✦ Member
← Toutes les formes

Kung-fu · Wing Chun · la deuxième forme

Chum Kiu : la deuxième forme du Wing Chun — histoire, sections et sens 尋橋

Dans Siu Nim Tau, les pieds ne bougent jamais. Puis un jour, le professeur dit : maintenant, tourne. Chum Kiu est le moment où le corps du Wing Chun s’anime — les mêmes bras, la même ligne centrale, mais portés par une garde qui pivote, avance et frappe du pied pour trouver le bras adverse, le « pont », et le franchir.

Wing ChunKung Fu
Nom尋橋 « chercher le pont » ; certaines lignées écrivent 沉橋 « pont qui s’enfonce »
Place dans le système2e des 3 formes à mains nues : Siu Nim Tau → Chum Kiu → Biu Jee
Éléments nouveauxRotation de la garde, pas, coups de pied, poids du corps derrière les bras
StructureTrois sections, exécutées des deux côtés ; les détails varient selon la lignée
1

Foshan, Chine du Sud, XIXe siècle. Le Wing Chun est un petit art transmis du maître à une poignée d’élèves — trois formes à mains nues, un mannequin de bois, deux armes.

2

La première forme construit les bras sans bouger. La deuxième doit répondre à une question plus difficile : comment atteindre l’adversaire en emportant tout le corps avec soi ?

3

La réponse, c’est Chum Kiu : tourner, avancer, frapper du pied — sans jamais perdre la ligne centrale.

Scène illustrative, pas un document historique.

Histoire

  1. Origines · légende et lignéeLe récit du Wing Chun parle de la nonne Ng Mui et d’une jeune femme, Yim Wing-chun ; les historiens y voient une légende. Ce qui est documenté, c’est une lignée du XIXe siècle au Guangdong, par Leung Jan à Foshan et ses élèves. Les trois formes à mains nues formaient le cœur de l’art. [1]
  2. Années 1950 · Hong KongYip Man (1893–1972), formé à Foshan, commença à enseigner à Hong Kong vers 1950. Son école fit du Wing Chun un art mondial ; Chum Kiu devint la deuxième étape reconnue pour des milliers d’élèves, dont Bruce Lee. [2][1]
  3. Une forme, plusieurs graphiesLes élèves de Yip Man fondèrent leurs propres branches — Wing Chun, Ving Tsun, WingTsun et d’autres — chacune gardant Chum Kiu avec ses détails. La plupart lisent le nom 尋橋 « chercher le pont » ; certains 沉橋 « pont qui s’enfonce », ce qui insiste sur l’enfoncement et le déracinement. [1][3]
  4. Aujourd’huiDans la plupart des écoles, Chum Kiu s’enseigne une fois Siu Nim Tau et le chi sau de base acquis. Il va de pair avec le travail à deux, car tourner et avancer n’ont de sens que face à une vraie pression. [1]

Images historiques

Yip Man
Yip Man (1893–1972), dont l’école de Hong Kong fit connaître Chum Kiu dans le monde entier.

Yip Man.jpg — Domaine public, via Wikimedia Commons.

La séquence, pas à pas

Résumé dans nos mots pour aider à suivre et retenir la forme. Il ne remplace pas un professeur, et les détails varient selon les associations. [3][1]

Travail de pieds de Chum Kiu : pivots sur place de chaque côté, puis coups de pied et pas courts vers l’avant ; directions et comptes varient selon la lignée (S = départ)SS : pivoter sur place (deux côtés)coup de pied · paspivoter · répéter
Travail de pieds de Chum Kiu : pivots sur place de chaque côté, puis coups de pied et pas courts vers l’avant ; directions et comptes varient selon la lignée (S = départ) — Schéma simplifié.
  1. Étape 1/4

    Ouverture

    Comme dans Siu Nim Tau : ouvrir en garde pieds rentrés (yee jee kim yeung ma), croiser les bras en bas et en haut, frapper sur la ligne centrale.

