisin en voisin, voilà ce qu’on lui dit, ou plutôt ce qu’on lui kit comprendre. Or, il est de par le monde une canne qui rend Invisible c’est k célèbre canne de M. de Balzac, celle sans doute qui lui servit à pénétrer si avant dans les arcanes de k conscience hLimaine, Grâce à sa persévérance et à quelques services rendus, Tancrede parvient à se procurer le précieux ta lisman. Et le voilà qui entre dans l’hôtel d’un ministre, qui monte avec l’homme d’État dans sa voiture et surprend l’accouchcnient laborieux de son éloquence, Pour lui, factionnaire, pas de consigne ! Pour lui, valets et huissiers, pas de portes fermées 1 Miséricorde! quel aplomb on a quand on n’est pas vu ! Ne voilàt-il pas qu’il sc glisse dans le conseil des ministres ? Mais chut! à cet égard, notre homme est discret. Bref, Tancrède fait quel- que peu fortune, et ce qui est regrettable, c’est qu’il a recours, pour cela, à des spéculations de bourse. Du reste c’est le seul abus qu’il fasse de son talisman. Vient ensuite le chapitre des amours, qui est ravissant. Tancrède a découvert le réduit d’une jeune fille poète, chaste, belle, un ange, duc la Grccc eut jeté sur l'autcl de Diane. Cette jeune fille pleine d’ardeur et d’exaltation est cependant amoureuse. Elle aime... devinez qui?... son ange gardien. Et il va sans dire que c’est Tancrède qui remplit ce rôle. Ce rôle consiste à passer comme une apparition, comme une vapeur que le souffle emporte dans le fond de la chambre où reposait la jeune fille. II arrive un moment, néanmoins, où Tancrède trouve que l’ètat d’ange gardien, quand on est amoureux, devient insuffisant; il revient à la réalité et se marie. Nous n’osons croire que notre aride récit puisse donner une idée de cette histoire, où pétille l’esprit, où la grâce abonde, ainsi que la poésie. Nous avions une fleur à analyser, et il nous a fallu l’efléuiller. Contentons-nous d’en avoir fait pressentir le parfum. Cette canne de M. de Balzac, que de Girardin a chantée, a conservé quelque chose de la célébrité de son propriétaire. Elle portait un anneau d’or; cet anneau d’or avait été envoyé à Balzac par une main restée inconnue, il y avait dans cet anneau une chevelure blonde, épaisse et qui sentait la jeunesse, avec cette inscription Devinei. Le grand romancier qui recevait tant de lettres, de cheveux et de billets doux, n’a jamais deviné; mais sa canne ne le quittait pas, et Jules Janin a raconté quelque part comment l’auteur des Parents f>tîiivres présentait sa canne à l’éventail de M'**= Taglioni La canne et l’éventail se baisaient également sur l’imc et l’antre joue. Es-tu charmant assez I disait la canne à l’éventail. — Es-tu charmante et glorieuse î répondait réventail. Jules Janin, qui a tant médit autrefois du talent de Balzac, devait bien cette anecdote à la mémoire du romancier. INTRODUCTION t U t La canne et la boxe française sont deux exercices qui se coniplùtent Tun par rature et devraient être enseignés de pair. Ils sont pour la défense d’une utilité immédiate, incontestable; car, de même qu’on a toujours ses poings et ses pieds à sa dis position, de même on a presque toujours une canne avec soi; et il n’y a pas d’arme plus redoutable, plus terrible, qu’une bonne canne-entre les mains de qui sait la manier. L’homme ainsi armé, peut sans crainte, non seulement hiirc face à plusieurs assaillants, fussent-ils munis de poignards, ‘de couteaux ou d’armes quelconques tenus à la main, mais il peut encore sc défendre avantageusement contre tout animal dangereux qui viendrait l’attaquer. Malheureusement, si beaucoup de gens comprennent ruîîlité de l’art de la canne et sc rendent compte qu’un homme jeune ou vieux, d’un poids même léger, sans une grande force muscu laire, peut, au moyen de cette arme, porter des coups beaucoup plus violents qu’avec ses pieds ou ses poings et tenir en respect plusieurs adversaires plus forts que lui, bien rares sont ceux qui le pratiquent ou se doutent que c’est un exercice des plus faciles à apprendre, qui demande peu de temps pour être bien su et qui n’exige pas, comme l’escrime et la boxe, d’aptitudes spéciales. C’est pour répandre le goût de cet art excellent et utile et tâcher de le bien faire connaître, que nous avons écrit le présent traite. Nous le livrons au public avec l’intime conviction que sa lecture lui sera profitable, et nous sommes certains que s’il veut suivre avec soin nos conseils et les mettre en pratique, il en retirera sans tarder des avantages inappréciables. C’est là du moins notre vœu le plus cher. Nos devanciers Michel, dit Pisseux, Larribcau, Leboucher, Lecour, Trcncart, Jacou, Loiie, Foucart, \’igneron qui, les pre miers, ont posé les principes de renseignement de la canne, en resteront toujours les maîtres incontestés, et nous n’avons cessé de nous inspirer de leurs leçons. Mais si nous les suivons avec reconnaissance dans ce qu’ils nous indiquent de bon, nous sommes cependant obligés de critiquer certains de leurs coups que nous ne regardons pas comme suffisamment sérieux par exemple, les brisés dont ils se servaient comme coups de tête, les enlevés pour les coups de manchettes en dessous (coups portés de devunf par le poignet), les fouettés, les coups de bout volant, etc. Ces différents coups sont, à notre avis, absolument nuis au point de vue de la défense, car ils sont frappés soit en laissant la main entr’ouverte, soit de devant avec le bras presque allongé et en n’utilisant que la force du poignet et de la main. Or, il n’est pas besoin de grandes explications pour démontrer qu’une canne qui ne coupe, ni ne pique, comme le sabre par exemple, ne peut produire de résultat sérieux qu’en frappant très fort, résultat impossible à obtenir avec les seules flexion et extension du poignet. Combien plus logique et plus dangereuse pour l’adversaire est la manière de tirer la canne par dêvcloppenienlj à pleine main fermée, c’est-à-dire en mettant en action comme agents de pro jection l’épaule, le bras, l’avant-bras, le poignet et la main! Les coups viennent ainsi de plus loin et leur puissance s’aug mente autant de la distance que de la vigueur de tous les muscles, mis en jeu pour les produire. Ou no s’imagine pas à quel point peut être terrible un coup porté dans ces conditions ! Le bras est fléchi et retiré en arriére, le plus loin possible, la canne décrit un arc de cercle rapide, et, lorsque, bien dirigée, elle s’abat sur l’adversaire qu’elle vise, elle le met presque toujours hors de combat, car les mouvements combinés du recul de l’épaule, de la détente du bras et du poignet, contribuent à augmenter la vitesse du parcours de la canne et par conséquent la force du coup qu’elle porte. C’est là le principe, nous pourrions même dire le secret de IN'TRODUCTIOy notre enseignement, nous nous sommes efforcé de mettre utilement en pratique dans la suite de ces leçons. Sans doute, nous utiliserons les brisés et les enlevés de nos anciens maîtres; mais nous ne leur demanderons que d’assouplir nos poignets et de nous faciliter le maniement de la canne. Par notre principe, au contraire, nous apprendrons à nous défendre et à lutter victorieusement, car, nous l’avouons sans prétention et sans vanité, il est supérieur à tout autre. L’AUTKUR. I Le cours de canne est divisé en quatre parties 1° Exercïcei f^réliiniiiaîres sur phice; 2° Êvolniions dans }e vide, en nnirchant et en rompant et sut aitatre faces Exercices cûnlre un adversaire, (iliaques, parades et ripostes 4° Coups particuliers. — Vassaut. Notre théorie comprend huit coups principaux Le coup de figure tierce; 2‘’ Le coup de figure quarte Le coup de fane tierce 4^ Le coup de Jlanc quarte Le coup de jambe tierce; 6° Le coup de jambe quarte /° Le coup de tête <ÿ" Le coup de bout. Pour la parfaite intelligence des exercices qui vont suivre, nous avons cru utile de tracer une figure composée de trois ligues parallèles; une médiane sur laquelle est échelonnée une série de chiffres de i à 9, espacés de 45 centimètres environ, une parallèle de droite D et une parallèle de gauche A l’une des extrémités de cette médiane, la lettre A indique Pavant du corps et la lettre lî l’arriére du corps. LA CAXN'E FRANÇAISE Il suffit, pour suivre avec facilité ces exercices, de dessiner à terre une fi<;ure semblable à celle-ci O La distance d’un chiffre à l’autre doit être réglée d’après la taille des élèves. Ainsi on peut prendre comme moyenne 45 cen timètres environ pour un élève de i mètre 65, diminuer pour la taille au-dessous et augmenter pour celle au-dessus. PREMIÈRE PARTIE Exercices préliminaires sur place POSITION DE REPOS 5 I, — il faut placer le pied gauche à plat et en travers sur B, la pointe dirigée sur G, le pied droit en avant du pied Fig. I. — Position de repos gauche, la pointe dirigée en avant vers A, le derrière du taloi; touchant le côté intérieur du talon gauche. Les jambes doivent être tendues sans raideur, Tépaule droite en avant, la gauche en arriére, le bras gauche légèrement fléchi en arriére du corps, la main fermée et placée à hauteur des reins; la canne dans la fe LA CANNE MIANÇAISK main droîie fcnnée, le petit bout reposant à terre à lo ceiilimitres environ à droite de la pointe du pied droit, la main écartée à droite du corps, le bras presque tendu. Dli LA (iARDL: 2. — II y a deux sortes de garde exercices d’évolutions contenus dans la première, pour les la deuxième partie. La seconde pour les exercices d’attaques, parades et ripostes con tenus dans la troisième partie. L’explication de ces deux gardes sera faite au commencement de chacune des deux parties indiquées ci-dessus. Hm, 2. Mtnilinet