L'ACADEMIE DE LABMIRABDLE ART &hLUTTE Montrant d’une maniere très exaéte non feulement la force extraordinaire de l'Homme, mais aufli les mouvemens merveilleux, l’'ufage fingulier, & les foupleffes des principales parties ou membres du corps humain. Avec une inffrutfion claire & familiaire comment on peut en toutes les occafions a fürement &> adroitement toutes fortes d’infultes & d'Attaques. Reprefentéc en foixante & onze tailles douces qui font très belles, & qui ont été deflinées par le Celebre & Fameux M'. ROMEIN DE HOOGUE. Ouvrage non feulement des plus agréables & des plus neceffaires pour toute forte de Perfonnes, mais aufi très ucile pour bien connoître les mouvemens & les foupleffes du corps humain. On trouvera à le fin de l'Ouvrage des Tables, qui expliquent clairemens & die flinélement soutes Jes tailles duuces. P. ARE AR “AE DE Chez ISAAC SBSVEREN'US; Marchand Libraire, TETE oe(e tt IT dponsÀ Horn 28e Ga LUE cat AN DA be. di OS f 'eft une chofe affès connuë, que l’Experience a fait pa- = roître dans le monde divers Arts; & qu'ayant été pouf. S: fée plus loin par un exercice continuel elle a produit quantité de Sciences. Et certainement les Arts doivent fe perfettionner par la pratique car ce n’eft pas aflès d’avoir compris quelque chofe par fon efprit fubril & penetrant, mais celui-là feul peut pafler pour maître en ceci qui s‘y eft bien exercé. En fuite de quoi doit venir l’inftruétion pour rendre l’Art commun entre les hommes ou autrement il devroit mourir avec celui qui lavoit inventé. De forte que pour l’accroiffement & la perfeétion des Arts & des Sciences il faut du temps, de la diligence, de l'exercice, de linftrution, & un efprit penetrant, afin de les faire paroître dans leur naturel & dans tous leurs ornemens. De cette maniere l'intelligence de l’homme peut donner bien de l’admiration & de Îa fatisfattion. 4pellès ayant employé utilement le coloris & le pinceau imitera fi noblement la Nature par fon efprit penetrant & appliqué que la Nature elle-même femblera avoir emprunté la figure d”Apellès dans la produétion de fes propres ouvrages. Le cifeau ne pourra fervir à un autre Ouvrier que pour donner exterieurement à la pierre la forme de la Nature, que la Nature ne prendroit point à honte, fi elle Pavoit produit elle-méme. Jleft bien vrai que la Nature comme un Pedagogue inftruit par toute forte d’objets; mais enfuite l'Art y vient reprefenter les qualitez les plus parfaites; jufque là qu’on doit attribuer quelquefois à P Art un fi grand privilege, que bien-que la Nature ciche toûjours d’atteindre à ce qui eft le plus parfait, la veritable perfeétion fe trouve principalement dans le fujet de l’Art. Je n’ai pas deffein de faire honte à la Nature, mais uniquement de mettre devant les yeux le propre de l’Art, & par-là de la faire eftimer. Les forces de la Nature dans l'homme ne font pas toutes égales & quoique cela fut ainfi, cependant elles ne s’uniroient point fi bien entre elles, que la vitefle ou l’adreffe ne fit triompher l’un des deux d’autant plus que cette adreffe eft fondée fur une connoiffance certaine. Plufieurs ont fait tous leurs efforts pour fe defendre de la maniere la plus füre contre eee attaques & les infultes P'URS CERTA 0 E. des mechans garnemens. Dans cette vûë ce celebre Auteur, dont on n’a jamais vü fon pareil dans le monde, a appliqué fon efprit pour trouver de bons tours d’adrefle & de fouplefle par lesquels on peut fe defendre contre toutes fortes d’infultes, contre les coups de Pied ou de Poing, & mème contre les coups de Couteau & detourner adroitement toutes fortes de maux. En quoi il s’étoit fi bien perfettionné par un exercice continuel que fur les inftantes prieres de plufieurs Curieux, & pour ètre utile au public, ilrefolut enfin d'employer fes foins à propofer de la maniere la plus claire cet admirable Art & à en faire part au Public. Pour executer fon deffein le mieux qu’il lui feroit poflible, il a eu foin de rechercher un bon Ouvrier & pour cela il s’eft fervi de la main du celebre Romein de Hoogue, qui a