  2. Étape 2/4

    Section 1 · pivoter

    Les bras prennent des positions comme un bras en barre devant la poitrine ; puis la garde pivote de 90° d’un côté et revient, puis de l’autre. Bong sau et wu sau accompagnent le pivot ; les coudes restent en place pendant que le corps tourne derrière eux.

  3. Étape 3/4

    Section 2 · coup de pied et pas

    Le poids passe sur la jambe arrière et un coup de pied de face monte sans prévenir. Le pied se pose devant, le pied arrière suit, et bong sau avec wu sau se répète à chaque pas, alterné avec des pivots en double tan sau.

  4. Étape 4/4

    Section 3 · ponts bas et paumes

    Un coup de pied écrasant, puis des pas avec double bong sau bas, un court pas de fermeture et une double frappe des paumes. Pivoter et répéter de l’autre côté ; ramener les poings et fermer comme dans Siu Nim Tau.

Positions clés

Toutes les positions, avec diagrammes →

Sens

Le « pont » (kiu), c’est le contact entre ton bras et celui de l’adversaire. Siu Nim Tau enseigne ce que fait le bras sur ce pont ; Chum Kiu enseigne à le trouver, à fermer la distance et à mettre tout le corps derrière. Le pivot de la garde est la clé : le corps tourne d’un bloc pour que la force passe par le coude, pas seulement par la main.

Lu 沉橋, « pont qui s’enfonce », les mêmes mouvements insistent sur l’enfoncement du bras adverse et la rupture de son ancrage. Les deux lectures disent la même chose : la deuxième forme est là où la structure rencontre le mouvement.

Variantes selon les styles

Style / organismeCe qui change
Lignées de Yip Man (Hong Kong)Trois sections, pivot de la garde, coups de pied de face et en angle ; la version la plus enseignée.
WingTsun (EWTO et apparentés)Écrit Chum-Kiu ; règles détaillées pour le pivot de la garde et le coup de pied écrasant de la troisième partie.
Autres branchesDes lignées hors de celle de Yip Man (par exemple de Foshan ou Canton) gardent des formes aux noms proches mais aux séquences différentes.

[1][3]

Principes et applications

Usages typiques tirés de la forme : pivoter la garde pour faire passer un direct à côté tandis que le bras reste sur la ligne centrale ; avancer derrière un bong sau pour bloquer le bras adverse ; un coup de pied bas au genou ou au tibia en fermant la distance ; et la double paume pour déséquilibrer l’adversaire à courte distance.

Travaille d’abord le pivot lentement : talons comme axe (ou plante du pied, selon la lignée), genoux rentrés, tête à niveau. Puis avec un partenaire qui pousse sur tes bras — la forme ne fait ses preuves que sous pression.

Erreurs fréquentes

  • Tourner les épaules avant les hanches et les pieds.
  • Coudes qui quittent la ligne centrale pendant le pivot.
  • Se pencher en arrière ou en avant pour frapper du pied.
  • Avancer en sautillant au lieu de rester à la même hauteur.

[3][1]

Sources

Contenu rédigé par Wabukan à partir des sources ci-dessous (vérifiées le 2026-10-30). Les liens externes ne sont que des références.

  1. Wikipedia — Wing Chun (forms and weapons) — en.wikipedia.org
  2. Wikipedia — Ip Man — en.wikipedia.org
  3. EWTO WingTsun-World — Performing the Chum-Kiu correctly (Part 4) — wingtsunwelt.com

Citer / utiliser ce contenu

Vous pouvez citer de courts extraits avec un lien visible vers cette page. Citation suggérée :

Wabukan (2026). Chum Kiu : la deuxième forme du Wing Chun — histoire, sections et sens. https://wabukan.com/fr/formas/chum-kiu (consulté le 2026-10-30)
<a href="https://wabukan.com/fr/formas/chum-kiu">Chum Kiu : la deuxième forme du Wing Chun — histoire, sections et sens — Wabukan</a>
Règles complètes et kit presse →

Mis à jour: 2026-10-30