latéral et vertical en .avant à aroîte Moulinet latéral et vertical en avant à droite 3. Étant dans la position sur rèpaule droite, le bras droit de repos, il faut placer la canne allongé en avant, mais un peu KXI-RCICHS i'kl-LIjVlINAIRES SUR PLACE fléchi, la main à Iiautcur de la figure; ensuite, le bras ainsi placé, imprimer avec élan, au poignet, un mouvement de rota tion d’avant en arriére ;i droite, fitcilité par la souplesse des doigts et une légère flexion du bras, de manière que le petit bout de la canne décrive un cercle latéral et vertical d’avant en arriére, sur le côté droit du corps, (\'oir fig. 2,) II huit continuer ce mouvement et en augmenter la vitesse à mesure qu’il est mieux compris. Dans ce mouvement,-les doigts sont constamment tournés en dessus. Fig. 3. — Moulinet latéral et vertical en avant à gaudit Moulinet latéral et vertical en avant à gauche 5 4’ —’ moulinet s’exécute d’après les mêmes principes que le précédent, mais il faut donner l’impulsion en avant et à gauche, de manière que la canne décrive son cercle latéral et LA CANXE KRAKÇAISE vertical J’avaiit en arrière sur le côté gauche du corps. (Voir Il faut continuer ce mouvement et en augmenter la vitesse à mesure quMl est mieux compris. Dans ce mouvementj les doigts sont constamment tournés en l'iG. 4. — Moulinet latéral et vertical en arriére à droite Moulinet latéral et vertical en arrière à droite Ç 5. — Ktant placé dans la position de repos, il faut allonger le bras droit horizontalement en avant, mais un peu fléchi, la main à hauteur de l’épauIc, les doigts tournés en dessus, la canne placée sur le prolongement du bras, le petit bout dirigé en avant ensuite, ainsi placé, imprimer avec élan, au poignet, un mouvement de rotation d’arrière en avant, facilité par la sou plesse des doigts et une légère flexion du bras, de manière que le petit bout de la canne décrive un cercle latéral et vertical, d’arrière en avant, sur le côté droit du corps. (Voir fig. 4.) EXERCICES PRÊLIMIXAIRES SUR PLACE I» t Il faut continuer ce mouvement et en augmenter la vitesse à mesure qu’il est mieux compris. Dans ce mouvement, les doigts sont constamment tournés en dessus. Fig» 5, —‘ Moulinet iatcral et vertical en arrière a gauche Moulinet latéral et vertical en arriére à gauche 6. — Ce moulinet s’exécute d’après les mêmes principes que le précédent,.mais il faut donner l’impulsion en arrière à gauche, de manière que la canne décrive son cercle latéral et vertical d’arrière en avant sur le coté gauche du corps. (\’oir 11 faut continuer ce mouvement et en augmenter la vitesse à mesure qu’il est mieux compris, Dans ce mouvement, les doigts sont constamment tournés en F P t J i t LA CANNE I HAN’ÇAtSK liRISËS — Les brisés sont composés de moulinets en avant à droite et à gauche, indiqués dans les 3 et On exécute d’abord un moulinet en avant à gauche, puis sans s’arrêter un moulinet en avant à droite et ainsi de suite. FiG^ 6. — Brisés Pour exécuter les brisés étant dans la position de repos, il faut exécuter ce qui est prescrit pour le moulinet latéral et ver tical en avant à gauche lorsque la canne parlant de dessus l’épaule droite aura terminé son cercle à gauche, elle devra. sans revenir sur l’épaule droite, exécuter immédiatement et sans s’arrêter, ce qui est prescrit pour le moulinet en avant à droite, puis continuer ainsi de suite, de gauclie à droite. Le mouvement des brisés pendant son parcours, ressemble au mouvement qu’exécute la main en traçant un S en travers dont EXERCICES PRÉLIMINAIRES SUR PLACE Hj les boLicles passeraient de chaque côté du corps. Celui des enlevés est absolument le même, maïs en traçant le 8 par le mouvement inverse. Observation. — Ne considérant les brisés que comme des mouvements de la plus pure fimtaisie, nous ne nous en servie rons pas comme coups, mais simplement comme exercices pour biciliter le maniement de la canne. Fig. 7 — litilcvês EXI.HVFS Ç 8. — Ces enlevés sont composés de moulinets en arriére à droite et à gauche, indiqués dans les 5 et 6. On exécute un moulinet en arriére à gauche, puis sans s’airéter un moulinet en arriére à droite et ainsi de suite. Pour exécuter les enlevés, étant placé dans la position de repos, il faut exécuter ce qui est prescrit pour le moulinet latéral et vertical en arriére à sauche et sans s’arrêter, exécuter îmmé* diatemcnt ce qui est prescrit pour le moulinet en arrière à droite puis continuer ainsi de suite de gauche à droite. DOUHLC lîRISl:. DOUlîI.l- HNLtiVl; 9. — Pour exécuter les brisés doubles, il faut exécuter deux moulinets successils en avant à gauche puis deux moulinets successifs en avant à droite, et continuer ainsi de suite. Pour exécuter les enlevés doubles, il faut exécuter deux mou linets successifs en arrière à gauche, puis deux moulinets suc cessifs en arriére à droite et continuer ainsi de suite. Ohst’rvalioii. — Ne considérant les enlevés que comme des mouvements de la plus pure fantaisie, nous ne nous en servi rons pas comme coups, mais simplement comme exercices pour faciliter le maniement de la canne. Moulinet horizontal en avant à gauche (tierce) 10. Dhu.n mouvements. — Etant placé comme il est pres crit pour la position de repos. Premier iiiotivemen/ 11 faut passer le bras droit devant le corps Cl placer la canne derrière la nuque, en la passant par dessus répaule gauche, la main placée sur l’épaulc gauche, les doigts tournés en dessous, le dos de la main en dessus, le petit bout do la canne dirigé vers l’épaule droite, la canne touchant la nuque, le coude en avant du menton. Dans cette position, la main, le coude et le petit bout de la canne sont placés horizontalement, la canne derrière le cou au-dessus et à hauteur des épaules. (Wiir fig. 8.) Deuxième iiiouvcmenl Détendre le bras droit de toute sa lon gueur horizontalement en avant, les doigts toujours tournés en dessous et le dos de la main en dessus. Dans cette position et pour continuer le même moulinet Deux mouvements. — Premier ?>iO!ivet}teut Tourner la main le dos en dessous, les doigts en dessus, ployer le bras droit en ramenant la main sauche et à hauteur du sommet de la tète, O KXEKCICKS PRÉLIMINAIRES SUR PLACE le petit bout de la canne dirigé vers Tépaule droite, de manière à passer la canne horizontalement au-dessus et derrière la tète, îa canne touchant la nuque. La main sur l’épaule gauche, le dos en dessus, les doigts en Fig. 8 .“ Moiiliiiet horhoiitil en :ivïnit Fig. g. — Moulinet horizontal en avant â gauche (tierce) a droite (quarte) Deuxième jiioiivemeiil Détendre le bras droit de toute sa Ion- r gueur horizontalement en avant, les doigts toujours tournés en dessous et le dos de la main en dessus. Répéter plusieurs fois les mouvements prècé'dcnts. Moulinet horizontal en avant à droite (quarte) II, — Q.UATRii MOUVEMENTS. — Etant placè comme il est prescrit pour la position de repos. (\'oir fig. i.) Premier mouvemeul Il faut sans lever le bras droit, lever la canne horizontalement devant le corps, de manière que le petit bout soit placé à hauteur de la main droite. Deuxièmemouventeut Lever le bras verticalement, en le ployant d’abord, et en l’allongeant ensuite, jusqu’à ce que la main se LA CAN'NK l'KANÇAISI- trouve placée à hauteur et à droite du sommet de la tète, la canne resiam toujours placée horizontalement. Troisième moiivemeiil l-'n fiéchissant le bras, passer la canne au-dessus et derrière la tète, de manière qu’elle louche la nuque, la main placée à droite, à hauteur de l’épaule droite, les doigts en haut, le coude en bas. (\'oir fig. 9.) Qitalrii’tue inoiwenieul Détendre le bras droit de toute sa lon gueur horizontalement en avant, les doigts tournés en dessus, le dos de la main en dessous. Dans cette position, et pour continuer le même moulinet Q.u.vrRE MOUVEMENTS. — Premier mouvemeui Tourner la main les doigts en dessous, le dos de la main en dessus. Deuxième mouvemeuf Ployer le bras en ramenant la main à droite à hauteur du sommet de la tête, la canne restant toujours placée horizontalement. Troisième mottvemciü Kn fléchissant le bras, passer la canne au-dessus et derrière la tête, de manière qu’elle touche la nuque, la main placée à droite, à hauteur de l’épaule droite, les doigts en haut, le coude en bas. Quahième mouvement Détendre le bras droit de toute sa lon gueur, horizontalement en avant, le.s doigts tournés en dessus, le dos de la main en dessous et continuer ainsi Je suite. DU COUP Dl- TliTR ^12. — Il V a plusieurs manières de porter le coup de tète la première, étant placé dans la position de repos partie) la seconde, dans la position Je garde tierce (2“ partie) la tioisièmc, dans la position de la garde des exercices d’attaques, de parades et de ripostes de la troisième partie. Ces trois manières sont expliquées dans chacune des parties qui les conceruent. Coup de tête (position de repos) C 15. — Étant dans la position de repos, il taut en ployant le bras, lever la main droite au-dessus de la tète, en la faisant passer KXERClCliS PRÉLIMINAIRRS SLMÏ PLACE à gauche et ensuite hi placer derrière et près de la tète. Pendant Pexècution de ce mouvement, la main reste toujours dans sa première position, tenant la canne perpendiculairement, le petit bout en bas. (X'oir fig. lo, mouvement.) Dans cette position, la main appuyée derrière la tète, la canne pendante entre les deux la main gauche placée à épaules, vient toucher avec le hauteur des reins. petit bout i'iG. 10* — Coup de tete (position de repos) Ainsi placé, pour porter le coup de tète, il faut détendre le bras droit directement en avant vers A. (\'oir fig. 29, pour lo 2’= mouvement.) Dans cette dernière position, et pour continuer le mouvement du coup de tète, il faut en le ployant, ramener le bras droit en arrière à gauche, tourner en même temps la main pour que la canne soit placée perpendiculairement le petit bout en bas, et passer de nouveau la main derrière la tète, comme il est expliqué ci-dessus. FIX r>K LA PREMIERE PARTIE DEUXIÈME PARTIE I.