fçù plaire aux Rois & aux Princes mêmes par fes decouvertes & par fes entreprifes aufli bien que les plus habiles Maîtres, de forte que cet Ouvrage inventé & executé par un Ouvrier aufli illuftre eft parfait en toutes fes parties. Or pour faire comprendre clairement toutes ces chofes il a ajoûté ici une claire & neceffaire defcription & explication de toutes les belles Tailles douces dans les Tables fuivantes afin qu’un chacun pût de lui-même par la pratique apprendre cet Art utile & avantageux & y devenir maître, que perfonne ne devroit ignorer pour mettre à couvert fon Corps & fa Vie. À quoi aidera auñli l’arrangement convenable de toutes les parties & on fait voir par la fuite exacte des tailles douces ce qui eft neceffaire & utile par rapport à chacuneen particulier. Et afin que perfonne ne puifle fe tromper dans les Lutteurs qui y font reprefentez, on les trouvera diftinguez & marquez par les lettres À & B, B&C, & ainfi des autres, & d’autant que le changement donne du plaifir, A eft quelquefois le vainqueur & quelquefois le B. Les differens habillemens, avec lesquels nos Lutteurs font reprefentez dans ces Tailles douces les diftinguent fuffifamment d'autant que l’on void dans chaque partie des ajuftemens differens par-où les gens de bon goût ne pourront point fe tromper. Servez donc de cet Art quand il en fera befoin pour vôtre avantage. Adieu, & prenez du plaifir. -EXPLI- EXPLICATION &s FIGURES. PR'EMPER P'PERTIE De la maniere de [é porter des Coups contre La Poitrine. Pag. 1. Not. orfque A veut donner un ceup a B fur la poitrine, B peut en fe retirant un peu à l'ecart faire manquer fon coup a A, par où À etant obligé de pencher la tête apres le coup mauquè, il donne le temps a B de faifir A par derriere vers la nucque, par ou B pouflant ainfi A en bas, il faut que À tombe la tête la premiere. Pag.2. No.2. AuTRE MANISRs. À donne un coup à Bjfur la poitrine, & B n’a pas plütôt rech le coup qu'il tourne fa jambe droite ou gauche, felon que le coup vient, autour de la jambe droite ou gauche d'A, & prefle en bas avec fa main gauche le bras droit d'A, & B prenant À par derriere vers les fefles par-deflus la culotte, A doit neceflairement tomber par-deflus la jambe de B, qui s’avance en dehors. Pag.3. No.3. AUTRE MANIERS. À porte un coup à B fur la poitrine, B voyant cela empoigne avec fa main gauche le bras droit d'A par deflous l'aiflelle, & prend avec fa main droite le pouls gauche d'A mettant tout d’un temps fort agilement fa jambe gauche contre la jambe droite d'A & l'oblige ainfi de tomber à la renverfe. Pag. 4. No.4. AUTRE MANIERE. À donne un coup à B fur la poitrine, B prend avec une extreme force A vers le poignet, & il tâche de lui tordre le bras, Pag. 5. No.ç. MANIERE POUR PARER CE cour. Afin qu'A puifle parer ce coup, il pafle par-deffous le bras de B, & tâche ainfi de fe debarrafler. Pag.6. No.6. MANIERS DE SOUTENIR Ce cour. À ayant ainfi pailé par-deflous le bras de B, B prend tout d’un coup avec fes deux mains la main d’A, dont il avoit pris auparavant le poignet avec fa main gauche, & les mer par-deflus le dos d'A, par-où B trouve le temps de rompre fort à propos la main d'A. Pag. 7. N0.7. MANIERE DONT À DETOURNE cs cour. À tourne le dos & met fa jambe droite contre la jambe droitedeB, lorfque {e laiffanc aller à la renverfe, ils font contraints de tomber teus deux, & par là A trouve moyen de fe debarrafler. Pag'8. No.8. MANIERE DONT ILS SONT COUCHEZ PAR TERRE. Ils fonc ainf tous deux couchez par tezie, À ayant mis fa jambe autour de la jambe de B. Pag. 9. No.9. AVANTAGE QU'A CELUI QUI SE RELEVE LE PRAMIER. Celui donc qui eft le prémier levé a cet avantage fur l'autre, qu'il peut mettre fa main gauche par derriere fur le coller de l’autre & le prendre avec fa main droite par derriere la culotte, & l'ayant ainfi pris il le contraint de pañler devant lui. Pag.10.No.10. Lorfque B fait ce que l'on vient de voir dans la planche précedente, A: trouve ce moyen de parer le coup: 11 met fa main droite derriere lui, & prend le poignet droit de la main