}. — Les évolutions comprennent une partie composée de vingt et un exercices dans le vide. Ils ont pour but riiarmonic des mouvements du bras et des jambes. Un coup de canne contrarie par un faux mouvement de jambes, perdrait toute sa valeur. Nous insistons sur ce point rii/ililé des exercices trévohilhws, en recommandant aux élèves de les travailler sérieusement, car il y a dans cette partie d’exercices, les éléments les plus pratiques de la défense contre plusieurs adversaires. Observalio}!. — Dans les exercices d’évolutions, les mou linets horizontaux en avant à gauche et en avant à droite, pren dront la dénomination coups de figure, tierce et quarte (termes consacrés en escrime). POSITION DU L.\ GARDE Dans cette partie, il v a deux manières de ".la garde en tierce 2" la garde en quarte. se placer Garde tierce V 16. — Étant dans la position de repos, il faut porter le pied droit en avant sur le i la pointe du pied dirigée vers A, la jambe gauche un peu plus fléchie que la jambe droite, de ma nière que le poids du corps soit plus porté sur la jambe gauche LA CANXK FRANÇAIS!-: en même temps passer le bras droit devant le corps et par dessus l’épaule gauclie, pour placer la canne horîzoïUalement derrière le cou, la main droite appiiyèc sur répaiile gauche, les doigts tournés eu dessous, le dos de la main en dessus, le petit bout de la canne dirigé vers répaule droite, le coude en avant du menton, la canne touchant la nuque. Dans cette position, la main, le coude et le petit bout de la canne, sont placés horizontalement, au-dessus et à liautenr des épaules. (\'uir fig. 11.) Fig. 12 — Garde qUiirtiï Fig* ii. — Garde tierce Garde quarte 17. Ktantdans la position de repos, mais les pieds placés sur I, il faut, en pivotant sur le talon gauche, porter le pied droit en arriére du pied gauche sur B, de manière que la pointe du pied droit soit dirigée vers D, et la pointe du pied gauche vers A la jambe droite un peu plus lléchie que la jambe gauche. En même temps, sans lever le bras droit, lever la canne hori zontalement devant le corps, de manière que le petit bout de la canne soit placé à hauteur de la main droite. Lever ensuite le bras verticalement eu le ployant d’abord, et en l’allongeant EVOLUTIONS ensuite, jusqu’à ce que l;i nulin se trouve placée à hauteur et à droite du sommet de la tète, la canne restant toujours horizon tale. huis en fléchissant le bras, passer la canne au-dessus et derrière la tète, de manière qu’elle touche la nuque, la maiii toujours à droite, à côté et à hauteur de l’épaule droite, les doigts en haut, le coude en bas. (Voir fig. 12.) DES COUPS DE FIGURE EN M.^RCHANT ET EN ROMPAN f 18. Observùlioti .— Les coups de figure tierce et quarte, en marchant et en rompant, s’exécutent d’après les mêmes prin cipes que ceux des moulinets horizontaux en avant à gauche (tierce) et en avant à droite (quarte), expliqués dans la pre mière partie, (à\nr fig. 12.) Coup de figure tierce en marchant ^19. — Étant en garde tierce, il faut en détendant le bras droit horizontalement en avant, lancer de gauche à droite un vigoureux coup de canne, en visant l’adversaire au côté droit de la figure. Après le coup porté et l’élan terminé, la canne partant de l’épaule gauche doit venir se placer naturellement sur l’épaule En même temps qu’on lance le coup, il faut, en pivotant sur le talon droit, porter le pied gauclie en avant sur 2, la pointe dirigée vers A, et la pointe du pied droit vers D, OhservaiioHS, — En portant le coup de figure, la main doit rester dans la* position de tierce, c’est-à-dire le dos de la main en dessus, et les doigts en dessous. Les mouvements du bras droit et des jambes doivent èlre presque simfiltanés, mais l’élan du coup de canne doit impri mer le mouvement de pivot à la jambe droite et entraîner la jambe gauche. Dans ce mouvement, la canne décrit un cercle horizontal de l’épanlc gauche à l’épauIc droite, et par conséquent, quoique le LA CAW'E IRAXÇAISE coup soit dirigé en avant, il peut frapper sur tout son parcours autour du corps. A la fin du premier mouvement, on se trouve placé en garde quarte et on exécute alors le coup de figure quarte en marchant. Coup de figure quarte en marchant 20. Htant en garde quarte, il faut en détendant le bras droit horizontalement en avant, lancer de droite à üauche un vigoureux “O coup de canne, en visant Tadversaire au côté gauche de la figure. Après le coup porté et Télan terminé, la canne partant de l’épaule droite doit venir se placer naturellement sur Tépaule En même temps qu’on lance le coup, il faut, en pivotant sur le talon gauche, porter le pied droit en avant sur 2, la pointe du pied dirigée vers A, et la pointe du pied gauche vers G. Observalipfis. — En portant le coup de figure, la main doit rester dans la position de quarte, c’est-à-dire le dos de la main en dessous et les doigts en dessus. Les mouvements du bras droit et des jambes doivent être presque simultanés, mais l’élan dn coup de canne doit imprimer le mouvement de pivot à la jambe gauche et entraîner la jambe Dans ce mouvement la canne décrit un cercle horizontal de l’épaule droite à l’épaule gauche, et par conséquent, quoique le coup soit dirigé en avant, il peut frapper sur tout son parcours autour du corps. A la fin du premier mouvement, on sc trouve placé en garde tierce il faut continuer ainsi de suite à porter des coups de figure tierce et quarte, en marchant, jusqu’à ce que le pied gauche soit placé sur 8, et le pied droit sur 9. Dans cette position, on exécutera les coups de figure en rom pant. Coup de figure tierce en rompant — Etant en garde tierce, le pied, droit sur 9, le pied gauche sur 8, il faut porter le coup de figure KVOLUTIONS tierce, comme il est exj figure tierce en marchant, en pivotant sur le talon arrière sur 7, la pointe du du pied gauche vers A, liqué ci’dcssus pour le coup de mais, en même temps, il finit, gauche, porter le pied droit en pied dirigée vers D, et la pointe Coup de figure quarte en rompant J “ Étant placé en garde quarte, le pied gauche sur S, le pied droit sur 7, il faut porter le coup de figure quarte, comme il est expliqué ci-dessus pour le coup de figure quarte en mar chant, mais, en même temps, il faut, en pivotant snr le talon droit, porter le pied gauche en arriére sur 6, la pointe du pied dirigée vers G, et la pointe du pied droit vers A. 11 faut continuer ainsi de suite, à porter des coups de figure tierce et quarte en rompant, jusqu’à ce que le pied droit soit placé sur i et le pied gauche sur B, DES COUPS DE BOUT [J 23. — Il y a trois sortes de coups de bout le coup de bout en dessus 2" le coup de bout en dessous 5'' le coup de bout à deux mains. Les deux premiers s’exécutent sur place et en marchant, le troisième sur place seulement. Le premier se porte à la poitrine et à la figure, le second au ventre cl au creux de l’estomac, le troisième à la poitrine et au creux de l’estomac. Ces trois coups s’exécutent en partant de la garde tierce (voir fig. Il, lé) de manière à frapper, étant dans la garde Coup de bout en dessus sur place i,\. — Etant en garde tierce, le pied gauche sur B, le pied droit sur i, il faut, en même temps qu’on passe la jambe gauche LA CAKNE FRANÇAISE en avant sur 2, retirer le bras droit fléchi et contracté en arriére, J’avant-bras placé verticalemcMit, le coude en bas, la main en haut, le pouce allongé sous la canne, celle-ci placée hori/iontalement, le petit bout dirigé en avant vers A, le poids du corps porté sur la jambe droite. (Voir fig, 13.) Coup Je bout eu Jessus sur pldix* (i'" mouvement) Dans celte position, il suffit pour porter le coup, de détendre le bras droit directement en avant à hauteur de la figure, et en même temps, de tendre la jambe droite et de fléchir la jambe gauche. (\'oir fig. 14.) Coup de bout en dessus en marchant Ç 25. Pour exécuter le coup de bout en dessus eu mar chant, il faut exécuter cc quî est prescrit pour le coup de bout en dessus sur place, mais au moment où le bras droit se dé tend pour porter le coup, il faut, en pivotant sur le talon gauche, porter le pied droit en avant sur 4, la pointe dirigée vers .A. HVOI.UTION '5 La dctciite du bras droit doit st produire en nicmc temps que le pied droit se porte à terre. (Wiir fig. 15.) Fig. i>. — Coup de bout en dessus en tu-irchaiit Coup de bout Êii dessous sur place t'iG. 16. — (i" moiivenieiit) F:g. ij. — (2' mouvement) Coup de bout en dessous sur place 26. — Étant en garde tierce, le pied gauche sur li, le pied droit sur I, il laut, en même temps qu’on passe la jambe gauche LA CAKXB française en avant sur 2, retirer le bras droit à demi fléchi et contracte en arrière, l’avant-bras placé verticalement, le coude en haut, la main en bas, le pouce allongé au-dessus de la canne, celle-ci placée presque horizontalement, mais le petit bout un peu plus bas que la main, et dirigé vers A, le poids du corps porté sur la jambe droite. (Voir fig. i6.) Dans cette position, il suffit pour porter le coup, de détendre le bras droit directement en avant, à hauteur du creux de l’esto mac, et en même temps de tendre la jambe droite et de fléchir la jambe gauche. (\'oir fig. 17.) l'iG. 18. — Coup de bout en dessous en iiiarclutiit Coup de bout eu dessous en marchant C 27. — Pour exécuter le coup de bout en dessous en mar chant, il faut exécuter ce qui est proscrit pour le coup de bout en dessous sur place, mais au moment de détendre le bras droit pour porter le coup, il faut, en pivotant sur le talon gauche, porter le pied droit en avant sur 4, la pointe dirigée vers A., La détente du bras droit doit so produire en même temps que le pied droit se pose à terre. (Voir fig, 18.) V- Coup de bout à deux mains 28, — Étant placé comme il est prescrit pour la garde tierce, le pied gauche sur R, le pied droit sur r, il faut, eu même temps qu’on passe la jambe gauche en avant sur 2, retirer er Coup de bout ù dcu2i mains mouvement) Fig, zo. — (z' mouvement) verticalement, le coude en bas, la main en haut; et saisir la canne avec la main gauche à quinze ou vingt centimètres envi ron du petit bout, le coude également en bas, la main en haut. La canne se trouve ainsi placée horizontalement à hauteur des deux épaules, le' petit bout dirigé en avant vers A, les deux mains terniées, le poids du corps porté sur la jambe droite, Dans cette position, il suffit pour porter le coup, de détendre les deux bras directement en avant à hauteur de la poitrine ou du creux de l’cstomac; et en même temps détendre la jambe droite, de fléchir la jambe gauche et de porter le poids du corps en avant, (Voir fig. 20.) «VI Dans ccttc dcrnicrc position, pour porter avec le gros bout un deuxieme coup en arrière, il suffit de détendre les deux bras directement en arrière à hauteur de la poitrine ou du creux de restomac, et en meme temps, de tendre la jambe gauche, de fléchir la jambe droite et de porter le poids du corps en arrière. On peut ainsi continuer à porter des coups de bout en arrière et en avant, alternativement, d’après les principes indi* quès ci-dessus. DU COUP DH TÊTE D.^KS LES EVOLUTIONS 29. — Dans les évolutions de la deuxième partie, le coup de tête en marchant s’exécute toujours en partant de la position de la garde quarte. A cet effet, îl faut, au moment de lancer le coup, porter la jambe droite en avant, et porter le pied droit sur 3. (\^oir fig. 29.) La détente du bras doit se produire au moment où le pied se pose à terre. Le coup de tète peut être porté à la suite d’un coup de figure tierce ou quarte, des brisés, des enlevés et du coup de bout. Dans ces différents cas, il faut s’inspirer des principes du coup de tête, expliqués dans la première partie ( 13), mais il faut aussi pour porter le coup, choisir le chemin le plus court pour ramener la main au-dessus et derrière la tète, et la canne verticalement entre les Jeux épaules, comme il est prescrit dans la première partie. EXERCICES D’ÉVOLUTIONS g JO, — Observa}ion. — Pour les trois exercicc,s qui vont suivre, il faut d’abord se placer dans la position de repos, puis prendre ensuite la po.sition de garde tierce, en portant le pied droit en avant sur i. EVOLUTIONS I«’^ Hxercick Un coup de figure en marchant et en rompant 51, — Exccutcr un coup de figure tierce, et ensuite un coup de figure quarte en marchant, jusqu’à ce que le pied gauche soit placé sur 8, et le pied droit sur 9. Exécuter alors un coup de figure tierce et ensuite un coup de figure quarte en rompant jusqu’à ce que le pied droit soit placé sur i et le pied gauche sur lE Re prendre la position de repos. (S’inspirer des 19, 20, 21 et 22.) Deux coups de figurç en marchant et en rompant 32. — Exécuter deux coups de figure tierce et deux coups de figure quarte en marchant, jusqu’à ce que le pied gauche soit placé sur 8 et le pied droit sur 9. Exécuter ensuite deux coups de figure tierce et deux coups défiguré quarte eu rompant, jusqu’à ce que le pied droit soit placé sur i et le pied gauche sur B. 33 ‘ — Ohservalioiis sur h iieuxiénie exercice. — Lorsqu’on porte successivement deux coups de figui'c, soit en tierce soit en quarte, il ne iaut pas développer à fond le premier coup, ni s’arrêter, il faut continuer en portant de suite et avec force le deuxième coup, et par son élan, la canne partant de l’épaule gauche, viendra après le deii.xiciue coup seulement sc placer natu rellement sur l’épaule droite. Le mouvement de jambes pour porter le pied en avant dans la marche et en arriére pour rompre, doit s’exécuter en même temps que le deuxième coup de canne. 5 Exercice Trois coups de figure en marchant et en rompant 34. — Exécuter trois coups de figure tierce et trois coups de figure quarte en marchant, jusqu’à ce que le pied gauche soit placé sur 8 et le pied droit sur 9. LA CAXNE TRANÇAISE Exécuter ensuite trois coups de figure tierce et trois coups de figure quarte en rompant, jusqu’à ce que le pied droit soit placé sur i et le pied gauche sur iî. Reprendre la position de 533. — Observathms sur le troisiènie exerci:i\ — Lorsqu’on porte successivement trois coups de figure soit en tierce soit en quarte, il ne faut développer à fond nî le premier ni le second coup, ni s’arrêter après run ou après rantre il faut continuer en portant de suite et avec force le troisième coup et, par son élan, la canne partant de l’épaule gauche, viendra après le Iroisième coup seulement se placer naturellement sur l’épaule Le mouvement de jambes pour porter le pied eu avant dans la marche, et en arriére pour rompre, doit s’exécuter eu même temps que le troisième coup de canne. EXHÎtCICHS SCR aC.VTRE J-ACES 36. — Pour la parfaite intelligence des exercices qui vont suivre, nous avons cm utile de tracer ci-dessous une figure coinposée de 10 chiHres. Il suffit, pour suivre avec hicilité ces exercices, de dessiner à terre une figure semblable à celle-ci S O La distance d’un chitiVe à taille des élèves. Ainsi on .43 centimètres pour un élève l’autre doit être réglée d’après la peut prendre comme moyenne de I mètre 65 par conséquent il faut diminuer la distance pour la taille en dessous et raugmenter pour celle au-dessus. La figure que nous donnons peut se modifiera volonté, sui vant le terrain dont on dispose. On peut au lieu de trois chiffres sur chaque face, en mettre 4 ou 5, etc. On peut aussi combiner des figures pour un travail d’en semble et exécuter des fantai.sies. f 37. — Übserviiiiotîs gctiérnlcs. — Pour toutes les leçons sur quatre faces, il faut d’abord sc mettre dans la position de repos, le corps faisant face aux chiffres 2, 3, 4, mais Us deux pieds sur j, contrairement aux exercices précédents, pour lesquels les deux pieds devraient être sur le o. On se place ensuite en garde tierce ( lé) en portant le pied droit en awani sur 2. C’est la position de départ pour les exercices sur quatre fiiccs. 38. — Nous prévenons le lecteur que l’exercice sur quatre faces qui va suivre, se termine par deux mouvements à la suite desquels les pieds se trouvent placés sur 3 et au lieu d’être sur 2. Ces mouvements no constituent pas, comme il pourrait le croire, une cinquième face â notre exercice, ils sont simplement exécutés en vue d’un autre exercice, que nous étudierons séparé ment et qui se nomme la volte. Cette volte est d’ailleurs le complément de l’exercice sur quatre laces, et devra toujours être exécutée à sa suite. Chaque fois que l’élève doit pivoier, nous le prévenons qu’il doit Se servir du talon droit ou gauche pour exécuter son mou- Mais il est des cas où il lui sera difficile, impossible même, de se servir de son tajon il devra alors, sans que nous le lui disions, pivoter sur la pointe de son pied. 4 *= Lxehcick Un coup de figure en marchant 39. — Les mouvements indiqués dans chacun des alinéas qui suivent doivent s’exécuter simultanément* LA CAKKE FRANÇAISE litant place comme il vient d’être dit, il faut i" En pivotant sur le talon droil, placer le pied gauche en avant sur et porter un coup de figure lîerce à toute volée 2" En pivotant sur le talon f^aiicbe, placer le pied droit en avant sur 4, et porter un coup de figure (jnarle à toute volée 5° En pivotant sur le talon droil, faire face à droite, placer le 4 En pivotant sur le talon gauche, placer le pied droit sur 6, et porter un coup de figure quarte 5" En pivotant sur le talon droit, faire fitee à droite, placer le 6° En pivotant sur le talon gaiiche, placer le pied droit sur 8, et porter un coup de figure (juarte’ 7'’ En pivotant sur le talon droit, iaire lace à droite, placer le 8° En pivotant sur le talon gauche, placer le pied droit sur 2, et porter un coup de figure quarte; 9" En pivotant sur le talon droit, faire face à droite, placer le 10“ En pivotant sur le talon gauche, placer le pied droit sur 4, et porter un coup de figure quarte. Reprendre la position de repos. 40. — Observatiou, — Nous ferons remarquer que c’est avec intention que dans nos leçons sur quatre faces, la première face se trouve répétée une seconde fois pour terminer la leçon. Deux coups de figure en marchant 41. — Obseri'atious. — Les mouvements indiqués dans cha cun des alinéas qui suivent doivent s’exécuter simultanément. A cet cflêt, nous rappelons que pour les séries de doux coups successifs, le dernier coup seulement doit être porté avec force et à toute volée, et que c’est pendant son exécution que le pied qui se trouve en arrière, doit se porter en avant sur le chiffre indiqué, ce qui constitue la marche en avant. 