deB, fetournant dans lemêmetemps fous le bras de B. Pag.15.No.r1. À s'étant ainfi tourné par-deflous le bras de B, poufle en bas le bras de B, & met fon pied gauche par derriere fur le jarrer de B, le pouffant avec fa tête par-derriere de forte qu'il tombe fur fon dos ainf qu'on le void dans la planche fuivante. Pag.32.No.12.B étant ainfi renverfé parterre & A étant couché [ur le corps de B, il le faifit au gofier avec fa main gauche, & lui tient fon bras droit ferré fur la poitrine. Outre cela A cient avec fa main draire la main gauche de B contreterre, & il entrelaffe fes jambes dans les fiennes par-où il empêche que B fe puiffe relever, & A érant ainfi couché fur B il peut facilement lui-donner fur le vifage avec le côté de fa tête tout autant de coups qu'il veut. Bb ON DCE FA RO RE De l4 maniere de [e porter des coups contre la poitrine. #1g.13.No.1. Comme nous avons vû au commencement de la prémiere Partie qu’A donne à B un coup farla poitrine avec le poing, de même dans cette feconde Partie B donne à C un coup fur la poitrine avec les deux mains, & mettourd’untemps fon pied gauche par-deflus le pied droit de C, & enfuite C faifit incontinent B par-deflous les bras ou les manches proche des aiflelles. Pag.14.No.2. C ayant ainfi faifi B, il met fon pied gauche fur le milieu du corps de B. Pag.15.N0.3. ayant ainfi mis fon pied gauche, il fe laifle aller à la renverfe, par où B, que C tient déja fortement par-deffous les manches & fur le milieu du corps duquel C a mis fon pied, eft contraint de tomber {ur C. Pag.16.No.4. Mais fi B s’apperçoit de ce tour de C, fentant que C veut fe laifler tomber, B lâche par dehors les bras de C qu'il tenoit ferme, & prend le pied de C qu'il avoic mis fur le milieu du corps de B, & enfüite il tient fa main droite près des orteils & fa main gauche proche du talon de C, & tord le pied de C avec tant de violence qu’il femble vou- Joir la tordre en pieces, ce qui peur caufer à C une extreme douleur & lui ôter beaucoup de fa force. Pag.17.No.s. Mais l'on peut voir clairement ici comment C eft en état de parer ce coup, lorfque B tord le pied de C de la maniere Le nous venons de voir. pour empêcher que B ne lui corde le pied frappe de fa jambe droite fur le bras gauche e B avec tant de force, que la main gauche de B en eft reléchée mais B {e jetrant fur C trouve encore moyen de fe debarraffer, prenant C au gofier, & forçant cette jambe gauche de C, dont il avoit fi fort tordu le pied, & faififfant par dedans avec fa main gauche le bras droit de C, de forte que C eft fans aucune force. Pag:38. No.6. C peut pourtant encore parer ce coup de cette maniere il eft repoufle avec {a jambe droite le pied gauche de B, & il tourne en dehors fa main droite contre le pouce de B, tellement que B eft contraint de comber. B tombant, C le prend par derriere aux cheveux & le fecouë ainfi contre terre, LORS CR Cu RAR ee Patate me 100 s'HmE MOMENT EC NET RU 6 bee b CPE ROUES HART AA xs a 48 Li L 4h L'Age AM 206! à ou CN LU É 4 4 a 4, AUCHAN AE Ares à Ë CET va dot LH er ÿ sé PL t'a CEA rm: T Fa 4 Die 14 AÉLOE LT MNT F 4 Ré PS YEN QUES PAT RER Pope 8 AA sh ne qués 29 1 TT É DSL L'ARM 0R CPT ARE L HELP UE PPT EAU TRS RUE dl. sus T'ART GOT RM ÉPNEPR AA SR TRE Oz il eff traité de la maniere de [e prendre par le milien du corps. Après avoir parlé de la maniere de fe donner des coups contre la poitrine, nous avons à faire voir dans cette troifieme Partie la maniere de fe prendre par le milieu du corps. Pag. 199. No.r. C prend avec les deux mains D au milieu du corps. D étant ainfi pris par C, il met fa main gauche par-derriere le bras deC, & mettant fa main droite contre le vifage de C avec fon pouce fous le nez du même, il poule la rête de C à la renverfe, & met fa jambe droite autour de la jambe gauche de C. Pag. 209. No. 2. C peut detourner ce coup de la maniere fuivante Il mer fa main gauche par dedans le bras de D, & la tournane de telle forte quelle fe trouve libre il peut encore mettre à couvert fon vifage pendant que D demeure à tenie ferme le bras droit