1“ En pivotant sur le talon droit, placer le pied gauche en avant sur 5, et porter successivement deux coups de figure tierce à toute volée 2° En pivotant sur le talon gauche, placer le pied droit en avant sur 4, et porter successivement deux coups de figure quarte à toute volée 3° En pivotant sur le talon droit, faire face à droite, placer le pied gauche sur 5, et porter successivement deux coups de 4° En pivotant sur le talon gauche, placer le droit sur 6, et porter successivement deux coups de figure quarte 5° En pivotant sur le talon droit, faire face à droite, placer le pied gauche sur 7, et porter successivement deux coups de 6" En pivotant sur le talon gauche, placer le pied droit sur 8, et porter successivement deux coups de figure quarte 7“ En pivotant sur le talon droit, faire face à droite, placer le pied gauche sur 9, et porter successivement deux coups de 8" En pivotant sur le talon gauche, placer le pied droit sur 2, et porter successivement deux coups de figure quarte 9° En pivotant sur le talon droit, faire fiice à droite, placer le pied gauche sur 3, et porter successivement deux coups de lo En pivotant sur le talon gauche, placer le pied droit sur 4, et porter successivement deux coups de figure quarte. Re prendre la position de repos. rvcilion Pour la facilité et la marche régulière des leçons de la deuxième partie, nous recommandons instam ment à nos élèves de s’exercer avec soin sur les quatrième et cinquième exercices, afin de bien les connaître, avant de passer aux suivants. 6 '= EXKRCtCE Coup de bout en dessus en marchant 45. Observation. — Pour l’exécution du coup de bout dans cette leçon, il faut exécuter ce qui est prescrit dans les la canne prançaisk principes du coup de bout en dessus sur place et en mar chant. 44. — Le coup de bout s’exécute en deux temps au pre mier, on porte le pied gauche en avant, en même temps que l’on place la canne à sa première position au deuxième temps, on porte le pied droit en avant, en même temps que l’on porte le coup de bout. Après chaque coup de bout, il faut replacer la canne sur rèpaule gauche, à la position de garde tierce. Porter un coup de bout en dessus en marchant sur 4, faire face à droite en marchant sur 5, et porter un coup de bout en dessins, en marchant sur 6. Faire tace à droite en marchant sur 7, et porter un coup de bout en dessus, en marchant sur K. Faire face à droite en marchant sur 9, et porter un coup de bout en dessus en marchant sur 2. Faire face à droite en marchant sur 3 et porter un coup de bout en dessus, en marchant sur 4. Reprendre la position de 7 '-‘ Exercice Un coup de figure tierce en marchant et deux brisés eu marchant Ç .13. — Observation. — Les hrîsès s’exécutent comme il est prescrit ( 7), mais ici il faut exécuter sur place un-moulinet latéral et vertical en avant à gauche, puis en marchant un mou linet latéral et vertical en avant à droite c’est-à-dire que pour ce dernier, il faut en même temps poser le pied droit en avant sur le chiffre précédant le pied gauche. .|6, -— Porter un coup de figure tierce en marchant sur 3 et deu.x brisés en marchant sur 4. fimire tierce en marchant sur s et deux brisés en marchant C> sur 6. figure tierce en marchant sur 7, et deux brisés en marchant sur 8. KVOLÜTIOXS fiicc à droite, et, en même temps, porter iin coup de figure tierce en marchant sur 9, et deux brisés en marchant sur 2. figure tierce en marchant sur 5 et deux brisés en marchant 8‘' Hxkrcick Un coup de figure tierce en marchant, et un coup de tète en marchant 5 47,— Ohservaliim .— Four cette leçon, il faut s’inspirer des principes du coup de tête, expliqués dans la première partie ( 13). Après le coup de figure tierce, la canne se trouvant sur l’épaule droite, il est inutile de la taire passer à gauche du corps, il suffit de la placer tout de suite derrière le dos, la maîn derrière la tète. Porter un coup de figure tierce en marchant sur 3, et un coup de tête en marchant sur 4. figure en marchant sur 5 et un coup de tête en marchant sur 6. Faire face adroite, et, en même temps, porter un coup de figure tierce en marchant sur 7 et un coup de tête en marchant sur S. Faire fitee à droite, et, en même temps, porter un coup de figure tierce en marchant sur 9, et un coup de tête en mar l'aire face à droite, et, en même temps, porter un coup de figure tierce en marchant sur 3 et un coup de tête en marchant 9*^ F.xercice Un coup de figure tierce en marchant. Un coup de tête sur place Un coup de figure quarte eu marchant ^48. — Porter un coup de figure tierce en marchant sur 5, un coup de tête sur place et un coup de figure quarte en mar LA CAXNL FKAXÇAISE l'aire face à droite, cl, en même temps, porter un coup de figure tierce en marchant sur 5, un coup de tête sur place et un coup de figure quarte en marchant sur 6. l’aire lace à droite, et, en même temps, porter un coup de figure tierce en marchant sur 7, un coup de tète sur place, et un coup de figure quarte en marchant sur 8. figure tierce en marchant sur 9, un coup de tête sur place, et un coup de figure quarte en marchant sur 2, figure tierce en marchant sur 5, un coup de tête sur place, et un coup de figure quarte en marchant sur 4. Reprendre la posi tion de repos. 10“ Exkrcice Un coup de figure tierce en marchant. Un coup de figure quarte en avant sur place. Un coup de figure tierce eu arriére sur place. Un coup de tête sur place. Deux coups de figure quarte en marchant. 49. — Porter un coup de figure tierce en marchant sur 5, un coup de figure quarte en avant sur place, un coup de figure tierce en arrière sur place, un coup de tête sur place, et deux coups de figure quarte en marchant sur 4. i^rire face à droite, et, en même temps, porter un coup défigure tierce en marchant sur 5, un coup de figure quarte en avant sur place, un coup de figure tierce en arrière sur place, un coup de tète sur place et doux coups de figure quarte en marchant sur 6. figure tierce en marchant sur 7, un coup de figure quarte en avant sur place, un coup de figure tierce en arrière sur place, un coup de tète sur place, et deux coups de figure quarte en mar figure tierce en marchant sur 9, un coup de figure quarte en avant sur place, un coup de figure tierce en arrière sur place, un coup de tète sur place et deux coups de figure quarte en mar figure tierce en marchant sur 3, un coup de figure quarte en avant sur place, un coup de figure tierce en arrière sur place, un coup de tète sur place, et deux coups de figure quarte en marchant sur 4. Reprendre la position de repos. Il'-' E.kercice Feinte de deux coups de figure en marchant. Un coup de bout en dessus sur place. Deux coups de figure tierce sur place. Deux coups de figure quarte en marchant. 50. — Observaiiou. — Il faut faire deux fois le mouvement du coup de figure tierce, en laissant chaque fois le bras tendu en avant, la canne dans son prolongement; au deuxième mouve ment, on retire le bras eu arrière dans la position du coup de bout en dessus, en même temps qu’on porte le pied gauche en 51. — Feinte de deux coups de figure tierce en marchant sur 3, un coup de bout en dessus sur place, deux coups de figure tierce en arrière sur place, deux coups de figure quarte en mar deux coups de figure tierce en marchant sur 5, un coup de bout eu dessus sur place, deux coups de figure tierce en arrière sur place, deux coups de figure en marchant sur 6. Faire face adroite, et, en même temps, faire une feinte de deux coups de figure tierce en marchant sur 7, un coup de bout en dessus sur place, deux coups défiguré tierce en arrière sur place, deux coups de figure quarte en marchant sur 8. deux coups de figure tierce en marchant sur 9, un coup de bout en dessus sur place, deux coups de figure tierce en arrière sur place, deux coups de figure quarte en marchant sur 2. deux coups de figure tierce en marchant sur 3, uu coup de bout en dessus sur place, deux coups de figure tierce eu arrière LA CAXKK l'IlAXÇAlSB sur place, deux coups de figure quarte en marchant sur 4 Reprendre la position de repos. 12^ E^t^;RCICE Feinte de deux coups défiguré tierce en marchant. Un coup de bout en dessus en marchant. Deux brisés en arriére sur place. Deux coups de figure quarte en marchant. 52. — ObservaiioHs ,— Nous rappelons pour mémoire, qu’après chaque mouvement, chaque coup ou série de coups, il faut replacer la canne dans la position prescrite pour le départ du coup qui doit suivre. Dans la présente leçon, après avoir porté le coup de bout en dessus en marchant sur 4, il faut faire face en arrière en pivo tant sur le talon gauche et en portant le pied droit sur 2. Pen dant ce mouvement, on maintient la canne dans la position du coup de bout, de manière qu’étant face en arrière, elle soit pla cée sur l’épaule droite, la main levée dans la position prescrite pour les moulinets latéraux de la première partie ( 3, 4, 5, 6). 5 55. — Feinte de deux coups de figure tierce en marchant sur 3, un coup de bout en dessus en marchant sur 4, faire face en arrière en portant le pied droit sur 2, deux brisés sur place, deux coups de figure quarte en marchant sur 4. deux coups de figure tierce, en marchant sur j, un coup de bout eu dessus, en marchant sur 6, faire face eu arrière, en portant le pied droit sur 4, deux brisés sur place, deux coups de figure quarte en marchant sur 6. Faire face à droite, et, en même temps, faire une feinte de deux coups de figure tierce eu marchant sur 7, un coup de bout en dessus en marchant sur 8, faire face en anière, eu pivotant le pied droit sur 6, deux brisés sur place, deux coups de figure quarte en marchant sur 8, Faire face à droite, et, en meme temps, faire une feinte de deux coups de figure tierce en marchant sur 9, uu coup de bout en dessus en marchant sur 2, faire face en arriére en portant le pied KV'OLUTIOXS droit sur 8, deux brisés sur place, deux coups de figure quarte en marchant sur 2. Faire face à droite, et, en même temps, faire une teinte de deux coups de figure tierce en marchant sur j, un coup de bout en dessus en marchant sur 4, faire iace en arrière en portant le pied droit sur 2, deux brisés sur place, deux coups de figure quarte en mai'chant sur 4. Reprendre la position de repos. Deux coups de figure tierce en marchant. Deux coups de figure quarte en avant sur place. Deux coups de figure tierce eu arrière sur place. Deux coups de figure quarte en marchant. f 54. — Observctlion. — Il est bien entendu qu’il ne faut pas bouger les pieds pendant rcxccution des coups sur place, mais comme ceux-ci se portent tantôt en avant, tantôt en arriére, il faut tourner et incliner un peu le corps du côté où on les porte. 