de C. Pag. 21:. No.3. D tenant ainfi ferme le bras de C il debarraffe fa main droite en la tordant, & fe tournant par-derriere le bras droit de C il l'oblige de cette maniere à s’avancer, & tenant fon coude ferré contre l'endroit foible ou mol du dos de C, il affoiblit par ce moyen la force du bras de C. Pag. 22. No.4. Le bras de C ne demeure ainf forcé qu'autant de temps qu’il lui en faut pour fe tourner un peu & mettant fon bras droit fur la main gauche de D, î les ferre fortement contre le corps & enfuite il tourne encore un peut tout fon corps, par-où il peut arriver que la main de D fe romproit. Pag.23.. NO, 5. Il eft donc neceflaire que D empêche que fa main gauche ne foit rompuë laquelle étant torduë avec tant de force, il prend avec fa main droite le poignet droit de C fe fervant pour cela de fa main gauche qui dans ce momene f trouve debarraffée, & il fe tourne, tenant fortement avec fes deux mains la main de C. Pendant que D fe tourne, C met le bras droit de D fur fon épaule gauche & le pouffe en bas de toute fa force; ce qui doit d’abord caufer une extreme douleur à C, & fournit à D une occafion fort propre pour rompre le bras de C. Page 24. No. 6. Mais cette occafion eft ôtée à D dans le temps que C met fa main gauche fur le bras gauche de D & qu'il pofe fon genouil droit derriere les reins de D, de forte qu'il eft bientôt contraint de lâcher le bras de C. Pag. 25. No.7. Cependant D ne perd point pour cela courage, mais il reprend avec fa main droite ce bras droit de C qu'il avoic été contraint de lâcher, & fe tournant il tord avec fes deux mains la main ou le bras de C qu'iltire à {oi avec fa main droite, & mettant fa main gauche fur les épaules de C, il le poufle la rête prémiere & l'oblige de tomber. Q VAT RIÉME D ARTIS Manicre de fe prendre aux cheveux. Pag. 26. No.1. Dans cette Partie nous verrons feulement de quelle maniere on commence à fe prendre aux cheveux de forte que D prenant entre fes doigts les cheveux de E, & les entortillant autour de ces mêmes doigts, il fourre fes mains entre les bras de E. ag. 27 No.2. Enfuite D tire E par les cheveux à la renverfe, & le faifant tourner il met fon coude fur l'épine du dos de E, paroù il a moyen de frapper par derriere avec fon autre main fur le vifage de E. Pag.28. No.3° Dans le temps que D tient encore E par les cheveux, E pour fe debarrafler fe tourne promptement d‘une telle ma- niere que D & L fe trouvant dos à dos mais dans ce moment D met fes fefles contre lesfefles de E, &letire ainfi avec tant de force, qu'il doit neceflairement tomber par-deflus la tête de D. ag-29. No.4. E étant ainfi combé par-deflus la tête de D, il ne demeure point couché par terre, mais il fe leve & faifit D parderriere la manche ou le bras & prenant avec fa main droire le poignet droit de D, il force en dedans le bras de D qu'iltient, & mettant fon pied gauche fur le jarret droit de D, il le contraint ainfi de tomber, quoique la piaushe ne ie réprefente point tombé. CIN GUINEA NTELN O# lon void répréfentées des manieres de s’empoigner par lesquelles Pun G Pautre des lutteurs peuvent donner des preuves de leur force. ag. 30. No.1. pr F fous les bras, & F empoigne E entre les bras. Dans cette maniere de l'empoigner E fmble avoir le us d'avantage. ag. 31. No.2. Mas F fait Écher avec {on bras droit le bras gauche de E en dedans lequel étant lâché il débarrañle auffi on bras gauche & le porte fur le devant de fon corps ferrant avec fon bras gauche la main droite de E enfüite il fe tourne un peu, & par ce tournement la main de E étant ferrée, F a le moyen de rompre la main de E, craignant que E pourroit bien lui donner un coup avec fa jambe. R'AES ag.31- N°,3. C'eft pour cela que F lâche fon bras & tourne tout fon corps, par-où il a fi bieu fait que E ne peut pas éviter de recevoir de F un coup fur la nuque, quoique E prenne avec fa main droite F par-derriere la culorre. ag- 33: No.4. E fans fe point éronner de cela fe courbe pour éviter le coup de F, & F portant auffi un coup de route {à force vers la nuque de E, & ne pouvant y atteindre à caufe de l'inclination de E, iltombe lui-même par fon propre poids, ag.34: No, 5. F tombant ainfi à la renverfe il s’appuye fur fa main droite, dont il avoit voulu frapper E, & en s'appuyant met promptement fon genouil gauche contre les feffesde E, & prenant avec fa main gauche k pied gauche de E, il le Jetta la ronvere avec fon gencuil. # ot or. HE ALT e MY dt “ Là dtiet all WT 4 as pr L'antiet SORA NE HAGME 174 ii ire à 4 UE Re Lee 1 CPL ARRET sai AS PE “ga dl ni NS fée se LV + SM «à “1 AE #1? FE Haut Àr. ps ke #9 cd as DL kr SES ex RL" ré FREE MIE Lx L'He Te 4,00 ênh % 4 sh PEN al # à st À sol à Suit 2 AE ag RAÏ Ve. D Aristohh ie dues AE y sai EU 6 ja dt LR LP NAT é SU (LE RAS 0 3 HIYX SES # & yat M4 Sup due fines M RTE ÿ A» rare A Lin rap PAT Piero 4 QUE Een er em JNMRE ST LEE ee j AB, we Li UR 4b, déryroddà 33 TN 6 Le pe # à an, à! su sait cn her à des Aus it ve pos À M (RUE, Le A Blue Ki 4. NES DAva é es mice A mL ST MUI Si M ‘BRUOPA. NN B'RME. Deux manieres de fe prendre à la poitrine. Pag. 35: No 1. F prend G à la poitrine, enfuire dequoi G empoigne avec'fa main gauche F fous le bras au-deflus du coude. Pag,. 36. No,2. Mais F ayant ainf pris G, G met fa main droite fur la main droite de F, & rord cette main jufques à ce que F lui lâche la poitrine; alors G ayant fa poitrine libre, il tourne avec fa main droite toutlebrasdroitdeF, & mertauc li main gauche derriere le bras droit de F, il le fait tomber la rêce la premiere. SE PAU T ILE. MURS PMR RUOT PE Autres manieres de fe prendre 4 la poitrine. Dans cette Partie nous ferons voir que les manieres de [e prendre à la poitrine font toutes differentes des deux, quenous venons de rapporter c’ef? pourquoi nous ævons tronvé bon de fèparer cette Partie de la précedente car dans La prémiere Pun des latteurs fait lächer [a poitrine en prenant lui-même la poitrine de fon antagonifle, dans cette Partie cela fe fait de la maniere fuivante, Pag. 37. No.1. H prend G à la poitrine avec fa main droite, G fait lâcher avec fa main gauche le bras droit de H par dedans, & il doit prendre par derriere avec fa main droite la manche de ce bras lâché, & de cette maniere il éloigne de fa poitrine la main de H. ie Pag. 38. No.2. H fourre fa main gauche ontre le bras de G qui eft lâché, &il fe tourne un peu de forte qu’ii fe trouve en parti derriere G. H s'étant ainfi mis daus une pofture ferme il peut contraindre G à comber la tête prémiere ou autrement comme il voudra. il j Tag. 39. No. 3. G s'appercevant qu'il pourroit bien tomber la tête prémicre, il repoufle avec fa jambe droitela jambe gauche de H, par-où la main gauche de H, qu'il avoit fourrée entre le bras de G, perd toute fa force, &elleeft même prife & fer. rée entre le bras droit de G, de forte que H étant ainfi forcé, fa main, queG luitientferrée, courten mêmetemps grand' rifque d'être rompuë par Gun Pag.40. No0.4. Pour évier ce periléminent, G donne à H un fi grand coup avec fa jambe que H prend fur le champ G par-de- hors les bras, avec {a main droite au-deflus du bras droic de G, & avec fa main gauche au-deflous du coude de G, de forte qu’il contraint G à fe renverfer, & pär-là la jambe de G avec laquelle il auroit pù repoufler H, devieur fans nulle force. HU Eee D'E MRO SR CNUR OT FE Manicres de fe battre à coups de poing. Pag. 41. No. 1. H & I font tous deux en pofture de fe battre à coups de poing & étant dans cette pofture l’un pourroit donner à l'autre un coup avec fa jambe de forte que celui qui recevroit le coup de jambe feroit contraint de tomber quoique cela ne foic point réprélenté dans cette planche. Pag.42. No.2. H porte un coup à I, mais 1 voyant cela fe courbe, par-où H fe renverfe & dans le temps que H f renverfe, 1 en fe courbant prend auec fa main droite la pied droit de H pour le faire tomber. Pag.43. N0.3. H fentant qu'il tombe, frappe avec fon genouil droit fur les feiles de 1, par-où 1 eft contraint de tomber auffi bien que H. Dans le temps qu'ils tombent, H a deflcin de prendre avec fa main droite la jambe gauche del, mais