55. — Porter deux coups de figure tierce en marchant sur 5, dcu.\ coups de figure quarte en avant sur place, deux coups de figure tierce en arrière sur place, et deux coups de figure quarte en marchant sur 4. Faire tace à droite, et, en même temps, porter deux coups de figure tierce en marchant sur 5, deux coups de figure quarte eu avant sur place, deux coups de figure tierce en arriére sur place, et deux coups de figure quarte en marchant sur é. Faire face à droite, et, en même temps, porter deux coups de figure tierce en marchant sur 7, deux coups de figure quarte en avant sur place, deux coups de figure tierce en arriére sur place, et deux coups de figure quarte en marchant sur 8. Faire face à droite, et, en même temps, porter deux coups de figure tierce en marchant sur 9, deux coups de figure quarte en avant sur place, deux coups de figure tierce en arrière sur place, et deux coups de figure quarte en marchant sur 2. Faire face à droite, et, en même temps, porter deux coups de figure tierce en marchant sur 3, deux coups de figure quarte en avant sur place, deux coups de figure tierce en arrière sur place, et deux coups de figure quarte en marchant sur 4. Reprendre la position de repos. iq*-’ Exercice Deux coups de figure tierce en marchant. Deux coups de figure quarte en avant sur place. Deux coups de figure tierce en arrière sur place. Deux brisés en marchant. 56. — Porter deux coups de figure tierce en marchant sur 3, deux coups de figure quarte en avant sur place, deu.x coups de figure tierce en arrière surplace et deux brisés en marchant sur 4, Faire face à droite, et, en même temps, porter deux coups de figure tierce en marchant sur 5, deux coups de figure quarte en avant sur place, deux coups de figure tierce en arrière sur place, et deux brisés en marchant sur 6. Faire face à droite, et, en même temps, porter deux coups de figure tierce en marchant sur 7, deux coups de figure quarte en avant sur place, deux coups de figure tierce en arrière sur place, et deux brisés en marchant sur 8. Faire face à droite, et, en meme temps, porter deux coups de figure tierce en marchant sur 9, deux coups de figure quarte en avant sur place, deux coups de figure tierce en arriére sur place, et deux brisés en marchant sur 2. Faire face à droite, et, en même temps, porter deux coups de figure tierce en marchant sur 5, deux coups de figure quarte en avant sur place, deux coups de figure tierce en arrière sur place, et deux brisés en marchant sur 4. Reprendre la position de Deux coups de figure tierce en marchant. Deux brisés en marchant Deux enlevés en rompant. Deux brisés en marchant. 57. — Observaiio}!. — Les enlevés s’exécutent comme il est prescrit ( 8), mais ici, il fiiut exécuter sur place un moulinet latéral et vertical en arrière à gauche, puis en rompant un mou- EVOLUTIONS r f linet latéral et vertical en arriére à droite, c’est-à-dire que pour ce dernier, il faut, en pix’otant sur le talon frauche, poser le pied droit sur le chiHVe qui se trouve derrière le pied gauche, f 58. — Porter deux coups de figure tierce en marchant sur 5, deux brisés en marchant sur 4, deux enlevés en rompant sur 2, et deux brisés en marchant sur 4, l-'aire face à droite, et, en même temps, porter deux coups de figure tierce en marchant sur 5, deux brisés en marchant sur 6, deux enlevés en rompant sur 4, et deux brisés en marchant sur 6. Faire bice à droite, et, en même temps, porter deux coups de figure tierce en marchant sur 7, deux brisés en marchant sur 8, deux enlevés en rompant sur 6 et deux brisés cit marchant sur 8. Faire face à droite, et, en même temps, porter deux coups de figure tierce en marchant sur 9, deux brisés en marchant sur 2, deux enlevés en rompant sur 8, et deux brisés eu marchant sur 2. Faire face à droite, et, en même temps, porter deux coups de figure tierce en marchant sur 5, deux brisés en marchant sur 4, deux enlevés en rompant sur 2, et deux brisés en marchant sur 4. Reprendre la position de repos. 16“ F.xhucick Feinte de deux coups de figure tierce en marchant. Un coup de bout en dessus sur place. Deux coups de figure quarte sur place. Deux coups de figure tierce en arriére sur place. Deux brisés en marchant. 5 59. — Feinte de deux coups de figure tierce, en marchant sur 3, un coup de bout vu dessus sur place, deux coups de figure quarte en avant sur place, deux coups Je figure tierce en arrière sur place, deux brisés en marchaut sur 4. deux coups de figure tierce en marchant sur 5, un coup de bout en dessus sur place, deux coups de figure quarte en avant sur r. M LA CANXE FRANÇAISE place, deux coups de figure tierce en arrière sur place, deux brisés en marchant sur 6. deux coups de figure tierce en marchant sur 7, un coup de bout en dessus sur place, deux coups de figure quarte en avant sur place, deux coups de figure tierce en arrière sur place, deux brisés en marchant sur 8. deux coups de figure tierce en marchant sur 9, un coup debout en dessus sur place, deux coups de figure quarte en avant sur place, deux coups de figure tierce en arrière sur place, deux brisés en marchant sur 2. deux coups de figure tierce en marchant sur 3, un coup de bout en dessus sur place, deux coups de figure quarte en avant sur place, deux coups de figure tierce en arrière sur place, deux brisés en marchant sur 4. Reprendre la position de repos. 17^^ Hkkrcice Deux coups de figure tierce en marchant. Un coup de figure quarte sur place. Un coup de bout en dessous sur place. Deux coups de bout à deux mains sur place, en arrière et en avant. Deux coups de figure quarte sur place. Deux coups de figure tierce en arrière sur place. Deux brisés en marchant 60. — Observation. — Après le coup de figure quarte sur place, il faut cxccnter le coup de bout en dessous comme il est prescrit 26), puis, pour porter les coups de bout à deux mains, il faut saisir la canne de la main gauche et exécuter ce qui est prescrit pour le coup de bout à deux mains 28). 61. — Porter deux coups de figure tierce en marchant sur 3, un coup de figure quarte en avant sur place, un coup de bout en dessous sur place, deux coups de bout à deux mains, l’un en arrière, l’autre en avant sur place, deux coups de figure quarte en avant sur place, deux coups de figure tierce eu arrière sur place, deux brisés en marchant sur 4. Faire face à droite, et, en même temps, porter deux coups de ÉVOLUTION'S figure tierce en marchant sur 5, un coup de figure quarte en coups de bout à deux mains, Tun en arriére, rautre en avant sur place, deux coups de figure quarte en avant sur place, deux coups de figure tierce en arrière sur place, deux brisés en mar Faire face à droite, et, en même temps, porter deux coups de figure tierce en marchant sur 7, un coup de figure quarte en coups de bout à deux mains. Fuir en arriére, l’autre en avant sur place, deux coups de figure quarte en avant sur place, deux coups de figure tierce en arrière sur place, deux brisés en marchant sur S. l’aire face à droite, et, eu même temps, porter deux coups de figure tierce en marchant sur 9, un coup de figure quarte en coups de bout à deux mains, Tun en arriére, l’autre en avant sur place, deux coups de figure quarte en avant sur place, deux coups de figure tierce en arriére sur place, deux brisés en marchant sur 2. Faire face à droite, et, en même temps, porter deux coups de figure tierce en marchant sur 3, un coup de figure quarte en coups de bout à deux mains, l’un en arrière et l’autre en avant sur place, deux coups de figure quarto en avant sur place, deux coups de figure en arriére sur place, deux brisés eu marchant iS*-' Fxercice Deux coups de figure tierce eu marchant. Deux coups de tête sur place. Un coup de bout esi dessous en marchant. Un coup de bout èn dessous eu rompant. Deux coups de figure quarte en avant sur place. Deux coups de figure tierce en arriére sur place. Deux brisés en marchant. 62. — Porter deux coups de figure tierce en marchant sur 3, deux coups de tète sur place, un coup de bout en dessous en LA CAKNK l'RAXÇAISK marchant sur 4, un coup de bout en dessous en rompant sur 2, deux coups de figure quarte en avant sur place, deux coups de figure tierce en arrière sur place, deux brisés en marchant sur 4. Faire face à droite, et, eu même temps, porter deux coups de figure tierce en marchant sur 5, deux coups de tête sur place, un coup de bout en dessous en marchant sur 6, un coup de bout en dessous en rompant sur 4, deux coups de figure quarte en avant sur place, deux coups de figure tierce en arrière sur place, deux brisés en marcliaut sur 6. l'aire lace à droite, et, eu meme temps, porter deux coups de figure tierce en marchant sur 7, deux coups de tête sur place, un coup de bout en dessous en marchant sur 8, un coup de bout en dessous en rompant sur 6, deux coups de figure quarte en avant sur place, deux coups de figure tierce eu arriére sur place, deux brisés eu marcliaut sur 8. Faire face à droite, et, en même temps, porter deux coups de figure tierce en marchant sur 9, deux coups de tète sur place, un coup de bout en dessous en marchant sur 2, im coup de bout en dessous eu rompant sur 8, doux coups de figure quarte en avant sur place, deux coups de figure tierce en arrière sur place, deux brisés eu marchant sur 2 Faire face à droite, et, en meme temps, porter deux coups de figure tierce en marchant sur 5, deux coups de tète sur place, un coup de bout eu dessous en marchant sur 4, un coup de bout en dessous en rompant sur 2, deux coups de figure quarte eu avant sur place, deux coups de figure tierce en arrière sur place, deux brisés eu marchant sur 4. Reprendre la position de 19 KXERCIGIt Deux coups défiguré tierce en marchant. Deux coups de tête en mar chant. Deux coups de figure quarte sur place. Deux coups de figure tierce en rompant. Deux coups de tête en marchant. Deux enlevés en rompant. Deux brisés sur place. Un coup de tête en marchant. ^6}. — Porter deux coups de figure tierce en marchant sur 3, deux coups de tète en marchant sur 4, deux coups de figure r KVOLL’IION'S 2 >9 quarte sur place, deux coups de figure tierce en rompant sur 2, deux coups de tète eu marchant sur 4, deux enlevés en rompant sur 2, deux brisés sur place, un coup de tête en marchant sur 4. Faire lace à droite, et, en mémo temps, porter deux coups de figure tierce en marchant sur 5, deux coups de îélo en marchant figure tierce en rompant sur 4, deux coups de tête en marchant sur 6, deux enlevés en rompant sur 4, deux brisés sur place, un coup de tôte en marchant sur 6. Faire lace à droite, et, en meme temps, porter deux coups de figure tierce en marchant sur 7, deux coups de tète en marchant figure tierce en rompant sur 6, deux coups de tête en marchant sur 8, deux enlevés en rompant sur 6, deux brisés sur place, un coup de tête en marchant sur 8. Faire face à droite, et, en même temps, porter deux coups de figure tierce en marchatit sur 9, deux coups de tète en marchant figure tierce en rompant sur 8, deux coups de tête en marchant sur 2, deux enlevés en rompant sur 8, deux brisés sur place, un coup de tête en marchant sur 2. Faire face à droite, et, en même temps, porter deux coups de figure tierce en marchant sur 3, deux coups de tète en marchant figure tierce en rompant sur 2, deux coups de tête en marchant sur 4, deux enlevés en rompant sur 2, deux brisés sur place, un coup de tête en marchant sur 4. Reprendre la position de 20 '-’ Exercice Deux coups de figure tierce en marchant. Trois coups de figure quarte sur place. Trois coups de figure tierce en arrière sur place. Trois coups de figure quarte sur place. 64. — ObseriKtlions. — Pour la facilité de cet exercice, qui s’exécute entièrement sur place, nous croyons utile de nous servir de la figure ci-après. LA CAXNE FRANÇAISE Nous icroiis observer que pendant le cours de cet exercice, le pied droit restera constamment sur o, en conséquence la leçon se terminera le pied gauche sur i, le pied droit sur o. Dans cette position, on exécutera la volte. En raison des cercles que décrit la canne pendant son parcours les anciens nommaient cette leçon la rose couverte Étant dans la position de repos, mais les deux pieds sur 5, le corps face à i, il faut se placer garde tierce, en portant le pied droit en avant sur o. Porter deux coups de figure tierce en marchant sur i, trois coups de figure quarte en avant sur place, trois coups de figure tierce en arrière sur place, trois coups de figure quarte en avant sur place. faire face à droite, et, en même temps, porter deux coups de figure tierce en marchant sur 2, trois coups de figure quarte en avant sur place, trois coups de figure tierce en arriére sur place, trois coups de figure quarte en avant sur place. faire face à droite, et, en même temps, porter deux coups de figure tierce eu marchant sur 3, trois coups de figure quarte en avant sur place, trois coups de figure tierce en arriére sur place, trois coups de figure quarte en avant sur place. faire face à droite, et, en même temps, porter deux coups de figure tierce en marchant sur q, trois coups de figure quarte en avant sur place, trois coups de figure tierce en arriére surplace, trois coups do figure quarte eu avant sur place. faire tace à droite, et, en même temps, porter deux coups de figure tierce en marchant sur i, trois coups de figure quarte eu avant sur place, trois coups de figure tierce en arriére sur place, trois coups de figure quarte en avant sur place. Reprendre la position de repos. Deux coups de figure tierce en marchant. Un coup de tête en mar chant et rompre. Un coup ds hout en dessus en marchant. Un coup de tète en rompant. Un coup de bout eu dessous sur place. Deux coups de tête sur place. Deux coups de figure quarte sur place. C 65, — Observation. — La figure ci dessous sert aux expli cations du présent exercice. A O B 66. — Etant dans la position de repos, les deux pieds sur i, face à A, il faut se placer en garde tierce, en portant le pied droit sur 2. Deux coups de figure tierce en marchant sur 3. Un coup de tête en rnarchant sur A, rompre sur 2. Un coup de bout en dessus en marchant sur A. Un coup de tète en rompant sur 2. Un coup de bout en dessous sur place. Deux coups de tête sur place. Deux coups de figure quarte sur place. Deux coups de figure tierce, en pivotant sur le pied droit (qui se trouve sur 2) en arrière à droite et en portant le pied gauche sur 5. Un coup de tête en marchant sur G, rompre sur 2. Un coup de bout en dessus en marchant sur G. Un coup de tête en rompant sur 2. Un coup de bout en dessous sur place. LA CAX\K l'JlANÇAISE Deux coups Je tète sur place. Deux coups Je figure quarte sur place. Deux coups de figure tierce, eu pivotant sur le picJ droit en arrière ii droite et en portant le pied gauche sur i. Un coup de tête en marchant sur ]i, rompre sur 2. Un coup de bout en dessus en marchant .sur lî. Un coup de tête en rompant sur 2. Un coup Je bout en dessous sur place. Deux coups de tète sur place. Deux coups de figure quarte sur place. Deux coups de figure tierce en pivotant sur le pied droit, en arrière à droite et en portant le pied gauche sur 7. Un coup de tête en marchant sur I), rompre sur 2. Un coup de bout en dessus en marchant sur D. Un coup de lè'tc en rompant sur 2. Un coup de bout en dessous sur place. Deux coups de tête sur place. Deux coups de figure quarte sur place. Deux coups de figure tierce en pivotant sur le pied droit, en arrière à droite et en portant le pied gauche sur 5. De ux brisés en marchant sur A, puis la volte. Reprendre la position de repos. ''67. — Observâtio)i. — Le présent exercice peut aussi s’exécuter en commençant par la iace D et continuer ensuite par les fiiccs A, G, B. Puis, en portant deux coups de figure tierce, revenir face à et terminer par deux brisés, suivis de la voUe. Tous ces exercices peuvent se combiner à rinfinî ils indi quent qu’on peut se mouvoir en cadence et en harmonie. l.\ VOLTE ^68. — La voile a pour but de se défendre contre un grand nombre d’adversaiics et de pouvoir se dégager alors qu’on est serré de près. C’est un exercice difficile, mais son utilité pratique est telle hVOLUTIONS ûLiu nous ttigügeoiis vivunicnt le lecteur ;i faire tous ses eflorts pour en devenir bientôt maître. Afin de la bien faire comprendre, nous en laisons une leçon spéciale, mais ainsi que nous l’avons déjà dit au 38, la voltefait partie de toutes les leçons sur quatre faces et devra être ajoutée à la fin de chacune d’elles d’ailleurs ces leçons finissant toujours avec le pied gauche sur 3 et le pied droit sur 4, ou se trouve naturellement placé en garde tierce pour le commencement de la vohe. La voltc peut se décomposer, comme nous allons l’expliquer, en six parties dans chacune desquelles les mouvements de jambes et de canne devront être exécutés en parfaite harmonie et sans arrêt. ExpJkaiioii de la Voile Ç 69. — Etant en garde tierce, le pied gauche sur 5 et le pied droit sur 4, il faut 1“ l'aire face en arriére, en pivotant à droite sur le pied gauche et en posant le pied droit sur 2 porter un coup de figure tierce en arriére, poser le pied gauche sur 1 en pivotant à droite sur le pied droit, et porter en meme temps un coup de figure tierce en avant; fiiire face en avant en pivotant à droite sur le pied gauche et en posant le pied droit suro; porter en même temps un coup de figure tierce en arriére. 2° Porter un coup de figure quarte en avant sur place porter un coup de figure quarte en arriére en pivotant à gauche sur le pied gauche et en posant le pied droit sur 2 porter un coup de figure quarte en.avant, en pivotant à gauche sur le pied droit et en posant le pied gauche sur 3. 3“ Porter un coup de figure tierce en arriére surplace porter un coup de figure tierce en avant, en pivotant à droite sur le pied droit et en posant le pied gauche sur i porter un coup de figure tierce en arriére en pivotant à droite sur le pied gauche et en posant le pîed droit sur o. 4° Porter deux coups de figure quarte en marchant sur 2, LA CAKNE FRANÇAISE deux coups de figure tierce en marchant sur 3 deux brisés en marchant sur 4. 5“ Faire face en arriére en portant un coup de figure quarte sur place porter un coup de figure quarte en avant, en pivotant à gauche sur le pied gauche et en posant le pied droit sur 2 porter un coup de figure quarte en arriére en pivotant à gauche sur le pied droit et en posant le pied gauche sur i. 6° En pivotant sur le pied gauche, porter un coup de Jambe oblique tierce en rompant sur 0 porter un coup de jambe oblique quarte en marchant sur 2 porter un coup de jambe oblique tierce en rompant sur o faire deux brisés en marchant FIN DE LA DEUXIÈME PARTIE t t A PARTIE EXKRCICES A DEUX ADVERSAIRES. 