il ne peut y atteindre. je Pag.44. No.4. H & I s'écant tous deux relevez, comme s'ils vouloient fe frapper par-dehors les bras H frappe le prémier E avec fon bras droit, que I empoigne d'abord avec fa main droite par-derriere l'épaule, & prend avec fa main gauche la jambe droite de H & l'oblige ainfi à romber. On peut voir dans la Planche fuivante que I fait tomber H d'une autre maniere qu'il n'eft répréfenté ici. Pag.45. No. 5. I fait tomber H, & lui tient fortement le bras droit, qu'il lui avoit d’abord faifi, & le tourne un peu, enfuite il empoigne avec fa main gauche l'épaule gauche de H, & lui mettant le genouil gauche dans les reins il le fait courber en arriere, par-où il eft plus für que H tombe par terre. lag.46. N0.6. Mais pour éviter de tomber, lorfque I a mis fon genouil gauche dans les reins de H, (commeil eftrépréfenté dans Ja Planche précedente) H doit en tournant fes épaules faire tous fes efforts pour fe débarrafler afin qu'étant débarrafle 11 puifle empoigner l’une ou l’autre main de 1, & que trouvant moyen de l’empoigner il latienne fortement & Ja tourne {c'’eft ici la main gauche) par derriere vers le dos de 1, & qu'il mette fon autre main fur le bsas tourné del, par-où H fera tomber 1, ou du moins il peut le contraindre à tomber infailliblemcuc, ‘A DAT OR j ? qe NE UV CAR M BU APR UNE: Où l'on void, lorsqu'on eff à lutter, comment un des lutteurs peut prendre & porter fon antagonifle là où il vent. 'ette mamiere de lutter non moins merveilleufe que charmante donne aux fhelfateurs un divertiffement des plus agréables, lorsqu'elle efl mife em ufage, c'eff pourguoi on doit faire une attention particuliere à la répréfentation que nous en allons dunner car l'ifuë nous répr'éfente comment l'un des lutteurs emporte l'autre qui après le combat avoit fouvent été tranfporté de culere contre [on antugonifle, & qui étoit contraint, malgré tout [on courroux duns l'impuiffance où il [e trouvoit de [e laiffer emporter. Ce tour de foupleffe a été fouvant mis en pratique par l'Auteur. ag.47. No.r. 1 & K étant en pofture pour fe battre, K menace I de lui vouloir donner un coup fur cela 1 empoigne K & met fa main droite fur le poignet gauche de K & fe courbant enfuite il met fon bras gauche fur le jarret de la jambe gauche de K, & tirant fur fon épaule le bras gauche de K il le peur porter aifémenc par-tout où il veu. ag. 48. No. 2. S'il arrive que K fe laifle furprendre, il faut neceflairement qu'il foit mis fur l'épaule de 1, qui l'emporteainf fans nulle peine, quoique beaucoup plus grand & plus pefant que lui. a8.49. NO, 3. Si au contraire s'apperçoit du tour que lui veut faire il fe jette fur I & lui fair pencher la tête, par-où il ôte à I la commodité de l'emporter. ag. so. No.4. I fentant que fa rête eft preflée en bas, il repouffe en dehors le bras gauche de K, & retirant fa tôte il enleve avec fa main gauche la jambe gauche de K, & le jetre ainfi à la renverfe. DT 'X) EE UM RSR OA RERO INR, Manieres de fe prendre au gofier ou au col, Ces manieres de [e prendre au gofier ou au col fe font tout autrement que les manieres de [e grendre à lu poitrine, qui ont été répréfentées dans la fixieme Partie. ag. st. No.1. K prend L au gofier avec fa main droite, fur quoi L jettant fon chapeau tourne fa tête en dehors fous le bras de K & empoigne avec fa main droite K au milieu du corps, par-où la main droite de K fetrouvetellementembarrafiée, qu'il n'en peut plus rien faire, & qu'il en fouffre une grande douleur. ag. 52. No.2. Kempoigne avec fa main droite L au gofier, menaçant de frapper avec {a main gauche L, qui s'en appercevant éleve cout à la fois fes deux mains & en donne un coup fur la prémiere jointure du bras droit de K, par-où K et contraint de lacher le gofier de L. ag. 53. No. 3. K prend avec fa main droite L au gofier; comme il eft répréfenté dans la Planche précedente. L reprend auffi {es deux mainsenfemble, & en frappe de côté fur le coude de K, par-cù la main de K doit neceflairement être lâchee. 29. 54. No.4. K prend encore avec fon bras droit L au gofier, lequel s’en appercevant empoigne avec fes deux mains lebras deK, avec lequel il a pris le gofier de L, mettant fa main droite fur le poignet de la main droite deK, & fa main gauche par-deflus le coude de K, & cependant il plie fon bras en dedans de forte qu'il eft prefque impoflible à K de débarraflèr fa main. Si pourtant il arrivoit (comme.cela peut arriver) que L en tordant fans cette là main de K vint à la detacher, L poule cette main de K, qu'il a detachée en la tordant, contre la poitrine de K, & il frappe avec fa jambe droite K fous le pied, ou il pouf fon genouil contre celui de K, ce qui peutextremement incommoder K, GUN: LUN ETM IE RP ROUTEUR Manieres de parer les -coups de couteau. Les plus d'éraifonnables & les plus déterminez garnemens, dans le cerveau échauffé we peut être calmé par aucune raifon, font d'ordinaire fort prompts à s'engager dans les plus grands dangers, & ils crayent qu'aucune querelle, fut elle des plus legeres, ne [çauroit ètre terminée fans tirer le couteau, en quoi il y un fort grand peril. Afin donc que les gens doux &* pacifiques puifent [e garentir de ces coups de couteau, lorsqu'il leur arrive d'être attaquez ils peuvent s'y oppofer des manieres fuivantes. ag. 55. No.r. M met d'abord fon pied droit fur le pied gauche de L, & lui donne un coup fur le vifage avec fa main droite. Pag. 56. No.z. L met la main à la poche pour prendie fou couteau &.le tirer enfuite voulant tirer de fa poche fa main droite, avec laquelle il a empoigné le couteau M fourre, dans le temps que L tire la main de fa poche, fa main gauehe entre le bras de L, & cord avec fon bras le bras de L en arriere; ce qui met-L dans une telle impuiflance, qu'illui cft impofhble de tirer fon couteau. ag. 57. No.3. Si toutefois il arrivoic que L tirârle couteau de fa poche avec plus de vitelle, que M ne fçauroitl'empécher de la maniere précedente, & qu'enfuite L vint à virer le couteau, alors M empoigne avec fa main droite le poignet droit deL, & prend un peu plus haut avec fa main gauche le bras de L, de forte qu'il peut cordre tout à-fait Le bras de L, Pag. 58. No.4. M tord entierement le bras droit de L, & le mer fur fon épaule. Pag. 49. No.s. Pour rompre à L la main dans laquelle il tient le couteau M porte le bras par-deflus fa tête fur fon autre épaule, & ainfi il rompt plus fürement la main de L. Pag. 60. No.s. M tenant ferme le bras de L {ain qu'il eft répréfentc au num. 3.) peut auf le tordre deffus le dos de L, & met. ire par derriere fon pied gauche fur le.jarret gauche de L. FAN lag. 61. No.7. M ayant mis fon pied gauche fur le jarrer gauche de L, tire le bras, qu’il tient ferme, un peu plus haut vers lui, & contraint L de tomber la tête la prémiere; enfuite mettant fon genouil gauche fur les reins de L & lui tirant de bras encore plus haut, illeveL, qui fe trouve fans nulle force. Pag.62. No.S. M ayant empoigné avec {a main droite.le poignet droir de L, & un peu plus le bras avec {à main gauche, (comme il fe void dans la rroifieme Planche) peut encore tordre le bras de L vers fa propre poitrine & dans le même inftant po deflous fon pied gauche contre la jambe droite de L il'le fait tomber à la reuverfe, & dans le même temps {e jettant fur L ille peut faire blefler de fon propre couteau. ! Pag. 63. No.9. L ayant tiré le couteau & voulant faire d’en-hant une taillade à M, alors M empoigne avec fa main gauche le poignet droit de L, & dans le même remps le prenant fous le coude avec fa main droite il peut lui rordre le brasen dehors, & par-là Je mettre dans une entiere impuiflance. Pag. 64. No. xo. Si L râche encore de faire par enhaut une balafre à M, M s'érant mis dans une bonne pofture, peut faire faurer dc couteau-de la main de L eu lui-gonnant un coup de l'a ou l’autre 14 Les picds fous le poignet de fa main dreire, El core me Fr +4 ah ft iY Pre L 2: aux su RAS FE Lt si agre LE ARS A. De Aer PEU LT PE On 2 HE ET D AR En FA FI AI QUE ANA CE DE ON Et Cu + ch bre CPR AI ROUSIÉ NE) BR A ROT 2 E Manieres de fe jetter par terre en mettent La tête