5 70. — Les attaques, composées des principaux coups cidessous, sont au nombre de neuf U’ Coup de figure lierce; 2° Coup de figure quarle; 3 Coup de flanc tierce; 4° Coup de flanc quarte; 5'’ Coup de jambe tierce; 6° Coup de jambe quarle; 7“ Coup de léle; 8° Coup de bout eu dessus; 9“ Coup de bout eu dessous. Chacun de ces coups a sa parade particulière. 71. — Dans cette partie, comme dans les précédentes, nous nous servirons pour la dénomination des coups, parades et rispostes, des indications lierce et quarle. Le mot tierce veut dire à gauche' et quarte veut dire à droite; par conséquent, lorsqu’on porte un coup de figure, de flanc ou de jambe quarte, le coup partant de droite doit être dirigé vers le côté gauche de l’adversaire, et lorsqu’on porte un coup de figure, de flanc ou de jambe tierce, le coup partant de gauche doit être dirigé vers le côté droit de l’adversaire. Ainsi l’adversaire pare tous les coups tierce à sa droite, et tous les coups quarte à sa gauche. LA CANNE l’KANÇAISE Les ripostes ne sont que la répétition des ncul coups prin cipaux cités plus haut, et s’exécutent à la suite d’une parade d’un des dits coups. POSITION DH LA ÜARDIi La position de la garde pour l’exercice de la canne est à peu prés la même que pour rescrime à l’épée. I! y a la garde tierce et la garde quarte. Tig. 21. — Garde (ierce Garde tierce 75. — Étant dans la position de repos, les deux pieds sur i, il ntiu, pour se placer en garde tierce porterie pied droit en avant sur 2, fléchir les jambes, le corps d’aplomb, mais reposant un peu plus sur la jambe gauche, l’épaule gauche efïacée, la tête droite, le haut du bras droit légèrement en avant, l’avant- bras horizontal, le coude près du corps sans le toucher, la main un peu à droite et tournée en tierce, c’est-à-dire le dos en dessus, les doigts en dessous, l’avaitt-bras, le petit bout dirigé de l’adversaire. (\'oir fig. 21.) la canne sur le prolongement de à hauteur et en face de la figure ATTAQUi:S, PAUADF-S, BIPOSTES Le bras gauche conserve toujours sa position cflacée Lierrière le corps. La position de garde tierce indique que la main est placée pour diriger tout de suite les feintes ou les coups en quarte. Quand deux ads'^ersaircs se placent l’un vis-à-vis. de l’autre, en garde tierce, les cannes doivent se croiser à environ 15 cenliniètres du petit bout, et chacun d’eux doit sentir la canne de l’autre à sa droite. Il est bien entendu que cette règle ne s’applique qu’aux le çons; pour l’assaut et le combat les adversaires sc placent comme bon leur semble. Garde quarte 7-t- — ha garde quarte est absolument la même que la garde tierce; la seule difîérence consiste dans la position delà main qui doit, ici, être tournée en quarte, les doigts en dessus et le dos en dessous. (\’oir fig. 22.) La position de garde quarte indique que la main est placée pour diriger tout de suite les feintes ou les coups en tierce. À LA CANNE FRANÇAlSK Deux adversaires en garde quarte doivent sentir leur canne à leur gauche. 75. — Observation générale. — Nous rappelons pour raiimoire, qu’étant en garde tierce ou quarte, il faut pour porter tous les coups, se relever, en rapportant le pied droit en arrière sur I, comme pour la position de repos, et placer lacanne hori zontalement derrière le cou, ensuite se fendre en avant en portant le pied droit sur 5, la jambe gauche tendue dans toute sa longueur, la jambe droite ployèe de manière qu’elle soit placée perpendiculairement au pied. PARADES PRINCIPALES 76. — Observation générale. — Nous ne saurions trop enga ger les élèves à bien maintenir leur canne pendant l’exécution des parades, car sans cela, la canne de l’adversaire pourrait, ainsi qu’îl sei'a facile de s’en rendre compte, non seulement glisser sur les doigts, niais encore atteindre la partie du corps qui serait mal garantie. Parade du coup de figure tierce 77. — Pour parer le coup de figure tierce, il faut, en se relevant, rapporter le pied droit en arrière sur i et porter en même temps le bras vers la droite de telle façon que la main se trouve à une distance d’environ trente centimètres du corps, l’avant-bras horizontal à la hauteur du téton droit et la canne tenue verticalement, le petit bout en haut. Au moment où l'adversaire porte son coup, il faut opposer une forte résistance au choc en ayant bien soin de maintenir la canne perpendiculairement, afin de ne pas laisser glisser le coup sur les doigts, (Voir fig. 23,) Parade du coup de figure quarte 78. — Pour parer le coup de figure quarte, il faut, en se relevant, rapporter le pied droit en arrière sur r et porter en AITAQUES, PARADES, RIPOSTES 269 même temps le bnis vers la gauche de telle façon que la main se trouve à une distance d’environ trente centimètres du corps, Fig. 25. l^irade du coup de figure tierce FtG. 24. -— Parade du coup de figure quarte l atant-bias hoiizontal a la hauteur du teîon i^auche et la canne tenue verticalement le petit bout en haut. (Voir fig. 24.) I.A CANNE I-KANÇAISIi Au moment où radversaire porte son coup, il faut opposer une forte résistance au clioc, en ayant bien soin de maintenir la canne perpendiculairement, afin de ne pas laisser glisser le coup sur les doigts. Fig. 2y. — P.irade du coup de flanc tierce Parade du coup de flanc tierce 5 79, — Pour parer le coup de flanc tierce, il faut, en se rele vant, porter le bras vers la droite de telle Aiçon que la main se trouve à imc distance d’environ trente centimètres du corps, Pavani-bras horizontal à la hauteur de répanle et la canne tenue verticalement, le petit bout en bas, les doigts tournés en Parade du coup de flanc quarte 8ü. Pour parer le coup de flanc quarte, il faut, en se rele vant, porter le bras vers la gauche de telle façon que la main sc trouve à une distance d’environ trente centimètres du corps, les doiçTts tournés en avant- l’avant-bras horizontal à la hauteur du ATTACiUKS, PARADES, RIPOSTES sommet de la tète et la canne tenue verticalement, le petit bout en bas. (V'oîr fîg. 26.) FiGi 26. — du coup de flanc tjume Fig. 27. — Parade du coup de jambe tierce Parade du coup de jambe tierce 81. — Pour parer la jambe tierce, il faut, en se relevant, porter le bras tendu vers la droite, de telle façon que la main sc LA CA>JKE FRANÇAISE trouve à une distance d'environ trente centimètres du corps, à hauteur de la ceinture, les doigts tournés en avant, la canne tenue verticalement le petit bout en bas. (V'oir fig, 27,) On peut encore exécuter cette parade en baissant la main et en appuyant à terre le petit bout de la canne, ce qui donne à la parade une plus grande résistance pour arrêter le coup. Fig. aS. — Parade du coup de jambe quarte Parade du coup de jambe quarte 82. — Pour parer la jambe quarte, tl faut, en se relevant, porter le bras tendu vers la gauche, de telle façon que la main se trouve à une distance d’environ trente centimètres du corps, à hauteur de la ceinture, les doigts tournés en avant, la canne tenue verticalement, le petit bout en bas. (\'oir fig. 28,) On peut encore exécuter cette parade en baissant la main et en appuyant A terre le petit bout de la canne, ce qui donne à la parade une plus grande résistance pour arrêter le coup. Parade du coup de tête 83. — Pour parer la tête, il faut, ensc relevant, lever le bras allongé de toute sa longueur vers la droite, de telle façon que la main se trouve placeux coups de figure quarte en marchant* Deux coups de figure tierce en marchant. Deux coups de figure quarte en avant sur place. Deux coups de figure tierce en arrière sur place. Deux brisés en marchant. Deux coups de figure tierce en mar chant. Deux brisés en marchant. Deux enlevés en rompant* Deux brisés en marchant* Feinte de deux coups de figure tierce en mar* chant. Un coup de bout en dessus sur place. Deux coups de figure quarte sur place. Deux coups de figure tierce en arriére sur place. Deux brisés en marchant. Deux coups de figure tierce en marchant* TABLF. DES MATIÈRES ÏO Pageis l’îg. ir Garde tierce* — Fig, 12 Garde quarte. — Fig. Coup Je bout en dessus sur place (ï*" mouvement). Fig. 14 Coup Je bout en dessus sur place (2' niouvenient)* — Fîg. ij î Coup Je bout en dessus en marchant* — Fig* 26: Coup de bout en dessous sur place mouvement), — Fig* 17 Coup de bout en dessous sur place (2^ mouvement), — Fig* 18 Coup de bout en dessous en mar chant* — Fîg. 19 Coup de bout â deux malus (1" mou veinent)* — Fig, 2ü r Coup de bout â deux mains (2' mouvement). TROISIEME PARTIE, — Attaques, Pahaoes, Rteostes 26^ Fîg* 21 î Garde tierce, — Fig. 22 Garde quarte, — Fîg* 2j Parade du coup de figure tierce, — Fig* 24 Parade du coup de figure quarte, — Fîg* 25 r Parade du coup de flanc tierce* — Fîg. 26 Parade du coup de flanc quarte* — Fig, 27 Parade du coup de pimbe tierce. — Fîg* 28 Parade du coup de jambe quarte, — Fig* 29 Parade du coup de tête. — Fig, 50 Parade du coup de bout eu dessus. — Fig. 51 Parade du coup de bout en dessous. — j r Achevé d^i ni primer J le vingt-cinq janvier mil huit cent quatre-vingt-dix-neuf par G, Richard et Husson, imprimeurs ù Suresnes (Seine) pour J. Charlemont, professeur à Paris. KK A L’ACADÉMIE DE BOXE Ouvrage dit même auleur O LA BOXE FRANÇAISE HISTORIQUE ET BIOGRAPHIQUE (Un volume ia-S raisin d'environ 650 pages, imprimé avec soin sur beau papier, couverture eu couleur, illustré des portraits des principaux créateurs et professeurs de la boxe eu France,) m b m> làS V V |Vîi* ^if* J* i WOit -Irt -V él w» V î L'î'.-v'^îVl u.iJ it"" iSm^^ /J iV