contre le milien du corps. Pog.65. No.1. Quand M f trouve en pofture de fe battre contre N, il peut en courbant fa tête fe jetter avec impetuofité ju far le ventre de N & le faire tomber à la renverfe; mais N s'en appercevant fe tourne un peu fur le côtés par-où M manque fon coup, & N trouve moyen de mettre la main gauche de M fur la nuque & l'empoignant enfuite avec fa main droite par-derriere la culotte, & le pouflant un peu devant lui il le fait tomber. Si M en courbant fa tête peut fe lancer contre le ventre de N, il le fait tomber fur fon genouil droit, & dans le même temps 11 lui empoigne les jarrets avec fes deux mains, enfuite redreflant fa tête il pourra aifément jetter N par-deflus fon dos. R UE Œ0IE M EU RUN UR TENUE Manieres de fe prendre avec force les épanles @° le col en même temps de fe donner agilement des coups de jambe. Lorfque N & O fe font pris l'un l'autre avec les deux mains par-deflus les bras vers les épaules, ils luttent à qui fera le plus fort & râchent à fe forcer les jambes & quand N fe trouve le plus fort, il peut tordre O de côté, & profitant de cet avanrage il frappe en dehors la jambe droite de O avec fon pied gauche. Mais O fe doutant de cela leve fa jambe droite par devant, de forte que le pied gauche de N manquant fon coup il doit pafler par deflous & alors met derechef le pied qu'il a levé derriere la jambe de N avec laquelle il prétendoit de lui frapper le pied, dont il a moyen, en le débarraflant par un coup qu'il donne, de jeter N par terre. Par ce coup adroit N eft obligé de changer de pofture de lâcher ainfi fa main droite par-deflus le bras de O & de lui prendre avec cette main l'épaule gauche, & dans le même moment fufant lâcher par deffous à la main droite il fe lance avec fon bras gauche fur le col de O & le lui preffanc en-bas, il met fa jambe gauche derriere la jambe gauche de afin de le poufler ainfi à la renverfe. O fentant qu'ii ne peut point demeurer debout, lâche tout-à fait fa main gauche de defflus l'épaule de N, & fe laiffent aller avec fa main droite jufqu'au milieu du corps de N, il s'abbaifle jufqu'au genouil gauche de N, & lui prend par-deflous avec fa main gauche la jambe droite, & a lui tenant ferme il repoufle avec fa main droite fon corps qui eft fur lui, pour le faire ainfi tomber. Ce dernier rour de fouplefle eft fingulier, & fournit le moyen de renverfer ave: une extreme vitefle {on antagonifte fans qu'il le puifle éviter car fe tenant près de N met fon pied gauche, après l'avoir bien affermi, derriere la jambe gauche de N, & dans le même inftant lui faififlant Ê gofier par-deflus le bras, il le jette adroitement à la renverfe, En D: à Eau va ai À ss Shen i 1e là rs ris BEN: sh suusy 24 101 1 LE: à LA us it spénures #24 Wir ri) STE LUE) Ep ts Û LAATT x tion Sema, 9! usb A. TA LOTS CUT ah NL AU “2, ARE ie # SD, tp À re dé ue PC EUNIUTAPPO ETS s DELA 70 FEU LAAet P y to tél ad 3 À 60 î bn d Hoysse AE HUE M RE Jérslloupel 11e TRE VE ds, 2h el À ap CS) LEE F0. At RSS RUE L ru 1 i HD 24m) et ete ne À ni Kk Ses sl: Helf ie 50 he tee RUE bre id 5 3 QU CS SERVENT 1 j pjn Mr nan id. et at 4. na É ue ILE sflynager ?, NE À “dt JU aol, + lirtaui "MES AA ee a Mb aq ol 1 qe NI WU, y MES GS y, 2 RE VAE LA de 2h de à 6 = Ces RP va ie Mr de He en Lare M ME anende rs certain Copends on endnen. “ RE ’ pén oalline blindés 4 AD NE À vers RRMANELCHENS nd as 9 0e ren SN SS NT D. jm A ” À À cher à aude hr etes ul Ph ve O1 NE a0 n dv: à Hd nu) AA ARR QU E D de 0 de nd OT 2e nn re er M KO Le dan ee PARTS PIRE Pr EEE PE CS Ve D OS SENTE ERP A RETRRPOEE j À A à de à he ohne r MIT; Ent À 1 FANS LS # API CHR CT À LN RTTULTLLLER A— LS tester MALE ET Ta af res D ACÉ ue AUTRE PIONEER LU nd d$ Dion a ae = vents asp ais hr Home ea ve EM e i k ee h: A) Conte M a LÉ A tn phsgs iii anrter-vuens are émet mutitee mins pmmmnnten matt sis cts. fut eo En ES G ZÙ N NN ESS an ) DR de 05 dre sd À ee pee ue 2 nm à LS MONET C gr an iA Mere î à AAA = JS NUE vil AK ANAL KK NN \(( w v\ RTS. 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